Proportion d’enfants de maternelle 5 ans vivant dans un logement présentant au moins une forme de nuisance
Données provinciales
Faits saillants
Données régionales
Faits saillants
En 2022, selon l'Enquête québécoise sur le parcours préscolaire des enfants de maternelle 2022, la proportion d'enfants de maternelle qui vivaient dans un logement où on retrouvait au moins une forme de nuisance, comme de la moisissure, des odeurs ou des problèmes d’insectes ou de rongeurs dans les douze mois précédant l’enquête était :
plus élevée que celle du reste du Québec dans ces régions : Montréal
moins élevée que celle du reste du Québec dans ces régions : Bas-Saint-Laurent, Saguenay–Lac-Saint-Jean, Capitale-Nationale, Chaudière-Appalaches, Laurentides et Centre-du-Québec.
Faits saillants par région
Bas-Saint-Laurent
En 2022, dans le Bas-Saint-Laurent, 7,0 %* des enfants de maternelle vivaient dans un logement où on retrouvait au moins une forme de nuisance, comme de la moisissure, des odeurs ou des problèmes d’insectes ou de rongeurs dans les douze mois précédant l’enquête. Cette proportion est moins élevée que celle du reste du Québec.
Saguenay–Lac-Saint-Jean
En 2022, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, 6,4 %* des enfants de maternelle vivaient dans un logement où on retrouvait au moins une forme de nuisance, comme de la moisissure, des odeurs ou des problèmes d’insectes ou de rongeurs dans les douze mois précédant l’enquête. Cette proportion est moins élevée que celle du reste du Québec.
Capitale-Nationale
En 2022, dans la région de la Capitale-Nationale, 5,9 % des enfants de maternelle vivaient dans un logement où on retrouvait au moins une forme de nuisance, comme de la moisissure, des odeurs ou des problèmes d’insectes ou de rongeurs dans les douze mois précédant l’enquête. Cette proportion est moins élevée que celle du reste du Québec.
Mauricie
En 2022, en Mauricie, 10,6 %* des enfants de maternelle vivaient dans un logement où on retrouvait au moins une forme de nuisance, comme de la moisissure, des odeurs ou des problèmes d’insectes ou de rongeurs dans les douze mois précédant l’enquête. Cette proportion ne se distingue pas significativement de celle du reste du Québec.
Estrie
En 2022, en Estrie, 9,0 % des enfants de maternelle vivaient dans un logement où on retrouvait au moins une forme de nuisance, comme de la moisissure, des odeurs ou des problèmes d’insectes ou de rongeurs dans les douze mois précédant l’enquête. Cette proportion ne se distingue pas significativement de celle du reste du Québec.
Montréal
En 2022, à Montréal, 18,0 % des enfants de maternelle vivaient dans un logement où on retrouvait au moins une forme de nuisance, comme de la moisissure, des odeurs ou des problèmes d’insectes ou de rongeurs dans les douze mois précédant l’enquête. Cette proportion est plus élevée que celle du reste du Québec.
Outaouais
En 2022, en Outaouais, 11,1 % des enfants de maternelle vivaient dans un logement où on retrouvait au moins une forme de nuisance, comme de la moisissure, des odeurs ou des problèmes d’insectes ou de rongeurs dans les douze mois précédant l’enquête. Cette proportion ne se distingue pas significativement de celle du reste du Québec.
Abitibi-Témiscamingue
En 2022, en Abitibi-Témiscamingue, 10,1 %* des enfants de maternelle vivaient dans un logement où on retrouvait au moins une forme de nuisance, comme de la moisissure, des odeurs ou des problèmes d’insectes ou de rongeurs dans les douze mois précédant l’enquête. Cette proportion ne se distingue pas significativement de celle du reste du Québec.
Côte-Nord
En 2022, sur la Côte-Nord, 9,2 %** des enfants de maternelle vivaient dans un logement où on retrouvait au moins une forme de nuisance, comme de la moisissure, des odeurs ou des problèmes d’insectes ou de rongeurs dans les douze mois précédant l’enquête. Cette proportion ne se distingue pas significativement de celle du reste du Québec.
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
En 2022, dans la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, 8,6 %* des enfants de maternelle vivaient dans un logement où on retrouvait au moins une forme de nuisance, comme de la moisissure, des odeurs ou des problèmes d’insectes ou de rongeurs dans les douze mois précédant l’enquête. Cette proportion ne se distingue pas significativement de celle du reste du Québec.
Chaudière-Appalaches
En 2022, en Chaudière-Appalaches, 5,6 %* des enfants de maternelle vivaient dans un logement où on retrouvait au moins une forme de nuisance, comme de la moisissure, des odeurs ou des problèmes d’insectes ou de rongeurs dans les douze mois précédant l’enquête. Cette proportion est moins élevée que celle du reste du Québec.
