Familles avec au moins un enfant de 0 à 5 ans vivant dans des logements non abordables
Données provinciales
Faits saillants
Notes importantes
Les données ne sont pas disponibles pour les réserves et les établissements autochtones partiellement dénombrés et ne sont pas comprises dans les totalisations.
Données régionales
Faits saillants
La proportion de familles avec au moins un enfant de 0 à 5 ans qui vivaient dans un logement non abordable était :
moins élevée en 2021 qu'en 2006 : Bas-Saint-Laurent, Saguenay–Lac-Saint-Jean, Capitale-Nationale, Mauricie, Estrie, Montréal, Outaouais, Abitibi-Témiscamingue, Chaudière-Appalaches, Laval, Lanaudière, Laurentides, Montérégie, Centre-du-Québec.
En 2021, la proportion de familles avec au moins un enfant de 0 à 5 ans qui vivaient dans un logement non abordable était :
plus élevée que celle du reste du Québec dans ces régions : Montréal et Laval
moins élevée que celle du reste du Québec dans ces régions : Bas-Saint-Laurent, Saguenay–Lac-Saint-Jean, Capitale-Nationale, Mauricie, Estrie, Abitibi-Témiscamingue, Côte-Nord, Nord-du-Québec, Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, Chaudière-Appalaches, Lanaudière et Centre-du-Québec.
Faits saillants par région
Bas-Saint-Laurent
En 2021, dans le Bas-Saint-Laurent, 2,5 % des familles avec au moins un enfant de 0 à 5 ans vivaient dans un logement non abordable. Cette proportion a baissé de 2006 à 2021, passant de 8,1 % à 2,5 %. La proportion en 2021 était moins élevée que celle du reste du Québec.
Saguenay–Lac-Saint-Jean
En 2021, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, 3,3 % des familles avec au moins un enfant de 0 à 5 ans vivaient dans un logement non abordable. Cette proportion a baissé de 2006 à 2021, passant de 9,5 % à 3,3 %. La proportion en 2021 était moins élevée que celle du reste du Québec.
Capitale-Nationale
En 2021, dans la région de la Capitale-Nationale, 5,1 % des familles avec au moins un enfant de 0 à 5 ans vivaient dans un logement non abordable. Cette proportion a baissé de 2006 à 2021, passant de 11,1 % à 5,1 %. La proportion en 2021 était moins élevée que celle du reste du Québec.
Mauricie
En 2021, en Mauricie, 4,2 % des familles avec au moins un enfant de 0 à 5 ans vivaient dans un logement non abordable. Cette proportion a baissé de 2006 à 2021, passant de 13,3 % à 4,2 %. La proportion en 2021 était moins élevée que celle du reste du Québec.
Estrie
En 2021, en Estrie, 5,4 % des familles avec au moins un enfant de 0 à 5 ans vivaient dans un logement non abordable. Cette proportion a baissé de 2006 à 2021, passant de 12,8 % à 5,4 %. La proportion en 2021 était moins élevée que celle du reste du Québec.
Montréal
En 2021, à Montréal, 14,2 % des familles avec au moins un enfant de 0 à 5 ans vivaient dans un logement non abordable. Cette proportion a baissé de 2006 à 2021, passant de 29,0 % à 14,2 %. La proportion en 2021 était plus élevée que celle du reste du Québec.
Outaouais
En 2021, en Outaouais, 8,7 % des familles avec au moins un enfant de 0 à 5 ans vivaient dans un logement non abordable. Cette proportion a baissé de 2006 à 2021, passant de 16,6 % à 8,7 %. On ne décèle pas de différence significative entre la proportion observée en Outaouais en 2021 et celle du reste du Québec.
Abitibi-Témiscamingue
En 2021, en Abitibi-Témiscamingue, 5,1 % des familles avec au moins un enfant de 0 à 5 ans vivaient dans un logement non abordable. Cette proportion a baissé de 2006 à 2021, passant de 9,4 % à 5,1 %. La proportion en 2021 était moins élevée que celle du reste du Québec.
