Répartition des parents d’enfants de 0 à 5 ans selon le niveau d’interférence des écrans dans la relation parent-enfant
Données provinciales
Faits saillants
Données régionales
Faits saillants par région
Bas-Saint-Laurent
En 2022, dans le Bas-Saint-Laurent, pour la majorité des parents d’enfants de 0 à 5 ans, l’interférence des écrans dans la relation parent-enfants était considérée comme étant faible (60,7 %).
Saguenay–Lac-Saint-Jean
En 2022, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, pour la majorité des parents d’enfants de 0 à 5 ans, l’interférence des écrans dans la relation parent-enfants était considérée comme étant faible (63,4 %).
Capitale-Nationale
En 2022, dans la région de la Capitale-Nationale, pour la majorité des parents d’enfants de 0 à 5 ans, l’interférence des écrans dans la relation parent-enfants était considérée comme étant faible (59,8 %).
Mauricie
En 2022, en Mauricie, pour la majorité des parents d’enfants de 0 à 5 ans, l’interférence des écrans dans la relation parent-enfants était considérée comme étant faible (57,1 %).
Estrie
En 2022, en Estrie, pour la majorité des parents d’enfants de 0 à 5 ans, l’interférence des écrans dans la relation parent-enfants était considérée comme étant faible (58,6 %).
Montréal
En 2022, à Montréal, pour la majorité des parents d’enfants de 0 à 5 ans, l’interférence des écrans dans la relation parent-enfants était considérée comme étant faible (58,0 %).
Outaouais
En 2022, en Outaouais, pour la majorité des parents d’enfants de 0 à 5 ans, l’interférence des écrans dans la relation parent-enfants était considérée comme étant faible (63,1 %).
Abitibi-Témiscamingue
En 2022, en Abitibi-Témiscamingue, pour la majorité des parents d’enfants de 0 à 5 ans, l’interférence des écrans dans la relation parent-enfants était considérée comme étant faible (59,2 %).
Côte-Nord
En 2022, sur la Côte-Nord, pour la majorité des parents d’enfants de 0 à 5 ans, l’interférence des écrans dans la relation parent-enfants était considérée comme étant faible (66,1 %).
Nord-du-Québec
En 2022, dans le Nord-du-Québec, pour la majorité des parents d’enfants de 0 à 5 ans, l’interférence des écrans dans la relation parent-enfants était considérée comme étant faible (54,1 %).
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
En 2022, dans la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, pour la majorité des parents d’enfants de 0 à 5 ans, l’interférence des écrans dans la relation parent-enfants était considérée comme étant faible (58,9 %).
Chaudière-Appalaches
En 2022, en Chaudière-Appalaches, pour la majorité des parents d’enfants de 0 à 5 ans, l’interférence des écrans dans la relation parent-enfants était considérée comme étant faible (59,7 %).
Laval
En 2022, à Laval, pour la majorité des parents d’enfants de 0 à 5 ans, l’interférence des écrans dans la relation parent-enfants était considérée comme étant faible (62,2 %).
Lanaudière
En 2022, dans Lanaudière, pour la majorité des parents d’enfants de 0 à 5 ans, l’interférence des écrans dans la relation parent-enfants était considérée comme étant faible (53,5 %).
Laurentides
Montérégie
En 2022, en Montérégie, pour la majorité des parents d’enfants de 0 à 5 ans, l’interférence des écrans dans la relation parent-enfants était considérée comme étant faible (59,0 %).
Centre-du-Québec
En 2022, dans le Centre-du-Québec, pour la majorité des parents d’enfants de 0 à 5 ans, l’interférence des écrans dans la relation parent-enfants était considérée comme étant faible (62,1 %).
Notes additionnelles
En raison de l’arrondissement des données, le total peut ne pas correspondre à la somme des parties ou à 100 %, selon la situation.
Définition de l’indicateur
Proportion des parents ayant au moins un enfant de 0 à 5 ans selon le niveau d’interférence des écrans dans la relation parent-enfant. Pour mesurer l'interférence des écrans dans la relation parent-enfant, l'échelle DISRUPT (Distraction ln Social Relations and Use of Parent) de Brandon McDaniel (2021) a été utilisée. Composée de quatre items, cette échelle permet d'évaluer dans quelle mesure les parents utilisent leur téléphone intelligent ou un autre appareil mobile lorsqu'ils sont avec leurs enfants, et à établir qui sont les parents qui ont le plus de difficulté à gérer leur utilisation des écrans durant ces moments. L'indicateur a été divisé en trois catégories: interférence faible, interférence modérée, et interférence élevée.
Quels sont les effets pour les tout-petits?
Consulter régulièrement un appareil mobile en présence d’un tout-petit modifierait le comportement du parent et pourrait présenter des risques pour la sécurité de l’enfant et pour son développement en réduisant la quantité et la qualité des interactions avec l’enfant.
Les habitudes numériques des parents pourraient avoir des effets négatifs sur :
- la sensibilité et l’attention du parent : l’utilisation des écrans par le parent peut le rendre distrait, moins sensible et attentif aux demandes et aux émotions du tout-petit. Par ailleurs, le parent peut avoir tendance à réduire la quantité de soutien à l’apprentissage qu’il fournit à son enfant. Cela peut se manifester par une diminution de l’encadrement, de l’attention conjointe (ex. : porter son attention sur le même objet que l’enfant et interagir à propos de l’objet) et des instructions verbales ou non verbales. Or, les interactions en face-à-face, le contact visuel et la réponse aux signaux sécurisent les enfants et sont essentiels pour leur développement socioaffectif.
- le développement cognitif et langagier de l’enfant : les parents verbaliseraient moins, en utilisant des phrases plus simples et plus courtes, quand les interactions ont lieu à proximité d’un écran, face à la télévision ou quand le parent consulte son téléphone, par exemple. Certains chercheurs ont observé un niveau de vocabulaire plus bas chez les enfants dont les parents utilisaient davantage les appareils mobiles que chez ceux dont les parents les utilisaient moins.
- la sécurité des tout-petits : les appareils mobiles captent l’attention des utilisateurs et représentent une source de distraction. Le parent peut devenir moins vigilant et diminuer sa surveillance. Cela peut se produire au parc, dans la maison ou lors de déplacements à pied. Le risque de blessure chez l’enfant s’en trouve augmenté.
Références
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