Proportion de mères/pères d'enfants de 6 mois à 5 ans qui se situent au niveau élevé de l'indice de stress lié à la conciliation des obligations familiales et extrafamiliales
Données provinciales
Faits saillants
Notes importantes
Étant donné qu’un niveau élevé de stress lié à la conciliation des obligations familiales et extrafamiliales est défini à partir de la distribution des scores (quintile supérieur) plutôt qu’à partir d’un seuil fixé à l’avance tel un seul clinique validé, les proportions obtenues ne doivent pas être considérées comme des estimations de la proportion des mères/pères qui présentent un niveau élevé de stress lié à la conciliation des obligations familiales et extrafamiliales. Par contre, ces proportions peuvent servir à la comparaison entre les mères et les pères ou encore à la comparaison entre deux éditions de l’enquête. Pour ce faire, il faudrait garder le même seuil.
Définition de l’indicateur
Nombre de mères/pères d’enfants âgés de 6 mois à 5 ans qui se situent au niveau élevé de l’indice de stress lié à la conciliation des obligations familiales et extrafamiliales parmi l’ensemble des mères/pères d’enfants âgés de 6 mois à 5 ans.
Notes importantes sur la définition
L’indice de stress lié à la conciliation des obligations familiales et extrafamiliales est construit à partir de la somme des scores obtenus à trois questions tirées du questionnaire Balancing Jobs and Family Life (Bohen et Viveros-Long, 1981) et adaptées par R. E. Tremblay et L. Séguin de l’Université de Montréal (Thibault et autres, 2003).
Le niveau de stress lié à la conciliation des obligations familiales et extrafamiliales est considéré élevé si la somme des scores est égale ou supérieure à 11, la valeur du 80e percentile (quintile supérieur) de la distribution combinée des scores des mères et des pères.
À noter que cet indice concerne le stress lié à la « conciliation des obligations familiales et extrafamiliales » plutôt qu’à la « conciliation travail-famille ».
Bohen, H. H. et Viveros-Long, A. (1981). Balancing Jobs and Family Life: Do Flexible Work Schedules Help?, Philadelphie: Temple University Press.
THIBAULT, J., JETTÉ, M., DESROSIERS, H. et GINGRAS, L. (2003). Aspects conceptuels et opérationnels, section I – L’ÉLDEQ : présentation de l’étude et des instruments de collecte des volets 1999 et 2000. Dans Étude longitudinale du développement des enfants du Québec (ÉLDEQ 1998-2002) – De la naissance à 29 mois (vol. 2 no 12, p. 18-90). Québec : Institut de la statistique du Québec.
Quels sont les effets pour les tout-petits?
Jongler avec son rôle de parent et son rôle de travailleur peut générer du stress.
Les parents de tout-petits auraient davantage de difficultés sur le plan de la conciliation travail-famille, puisqu'ils doivent consacrer plus de temps aux soins que requièrent les jeunes enfants. Bien que la vie familiale puisse parfois interférer avec la vie professionnelle, les études tendent à démontrer que ce sont davantage les responsabilités professionnelles qui nuisent à la vie familiale que l’inverse.
Un parent qui vit un stress chronique et intense risquerait plus de se désengager à l’égard de son enfant. Sous l’emprise de tels niveaux de stress, le parent peut développer une perception négative de sa relation avec son enfant. Il peut aussi éprouver des difficultés à gérer ses émotions et à répondre adéquatement aux signaux de détresse de son enfant.
Références
MOLFESE, V.J., et autres. « Infant temperament, maternal personality, and parenting stress as contributors to infant developmental outcomes », Merrill-Palmer Quarterly, vol. 56, no 1, p. 49-7, 2010.
TREMBLAY, D.-G. Conciliation emploi-famille et temps sociaux, 4e éd., Québec, Presses de l’Université du Québec, 2019.