Côte-Nord
En 2021, sur la Côte-Nord, 3,6 % des familles avec au moins un enfant de 0 à 5 ans vivaient dans un logement non abordable. Cette proportion était moins élevée que celle de 2006, où elle était de 6,8 %*. La proportion en 2021 était moins élevée que celle du reste du Québec.
Nord-du-Québec
En 2021, dans le Nord-du-Québec, 2,1 %* des familles avec au moins un enfant de 0 à 5 ans vivaient dans un logement non abordable. Cette proportion est relativement similaire à celle de 2016, où elle était de 1,6 %. La proportion en 2021 était moins élevée que celle du reste du Québec.
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
En 2021, dans la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, 1,9 %** des familles avec au moins un enfant de 0 à 5 ans vivaient dans un logement non abordable. Cette proportion était moins élevée que celle de 2006, où elle était de 9,1 %. La proportion en 2021 était moins élevée que celle du reste du Québec.
Chaudière-Appalaches
En 2021, en Chaudière-Appalaches, 3,8 % des familles avec au moins un enfant de 0 à 5 ans vivaient dans un logement non abordable. Cette proportion a baissé de 2006 à 2021, passant de 8,3 % à 3,8 %. La proportion en 2021 était moins élevée que celle du reste du Québec.
Laval
En 2021, à Laval, 11,6 % des familles avec au moins un enfant de 0 à 5 ans vivaient dans un logement non abordable. Cette proportion a baissé de 2006 à 2021, passant de 20,9 % à 11,6 %. La proportion en 2021 était plus élevée que celle du reste du Québec.
Lanaudière
En 2021, dans Lanaudière, 7,5 % des familles avec au moins un enfant de 0 à 5 ans vivaient dans un logement non abordable. Cette proportion a baissé de 2006 à 2021, passant de 16,1 % à 7,5 %. La proportion en 2021 était moins élevée que celle du reste du Québec.
Laurentides
En 2021, dans les Laurentides, 8,3 % des familles avec au moins un enfant de 0 à 5 ans vivaient dans un logement non abordable. Cette proportion a baissé de 2006 à 2021, passant de 14,8 % à 8,3 %. La proportion en 2021 ne se distinguait pas significativement de celle du reste du Québec.
Montérégie
En 2021, en Montérégie, 8,7 % des familles avec au moins un enfant de 0 à 5 ans vivaient dans un logement non abordable. Cette proportion a baissé de 2006 à 2021, passant de 15,2 % à 8,7 %. La proportion en 2021 ne se distinguait pas significativement de celle du reste du Québec.
Centre-du-Québec
En 2021, dans le Centre-du-Québec, 4,2 % des familles avec au moins un enfant de 0 à 5 ans vivaient dans un logement non abordable. Cette proportion a baissé de 2006 à 2021, passant de 10,8 % à 4,2 %. La proportion en 2021 était moins élevée que celle du reste du Québec.
Notes additionnelles
Les données ne sont pas disponibles pour les réserves et les établissements autochtones partiellement dénombrés et ne sont pas comprises dans les totalisations.
Définition de l’indicateur
Proportion des familles avec au moins un enfant de 0 à 5 ans qui habitent dans un logement non abordable. Un logement est considéré comme non abordable si le ménage consacre au moins 30 % de son revenu total avant impôt aux frais de logement, selon les critères de la Société canadienne d’hypothèques et de logement.
Notes importantes sur la définition
Il s'agit des familles de recensement dans les ménages privés propriétaires ou locataires, non agricoles et hors réserves avec au moins un enfant de 0 à 5 ans.
Les frais de logement réfèrent au montant total moyen de tous les frais de logements payés chaque mois par les ménages qui sont propriétaires ou locataires de leur logement:
Pour les ménages propriétaires, les frais de logement englobent, s’il y a lieu, les paiements hypothécaires, l’impôt foncier et les charges de copropriété (communément appelés frais de condominium), ainsi que les frais d’électricité, de chauffage, d’eau et des autres services municipaux.
