Taux de fécondité des femmes de moins de 20 ans
Données provinciales
Faits saillants
Notes importantes
Les taux de 2001 à 2022 ont été recalculés en raison de la révision par Statistique Canada des estimations de population utilisées au dénominateur.
Données régionales
Faits saillants
Le taux de fécondité chez les femmes de moins de 20 ans était moins élevé en 2023 qu'en 2013 pour toutes les régions.
En 2023, parmi les femmes de moins de 20 ans, le taux de fécondité était :
plus élevé que celui du reste du Québec dans ces régions : Mauricie, Estrie, Outaouais, Abitibi-Témiscamingue, Côte-Nord, Nord-du-Québec et Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
moins élevé que celui du reste du Québec dans ces régions : Bas-Saint-Laurent, Capitale-Nationale, Montréal, Chaudière-Appalaches, Laval, Laurentides et Montérégie.
Faits saillants par région
Bas-Saint-Laurent
En 2023, dans le Bas-Saint-Laurent, parmi les femmes de moins de 20 ans, moins de 3 femmes pour 1 000 ont donné naissance à un bébé (2,6 pour 1 000). Il s’agit du plus faible taux de fécondité jamais enregistré dans cette région pour ce groupe d’âge. En 2013, il était de 8,5 pour 1 000. Le taux de fécondité en 2023 était moins élevé que celui du reste du Québec.
Saguenay–Lac-Saint-Jean
En 2023, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, parmi les femmes de moins de 20 ans, moins de 4 femmes pour 1 000 ont donné naissance à un bébé (3,8 pour 1 000). Il s’agit du plus faible taux de fécondité jamais enregistré dans cette région pour ce groupe d’âge. En 2013, il était de 7,2 pour 1 000. Le taux de fécondité en 2023 était relativement similaire à celui du reste du Québec.
Capitale-Nationale
En 2023, dans la région de la Capitale-Nationale, parmi les femmes de moins de 20 ans, moins de 3 femmes pour 1 000 ont donné naissance à un bébé (2,6 pour 1 000). Il s’agit du plus faible taux de fécondité jamais enregistré dans cette région pour ce groupe d’âge. En 2013, il était de 6,2 pour 1 000. Le taux de fécondité en 2023 était moins élevé que celui du reste du Québec.
Mauricie
En 2023, en Mauricie, parmi les femmes de moins de 20 ans, moins de 10 femmes pour 1 000 ont donné naissance à un bébé (9,6 pour 1 000). Il s’agit du plus faible taux de fécondité jamais enregistré dans cette région pour ce groupe d’âge. En 2013, il était de 14,1 pour 1 000. Le taux de fécondité en 2023 était plus élevé que celui du reste du Québec.
Estrie
En 2023, en Estrie, parmi les femmes de moins de 20 ans, moins de 6 femmes pour 1 000 ont donné naissance à un bébé (5,4 pour 1 000). Il s’agit du plus faible taux de fécondité jamais enregistré dans cette région pour ce groupe d’âge. En 2013, il était de 10,3 pour 1 000. Le taux de fécondité en 2023 était plus élevé que celui du reste du Québec.
Montréal
En 2023, à Montréal, parmi les femmes de moins de 20 ans, moins de 3 femmes pour 1 000 ont donné naissance à un bébé (2,1 pour 1 000). Ce taux, identique à celui de 2022, représente le plus faible taux de fécondité enregistré dans cette région pour ce groupe d’âge. En 2013, il était de 6,1 pour 1 000. Le taux de fécondité en 2023 était moins élevé que celui du reste du Québec.
Outaouais
En 2023, en Outaouais, parmi les femmes de moins de 20 ans, moins de 6 femmes pour 1 000 ont donné naissance à un bébé (5,3 pour 1 000). En 2013, ce taux de fécondité était de 9,2 pour 1 000. Le taux de fécondité en 2023 était plus élevé que celui du reste du Québec.
Abitibi-Témiscamingue
En 2023, en Abitibi-Témiscamingue, parmi les femmes de moins de 20 ans, moins de 9 femmes pour 1 000 ont donné naissance à un bébé (8,1 pour 1 000). Il s’agit du plus faible taux de fécondité jamais enregistré dans cette région pour ce groupe d’âge. En 2013, il était de 14,5 pour 1 000. Le taux de fécondité en 2023 était plus élevé que celui du reste du Québec.
Côte-Nord
En 2023, sur la Côte-Nord, parmi les femmes de moins de 20 ans, moins de 13 femmes pour 1 000 ont donné naissance à un bébé (12,3 pour 1 000). Ce taux, identique à celui de 2021, représente le plus faible taux de fécondité enregistré dans cette région pour ce groupe d’âge. En 2013, il était de 27,7 pour 1 000. Le taux de fécondité en 2023 était plus élevé que celui du reste du Québec.
Nord-du-Québec
En 2023, dans le Nord-du-Québec, parmi les femmes de moins de 20 ans, moins de 54 femmes pour 1 000 ont donné naissance à un bébé (53,2 pour 1 000). Il s’agit du plus faible taux de fécondité jamais enregistré dans cette région pour ce groupe d’âge. En 2013, il était de 80,3 pour 1 000. Le taux de fécondité en 2023 était beaucoup plus élevé que celui du reste du Québec.
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
En 2023, dans la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, parmi les femmes de moins de 20 ans, moins de 6 femmes pour 1 000 ont donné naissance à un bébé (5,4 pour 1 000). En 2013, il était de 9,9 pour 1 000. Le taux de fécondité en 2023 était plus élevé que celui du reste du Québec.
