Observatoire des tout-petits

	Un système pancanadien d’apprentissage et de garde des jeunes enfants
20 avril 2021

Un système pancanadien d’apprentissage et de garde des jeunes enfants

Le budget présenté par la ministre fédérale des Finances, Chrystia Freeland, annonce un investissement important destiné à la mise en place d’un système pancanadien d’apprentissage et de garde des jeunes enfants. 

Le budget présenté par le gouvernement libéral fédéral prévoit 30 milliards de dollars sur cinq ans pour la création de ce système de garde pancanadien. Un investissement récurrent de 8,3 milliards par année est ensuite prévu pour l’initiative. Pour cette année, une somme de 4,1 milliards est déjà réservée. Les modalités liées aux transferts du financement et à la création des places restent à être établies avec les provinces. Ottawa souhaite atteindre d’ici 2026 des frais de garde qui s’élèvent à 10 $ par jour partout à l’extérieur du Québec.

Le Québec, qui détient déjà un système public de services de garde éducatifs à l’enfance, aurait droit à une compensation financière qui pourrait servir à la création de nouvelles places en CPE. Il y a, en ce moment, environ 51 000 familles en attente d’une place au Québec.

«Le temps est venu pour le reste du Canada de s'inspirer de l'exemple du Québec» - Chrystia Freeland, ministre des Finances du Canada

Un modèle inspiré du Québec

Ce système pancanadien d’apprentissage et de garde, s’inspire du modèle subventionné du Québec. Pour le mettre en place, la ministre des Finances a rencontré des experts en matière de services éducatifs à l’enfance. En plus d’aborder les questions financières, la ministre s'est intéressée à ce qui constitue une expérience de qualité pour les tout-petits, sur l’espace et les éducatrices. Cette initiative est présentée comme étant «une infrastructure sociale qui stimulera l’emploi et la croissance».

Des réactions de plusieurs secteurs

«D’abord, il faut que le service soit abordable pour tous les parents. Ensuite, il faut avoir accès à ces services de garde, y compris pour les communautés autochtones. Finalement, et surtout, il faut que le personnel soit bien formé et ait l’expérience nécessaire pour assurer la qualité des services offerts- Michelle Vesey, professeure au département de l'Éducation de la jeune enfance à l'Université de Saint-Boniface, extrait de l’entrevue à l’émission Le 6 à 9, sur les ondes de ICI Manitoba

« Avec la somme que transférera Ottawa au Québec dès la première année, 943 millions, le gouvernement Legault peut compléter le réseau promis en 1997. […] Le premier ministre François Legault et son ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, pourraient même se permettre d’être plus ambitieux. Ils pourraient faire le pari de la qualité et commencer à convertir des places actuelles en garderies commerciales en places dans des CPE. » - Alec Castonguay, chef de bureau politique à L’actualité

«Si Ottawa veut y investir, tant mieux, mais qu’il n’impose pas de conditions au Québec quant à l’utilisation des fonds, un point que ni la ministre ni un haut fonctionnaire n’ont pu clarifier en conférence de presse lundi. Il ne faudrait pas qu’ils croient que vanter cette réalisation québécoise suffit. Respecter le gouvernement qui en assure la pérennité est tout aussi important.» - Manon Cornellier, éditorialiste à Le Devoir 

D'autres réactions sont à prévoir. Nous mettrons cet article à jour régulièrement. 

Pour aller plus loin

Le budget fédéral 2021

Le rapport Agir pour que chaque tout-petit développe son plein potentiel

Le dossier sur la qualité des services éducatifs au Québec réalisé par l’Observatoire 

Par Elise Tardif-Turcotte

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