Pour les ménages locataires, les frais de logement englobent, s’il y a lieu, le loyer et les frais d’électricité, de chauffage, d’eau et des autres services municipaux.
La publication de ces données sur le site Web de l'Observatoire des tout-petits ne constitue pas une approbation par Statistique Canada.
Quels sont les effets pour les tout-petits?
Selon l’Enquête québécoise sur la parentalité 2022, le quart des parents d’enfants de 0 à 5 ans considère qu’ils n’ont pas les moyens de subvenir aux besoins de base de leur famille, dont se loger.
Exacerbée par la crise de l’habitation qui sévit au Québec, cette préoccupation s’ajoute à d’autres sources de stress que vivent les parents. Cette accumulation de facteurs de stress peut avoir des répercussions sur les tout-petits, puisqu’elle peut rendre les parents moins disposés à bien répondre aux besoins de leurs enfants.
Les caractéristiques des logements dans lesquels vivent les tout-petits peuvent également influencer leur développement. Notamment, le fait de vivre dans un logement non abordable est associé à un plus grand risque de retard de développement sur les plans physique, émotif, cognitif, langagier et social. Par exemple, en ce qui a trait au développement physique, les tout-petits qui habitent dans un logement trop dispendieux pour leurs parents ont souvent un plus petit poids que les autres enfants du même âge. Ce phénomène peut s’expliquer par le fait que les parents ont alors moins d’argent à consacrer à l’alimentation de leurs tout-petits.
De plus, il existe un lien entre les caractéristiques d’un logement et le risque qu’un enfant soit victime de maltraitance. Des études font une association entre les caractéristiques d’un logement (ex. : bruit, surpeuplement, nombreux va-et-vient) et la qualité des interactions verbales parent-enfant, la sensibilité parentale et le sentiment de compétence parentale.
Enfin, en ce qui a trait à la salubrité, les enfants de maternelle qui vivent dans un logement dans lequel on retrouve au moins une forme de nuisance (présence de moisissure, d’odeurs, problèmes d’insectes ou de rongeurs) sont plus vulnérables sur le plan du développement que ceux qui vivent dans un milieu sans nuisance. De plus, les enfants en bas âge qui vivent dans des logements insalubres sont plus susceptibles de développer des problèmes de santé, tels que l’asthme.
Références
AUGER, A., et A. GROLEAU. Enquête québécoise sur le parcours préscolaire des enfants de maternelle 2022. Rapport statistique. Tome 2 – Mieux comprendre la vulnérabilité des enfants de maternelle 5 ans : les facteurs associés, Institut de la statistique du Québec, 2023.
BORNEHAG, C.G., J. SUNDELL et T. SIGSGAARD. « Dampness in buildings and health (DBH): Report from an ongoing epidemiological investigation on the association between indoor environmental factors and health effects among children in Sweden », Indoor Air, vol. 14, no 7, p. 59-66, 2004.
COULTON, C.J., et autres. « How neighborhoods influence child maltreatment: A review of the literature and alternative pathways », Child Abuse & Neglect, vol. 31, p. 1117-1142, 2007.
DONG, M., et autres. « Childhood Residential Mobility and Multiple Health Risks During Adolescence and Adulthood: The Hidden Role of Adverse Childhood Experiences », Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine, vol. 159, no 12, 2005, p. 1104-1110; JELLEYMAN, T., et N. SPENCER. « Residential mobility in childhood and health outcomes: A systematic review », Journal of Epidemiology and Community Health, vol. 62, no 7, p. 584-592, 2008.
LAVOIE, Amélie, et Alexis AUGER. Être parent au Québec en 2022. Un portrait à partir de l’Enquête québécoise sur la parentalité 2022, Institut de la statistique du Québec, 2023.
TAYLOR, L.A. « Housing And Health: An Overview Of The Literature », Health Affairs Health Policy Brief. [En ligne], 2018. https://www.healthaffairs.org/do/10.1377/hpb20180313.396577/full/.