Observatoire des tout-petits

Mot de la directrice

Les écrans occupent une place insoupçonnée dans la vie des tout-petits. Depuis quelques années, ils se sont immiscés dans le quotidien des familles. Toujours plus mobiles, toujours plus puissants, toujours plus amusants. Les tout-petits peuvent y être exposés non seulement à la maison, mais aussi au service de garde éducatif ou à la maternelle. Ainsi, au fil de leur journée, le temps d’écran s’accumule sans qu’il soit toujours possible d’en faire le décompte complet.

Mes enfants seront bientôt tous sortis de l’adolescence et quand ils étaient tout petits, les appareils numériques dits intelligents n’étaient pas aussi répandus qu’aujourd’hui et nous n’en avions pas à la maison. Pourtant, il ne se passe pas une semaine sans que nous ayons une conversation sur notre relation aux écrans. Chacun de nous doit déployer de gros efforts pour réguler son usage. Je vous avoue que je trouve ça difficile, mais la situation soulevée dans ce rapport me préoccupe encore plus.

Qu’est-ce que l’usage actuel des écrans présage pour la nouvelle génération ?

Selon l’Enquête québécoise sur le parcours préscolaire des enfants à la maternelle 2022, la proportion d’enfants de maternelle 5 ans vulnérables dans au moins un domaine de développement augmente en fonction du temps passé devant un écran, passant de 23 % chez les enfants qui y consacrent moins de 30 minutes par jour à 38 % chez ceux qui y passent 2 heures ou plus par jour.

Alors que les outils technologiques évoluent à grande vitesse et que leur empreinte dans notre quotidien augmente, il est temps que nous ayons une conversation sur le rôle qu’ils jouent dans la vie de nos tout-petits. C’est l’ambition de ce rapport : leur permettre de vivre cette période cruciale de leur enfance dans un environnement numérique qui ne compromet pas leur santé et leur développement.

Signature de Julie Cailliau
Julie Cailliau,
Directrice, Observatoire des tout-petits

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