Chaudière-Appalaches
En 2023, en Chaudière-Appalaches, parmi les femmes de moins de 20 ans, moins de 3 femmes pour 1 000 ont donné naissance à un bébé (2,5 pour 1 000). Il s’agit du plus faible taux de fécondité jamais enregistré dans cette région pour ce groupe d’âge. En 2013, il était de 6,3 pour 1 000. Le taux de fécondité en 2023 était moins élevé que celui du reste du Québec.
Laval
En 2023, à Laval, parmi les femmes de moins de 20 ans, moins de 2 femmes pour 1 000 ont donné naissance à un bébé (1,4 pour 1 000). En 2013, il était de 4,3 pour 1 000. Le taux de fécondité en 2023 était moins élevée que celui du reste du Québec.
Lanaudière
En 2023, dans Lanaudière, parmi les femmes de moins de 20 ans, moins de 5 femmes pour 1 000 ont donné naissance à un bébé (4,2 pour 1 000). Il s’agit du plus faible taux de fécondité jamais enregistré dans cette région pour ce groupe d’âge. En 2013, il était de 7,9 pour 1 000. Le taux de fécondité en 2023 était légèrement supérieur à celui du reste du Québec.
Laurentides
En 2023, dans les Laurentides, parmi les femmes de moins de 20 ans, moins de 3 femmes pour 1 000 ont donné naissance à un bébé (2,6 pour 1 000). Il s’agit du plus faible taux de fécondité jamais enregistré dans cette région pour ce groupe d’âge. En 2013, il était de 7,1 pour 1 000. Le taux de fécondité en 2023 était moins élevé que celui du reste du Québec.
Montérégie
En 2023, en Montérégie, parmi les femmes de moins de 20 ans, moins de 3 femmes pour 1 000 ont donné naissance à un bébé (2,7 pour 1 000). Il s’agit du plus faible taux de fécondité jamais enregistré dans cette région pour ce groupe d’âge. En 2013, il était de 6,8 pour 1 000. Le taux de fécondité en 2023 était moins élevé que celui du reste du Québec.
Centre-du-Québec
En 2023, dans le Centre-du-Québec, parmi les femmes de moins de 20 ans, moins de 4 femmes pour 1 000 ont donné naissance à un bébé (3,4 pour 1 000). Il s’agit du plus faible taux de fécondité jamais enregistré dans cette région pour ce groupe d’âge. En 2013, il était de 12,8 pour 1 000. Le taux de fécondité en 2023 était relativement similaire à celui du reste du Québec.
Notes additionnelles
Les taux de 2001 à 2022 ont été recalculés en raison de la révision par Statistique Canada des estimations de population utilisées au dénominateur.
Selon le découpage géographique des régions administratives au 1er juillet 2023.
Définition de l’indicateur
Naissances issues de femmes âgées de moins de 20 ans rapportées à la population des femmes de moins de 20 ans.
Quels sont les effets pour les tout-petits?
Devenir mère à un jeune âge peut entraîner de nombreux défis, tant pour ces mères adolescentes que pour leurs enfants.
Plus la mère est jeune, plus l’enfant risque d’être vulnérable sur le plan du développement en général. Les enfants dont la mère a moins de 20 ans seraient également plus susceptibles de présenter des problèmes de comportement.
L’âge de la mère à la naissance est aussi l’un des facteurs sociodémographiques les plus souvent associés à la prématurité. Le risque de naissances prématurées est plus élevé chez les femmes de moins de 18 ans et chez celles de plus de 40 ans. Par ailleurs, les femmes enceintes âgées de plus de 35 ans sont davantage prédisposées à l’hypertension et au diabète de grossesse.
Enfin, les femmes devenues mères avant l’âge de 18 ans atteindraient des niveaux de scolarité moins élevés et seraient plus susceptibles de dépendre de l’aide financière gouvernementale que celles qui deviennent mères plus tard.
Références
BIGRAS, N., et autres. « Stress parental, soutien social, comportements de l’enfant et fréquentation des services de garde », Enfances, Familles, Générations, no 10, printemps, p. 1-30, 2009.
FALSTER, K., et autres. « Maternal age and offspring developmental vulnerability at age five: A population-based cohort study of Australian children », PLoS Med, vol. 15, no 4, p. e1002558, 2018.
GENDRON, S., et autres. Évaluation du programme de soutien aux jeunes parents (PSJP) des Services intégrés en périnatalité et pour la petite enfance à l’intention des familles vivant en contexte de vulnérabilité. Partie 3. Modélisation de cibles d’action du PSJP : Le développement des enfants et les parcours de vie des jeunes parents, Faculté des sciences infirmières, Université de Montréal, 2014.
GLICK, I., et autres. « Management of Pregnancy in Women of Advanced Maternal Age: Improving Outcomes for Mother and Baby », International Journal of Women’s Health, vol. 13, p. 751–59, 2021.
KOZUKI, N., et autres. « The associations of parity and maternal age with small-for-gestational-age, preterm, and neonatal and infant mortality: A meta-analysis », BMC Public Health, vol. 13, no 3, p. 1-10, 2013.
OBSERVATOIRE DES TOUT-PETITS. Comment se portent les tout-petits au Québec ? Portrait 2021. Montréal, Québec, Fondation Lucie et André Chagnon, 2021.