Proportion des mères et des pères d'enfants de 6 mois à 5 ans qui se situent au niveau élevé de l'indice de stress lié à la conciliation des obligations familiales et extrafamiliales
Données provinciales
Faits saillants
Selon l'Enquête sur la violence et la négligence familiales dans la vie des enfants du Québec menée en 2024, les mères d'enfants de 6 mois à 5 ans sont plus nombreuses, en proportion, que les pères à se situer au niveau élevé de l'indice de stress lié à la conciliation des obligations familiales et extrafamiliales (43,4 % comparativement 32,0 %).
Notes importantes
Étant donné qu’un niveau élevé de stress lié à la conciliation des obligations familiales et extrafamiliales est défini à partir de la distribution des scores (quintile supérieur) plutôt qu’à partir d’un seuil fixé à l’avance tel un seul clinique validé, les proportions obtenues ne doivent pas être considérées comme des estimations de la proportion des mères/pères qui présentent un niveau élevé de stress lié à la conciliation des obligations familiales et extrafamiliales. Par contre, ces proportions peuvent servir à la comparaison entre les mères et les pères ou encore à la comparaison entre deux éditions de l’enquête. Pour ce faire, il faudrait garder le même seuil.
Définition de l’indicateur
Proportion des mères et des pères d’enfants de 6 mois à 5 ans qui se situent au niveau élevé de l’indice de stress lié à la conciliation des obligations familiales et extrafamiliales.
Notes importantes sur la définition
L’indice de stress lié à la conciliation des obligations familiales et extrafamiliales est construit à partir de la somme des scores obtenus à trois questions tirées du questionnaire Balancing Jobs and Family Life (Bohen et Viveros-Long, 1981) et adaptées par R. E. Tremblay et L. Séguin de l’Université de Montréal (Thibault et autres, 2003).
Le niveau de stress lié à la conciliation des obligations familiales et extrafamiliales est considéré élevé si la somme des scores est égale ou supérieure à 11, la valeur du 80e percentile (quintile supérieur) de la distribution combinée des scores des mères et des pères.
À noter que cet indice concerne le stress lié à la « conciliation des obligations familiales et extrafamiliales » plutôt qu’à la « conciliation travail-famille ».
Bohen, H. H. et Viveros-Long, A. (1981). Balancing Jobs and Family Life: Do Flexible Work Schedules Help?, Philadelphie: Temple University Press.
THIBAULT, J., JETTÉ, M., DESROSIERS, H. et GINGRAS, L. (2003). Aspects conceptuels et opérationnels, section I – L’ÉLDEQ : présentation de l’étude et des instruments de collecte des volets 1999 et 2000. Dans Étude longitudinale du développement des enfants du Québec (ÉLDEQ 1998-2002) – De la naissance à 29 mois (vol. 2 no 12, p. 18-90). Québec : Institut de la statistique du Québec.
Quels sont les effets pour les tout-petits?
Jongler avec son rôle de parent et son rôle de travailleur peut générer du stress.
Les parents de tout-petits auraient davantage de difficultés sur le plan de la conciliation travail-famille, puisqu'ils doivent consacrer plus de temps aux soins que requièrent les jeunes enfants. Bien que la vie familiale puisse parfois interférer avec la vie professionnelle, les études tendent à démontrer que ce sont davantage les responsabilités professionnelles qui nuisent à la vie familiale que l’inverse.
Un parent qui vit un stress chronique et intense risquerait plus de se désengager à l’égard de son enfant. Sous l’emprise de tels niveaux de stress, le parent peut développer une perception négative de sa relation avec son enfant. Il peut aussi éprouver des difficultés à gérer ses émotions et à répondre adéquatement aux signaux de détresse de son enfant.
Références
MOLFESE, V.J., et autres. « Infant temperament, maternal personality, and parenting stress as contributors to infant developmental outcomes », Merrill-Palmer Quarterly, vol. 56, no 1, p. 49-7, 2010.
TREMBLAY, D.-G. Conciliation emploi-famille et temps sociaux, 4e éd., Québec, Presses de l’Université du Québec, 2019.