Concomitance de la violence, de la négligence (ou du risque de négligence) et de l’exposition des enfants à la violence entre partenaires intimes, selon le cumul de types de maltraitance
Données provinciales
Faits saillants
Selon l'Enquête sur la violence et la négligence familiales dans la vie des enfants du Québec menée en 2024, un peu plus de la moitié (52,1 %) des enfants de 6 mois à 5 ans n'ont été victimes d'aucun type de maltraitance (soit la violence, la négligence ou le risque de négligence, et l'exposition à la violence entre partenaires intimes). En revanche, près du tiers (32,2 %) d'entre eux ont subi un seul de ces types de maltraitance, et 15,6 % en ont cumulé deux ou trois de manière concomitante.
Définition de l’indicateur
La concomitance désigne le cumul et les combinaisons de plusieurs types de maltraitance subis par un enfant au sein de sa famille.
Quels sont les effets pour les tout-petits?
Les enfants d’âge préscolaire sont les plus souvent touchés par les conduites parentales à caractère violent, qu’elles soient mineures ou sévères.
Les risques d’escalade entre la violence mineure et sévère sont aussi élevés; les enfants soumis à des punitions corporelles sont de deux à dix fois plus à risque de subir également de la violence physique sévère, et ce, même en bas âge. De nombreuses études longitudinales ont aussi montré la présence de liens entre les conduites parentales à caractère violent, dont les punitions corporelles, et les problèmes de développement des enfants. Ces conduites sont notamment associées aux comportements agressifs et antisociaux ultérieurs de l’enfant, à une plus faible internalisation des valeurs morales, à des problèmes de santé mentale ainsi qu’à une altération de la qualité de la relation parent-enfant. Bien que les effets de ces pratiques à caractère violent sur le développement des enfants se fassent davantage sentir à l’âge scolaire et à l’adolescence, quelques études montrent que les enfants soumis aux fessées dès l’âge de deux ans sont deux fois plus à risque que ceux non soumis à ces pratiques de développer des problèmes émotionnels et comportementaux à l’âge de quatre ans. En outre, la trajectoire développementale des enfants d’âge préscolaire est étroitement et négativement liée aux difficultés parentales et familiales qui génèrent un stress, souvent elles-mêmes à l’origine des conduites coercitives à leur endroit.
Références
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