Laval
En 2022, à Laval, 9,5 % des enfants de maternelle vivaient dans un logement où on retrouvait au moins une forme de nuisance, comme de la moisissure, des odeurs ou des problèmes d’insectes ou de rongeurs dans les douze mois précédant l’enquête. Cette proportion ne se distingue pas significativement de celle du reste du Québec.
Lanaudière
En 2022, dans Lanaudière, 9,0 % des enfants de maternelle vivaient dans un logement où on retrouvait au moins une forme de nuisance, comme de la moisissure, des odeurs ou des problèmes d’insectes ou de rongeurs dans les douze mois précédant l’enquête. Cette proportion ne se distingue pas significativement de celle du reste du Québec.
Laurentides
En 2022, dans les Laurentides, 8,1 % des enfants de maternelle vivaient dans un logement où on retrouvait au moins une forme de nuisance, comme de la moisissure, des odeurs ou des problèmes d’insectes ou de rongeurs dans les douze mois précédant l’enquête. Cette proportion est moins élevée que celle du reste du Québec.
Montérégie
En 2022, en Montérégie, 9,6 % des enfants de maternelle vivaient dans un logement où on retrouvait au moins une forme de nuisance, comme de la moisissure, des odeurs ou des problèmes d’insectes ou de rongeurs dans les douze mois précédant l’enquête. Cette proportion ne se distingue pas significativement de celle du reste du Québec.
Centre-du-Québec
En 2022, dans le Centre-du-Québec, 6,5 %* des enfants de maternelle vivaient dans un logement où on retrouvait au moins une forme de nuisance, comme de la moisissure, des odeurs ou des problèmes d’insectes ou de rongeurs dans les douze mois précédant l’enquête. Cette proportion est moins élevée que celle du reste du Québec.
Définition de l’indicateur
Proportion d'enfants de maternelle 5 ans qui vivaient dans un logement présentant au moins une forme de nuisance dans les 12 mois précédant l'enquête parmi l'ensemble des enfants de maternelle 5 ans.
Les formes de nuisance peuvent comprendre des moisissures, des odeurs, des problèmes d'insectes ou de rongeurs, etc.
Quels sont les effets pour les tout-petits?
Selon l’Enquête québécoise sur la parentalité 2022, le quart des parents d’enfants de 0 à 5 ans considère qu’ils n’ont pas les moyens de subvenir aux besoins de base de leur famille, dont se loger.
Exacerbée par la crise de l’habitation qui sévit au Québec, cette préoccupation s’ajoute à d’autres sources de stress que vivent les parents. Cette accumulation de facteurs de stress peut avoir des répercussions sur les tout-petits, puisqu’elle peut rendre les parents moins disposés à bien répondre aux besoins de leurs enfants.
Les caractéristiques des logements dans lesquels vivent les tout-petits peuvent également influencer leur développement. Notamment, le fait de vivre dans un logement non abordable est associé à un plus grand risque de retard de développement sur les plans physique, émotif, cognitif, langagier et social. Par exemple, en ce qui a trait au développement physique, les tout-petits qui habitent dans un logement trop dispendieux pour leurs parents ont souvent un plus petit poids que les autres enfants du même âge. Ce phénomène peut s’expliquer par le fait que les parents ont alors moins d’argent à consacrer à l’alimentation de leurs tout-petits.
De plus, il existe un lien entre les caractéristiques d’un logement et le risque qu’un enfant soit victime de maltraitance. Des études font une association entre les caractéristiques d’un logement (ex. : bruit, surpeuplement, nombreux va-et-vient) et la qualité des interactions verbales parent-enfant, la sensibilité parentale et le sentiment de compétence parentale.
Enfin, en ce qui a trait à la salubrité, les enfants de maternelle qui vivent dans un logement dans lequel on retrouve au moins une forme de nuisance (présence de moisissure, d’odeurs, problèmes d’insectes ou de rongeurs) sont plus vulnérables sur le plan du développement que ceux qui vivent dans un milieu sans nuisance. De plus, les enfants en bas âge qui vivent dans des logements insalubres sont plus susceptibles de développer des problèmes de santé, tels que l’asthme.
Références
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LAVOIE, Amélie, et Alexis AUGER. Être parent au Québec en 2022. Un portrait à partir de l’Enquête québécoise sur la parentalité 2022, Institut de la statistique du Québec, 2023.
TAYLOR, L.A. « Housing And Health: An Overview Of The Literature », Health Affairs Health Policy Brief. [En ligne], 2018. https://www.healthaffairs.org/do/10.1377/hpb20180313.396577/full/.