Taux de mortinatalité
Données provinciales
Faits saillants
Au Québec, en 2024, le taux de mortinatalité était de 8,5 décès pour 1 000 enfants. De 2019 à 2024, le taux a généralement fluctué entre 7 pour mille et 8 pour mille.
Données régionales
Faits saillants
En 2018-2022, le taux de mortinatalité était :
plus élevé que celui du reste du Québec dans ces régions : Nord-du-Québec et Laval
moins élevé que celui du reste du Québec dans ces régions : Bas-Saint-Laurent, Saguenay–Lac-Saint-Jean, Côte-Nord, Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine et Laurentides.
Faits saillants par région
Bas-Saint-Laurent
En 2018-2022, le taux de mortinatalité était de 4,9 décès pour 1 000 naissances dans le Bas-Saint-Laurent. Ce taux était moins élevé que celui du reste du Québec.
Saguenay–Lac-Saint-Jean
En 2018-2022, le taux de mortinatalité était de 4,4 décès pour 1 000 naissances au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Ce taux était moins élevé que celui du reste du Québec.
Capitale-Nationale
En 2018-2022, le taux de mortinatalité était de 5,9 décès pour 1 000 naissances dans la région de la Capitale-Nationale. Ce taux était relativement similaire à celui du reste du Québec.
Mauricie
En 2018-2022, le taux de mortinatalité était de 6,1 décès pour 1 000 naissances en Mauricie. Ce taux était relativement similaire à celui du reste du Québec.
Estrie
En 2018-2022, le taux de mortinatalité était de 6,8 décès pour 1 000 naissances en Estrie. Ce taux était relativement similaire à celui du reste du Québec.
Montréal
En 2018-2022, le taux de mortinatalité était de 6,6 décès pour 1 000 naissances à Montréal. Ce taux était relativement similaire à celui du reste du Québec.
Outaouais
En 2018-2022, le taux de mortinatalité était de 6,7 décès pour 1 000 naissances en Outaouais. Ce taux était relativement similaire à celui du reste du Québec.
Abitibi-Témiscamingue
En 2018-2022, le taux de mortinatalité était de 5,7 décès pour 1 000 naissances en Abitibi-Témiscamingue. Ce taux était relativement similaire à celui du reste du Québec.
Côte-Nord
En 2018-2022, le taux de mortinatalité était de 5,0 décès pour 1 000 naissances sur la Côte-Nord. Ce taux était moins élevé que celui du reste du Québec.
Nord-du-Québec
En 2018-2022, le taux de mortinatalité était de 10,1 décès pour 1 000 naissances dans le Nord-du-Québec. Ce taux était plus élevé que celui du reste du Québec.
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
En 2018-2022, le taux de mortinatalité était de 3,5 décès pour 1 000 naissances dans la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine. Ce taux était moins élevé que celui du reste du Québec.
Chaudière-Appalaches
En 2018-2022, le taux de mortinatalité était de 5,5 décès pour 1 000 naissances en Chaudière-Appalaches. Ce taux était relativement similaire à celui du reste du Québec.
Laval
En 2018-2022, le taux de mortinatalité était de 7,6 décès pour 1 000 naissances à Laval. Ce taux était plus élevé que celui du reste du Québec.
Lanaudière
En 2018-2022, le taux de mortinatalité était de 6,1 décès pour 1 000 naissances dans Lanaudière. Ce taux était relativement similaire à celui du reste du Québec.
Laurentides
En 2018-2022, le taux de mortinatalité était de 5,0 décès pour 1 000 naissances dans les Laurentides. Ce taux était moins élevé que celui du reste du Québec.
Montérégie
En 2018-2022, le taux de mortinatalité était de 6,4 décès pour 1 000 naissances en Montérégie. Ce taux était relativement similaire à celui du reste du Québec.
Centre-du-Québec
En 2018-2022, le taux de mortinatalité était de 6,9 décès pour 1 000 naissances dans le Centre-du-Québec. Ce taux était relativement similaire à celui du reste du Québec.
Notes additionnelles
Selon le découpage géographique des régions administratives au 1er juillet 2024.
Les données de l’Estrie et de Chaudière-Appalaches tiennent compte des nouvelles limites territoriales en vigueur à partir du 1er janvier 2024. La municipalité de Courcelles a fusionné avec la municipalité de Saint-Évariste-de-Forsyth et est ainsi passée de la région de l'Estrie à celle de la Chaudière-Appalaches.
Étant donné le petit nombre d'événements observés, les taux présentés peuvent connaître des fluctuations ponctuelles qui ne sont pas nécessairement le fait d'une tendance significative. L'interprétation des données doit en tenir compte.
Des moyennes mobiles calculées sur 5 années sont présentées afin de donner un meilleur aperçu des tendances et des niveaux. Cependant, une fluctuation ponctuelle aura un effet sur 5 périodes de moyennes mobiles.
Définition de l’indicateur
Nombre de mortinaissances divisé par le total des naissances et des mortinaissances multiplié par 1 000.
La mortinaissance (également appelée mort fœtale intra-utérine) est un décès intra-utérin qui survient lorsque le fœtus a atteint un stade de développement considéré comme viable (500 grammes) ou un âge gestationnel d’au moins 20 semaines.
Notes importantes sur la définition
Avant octobre 2019, la définition de la mortinaissance était seulement un décès intra-utérin d'un fœtus pesant au moins 500 grammes. Depuis octobre 2019, le critère d'âge gestationnel a été ajouté à cette définition.
Quels sont les effets pour les tout-petits?
La mortinatalité concerne les décès de fœtus ayant un poids à la naissance de 500 g ou plus ou un âge gestationnel de 20 semaines ou plus.
Il existe de nombreuses causes à la mortinatalité, bien que la moitié des décès demeurent inexpliqués. Parmi les facteurs de risque documentés, plusieurs sont reliés à des caractéristiques de la mère : surpoids ou obésité, jeune âge (adolescence) ou âge avancé (plus de 35 ans) lors de la grossesse, primiparité, hypertension et diabète avant la grossesse, appartenance à une minorité ethnique, faible statut socioéconomique. Le tabagisme de la mère et l’exposition à la fumée secondaire augmentent aussi le risque de mortinatalité. Il y aurait un effet dose-réponse entre le tabagisme et la mortinatalité. D’autres facteurs de risque de la mortinatalité sont reliés à la grossesse en soi : grossesses multiples, complications du cordon ombilical, complications utérines, décollement placentaire, anomalies congénitales et hypotrophie néonatale, etc. Le fait d’avoir eu recours à la césarienne lors d’une grossesse antérieure est relié à un plus grand risque de mortinatalité lors d’une grossesse subséquente. L’absence de suivi ou un suivi médical inadéquat pendant la grossesse augmenteraient aussi les risques de mortinatalité.
Références
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