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	Des services de garde qui font bouger les tout-petits malgré l'hiver
21 mars 2018

Des services de garde qui font bouger les tout-petits malgré l'hiver

De pair avec les parents, plusieurs joueurs de la société peuvent agir pour amener nos tout-petits à être actifs et à bien manger, à commencer par les services de garde.

En effet, selon les récentes données du Portrait 2017 des tout-petits québécois, plus du tiers des enfants de 3 à 5 ans ne respectaient pas les recommandations en termes d’activité physique et les 3/4 d’entre eux ne respectaient pas les recommandations en matière de temps passé devant un écran. De plus, un enfant sur trois de 3 à 5 ans était à risque d’embonpoint, faisait de l’embonpoint ou était obèse.

Considérant que de nombreux enfants passent plus de 8 heures par jour en service de garde, ces milieux de vie sont des endroits clés pour favoriser l’adoption de saines habitudes. C’est d’ailleurs dans cette optique que le ministère de la Famille a créé, en 2014, le cadre de référence Gazelle et Potiron, qui soutient les intervenants en petite enfance dans la mise en place d’initiatives concrètes.

Qu'est-ce que Gazelle et potiron ?

Destiné à tous les acteurs travaillant dans les services de garde éducatifs à l’enfance, ce cadre de référence vise à favoriser le développement global des enfants de moins de 5 ans par la saine alimentation, le jeu actif et le développement moteur.

Il propose 12 orientations dont l’application permettra aux tout-petits de bouger quotidiennement à l’intérieur comme à l’extérieur, d’amorcer des jeux où ils seront physiquement actifs et de vivre des expériences diversifiées, plaisantes et qui respectent leur stade de développement.

Les orientations que préconise ce cadre de référence ont également pour but d’offrir des repas et des collations de qualité nutritive élevée, et de faire découvrir aux enfants une variété d’aliments afin d’éveiller leur goût, le tout dans un contexte de repas agréable favorisant une relation saine avec la nourriture.

Patte d'ours polaire et balade en forêt

Alors que le froid et la neige couvrent la province, on peine à faire bouger nos tout-petits au moins une fois par jour dans certains milieux. En Mauricie, cela n’empêche pas une douzaine d'enfants de 4 ans de faire tout de même la maternelle en pleine nature, une fois par semaine de 9 h à 14 h, même en hiver. Le projet est piloté par l'organisme Enfant nature, qui veut enrayer la sédentarité chez les enfants. Les enfants de cette école défavorisée chaussent les raquettes et partent se promener en forêt pour suivre des pistes d'animaux sauvages et comprendre leur mode de vie.

Dans plusieurs CPE de l'Outaouais, on invite les enfants à chausser les raquettes, dans le cadre du très beau projet Patte d'ours polaire. C'est après avoir entendu parler d’un programme de subventions offert par Kino-Québec, sous la thématique Plaisirs d’hiver, qu'une quinzaine de centres de la petite enfance de l’Outaouais ont décidé de soumettre le projet « Patte d’ours polaire », des séances de promenade en raquette, de 45 minutes à la fois, pour 225 enfants de trois à cinq ans en CPE.

À Montréal, le CPE Populaire Saint-Michel, à Montréal, emmène chaque semaine ses tout-petits explorer les parcs environnants, le Vieux-Montréal et son fleuve, les boisés du mont Royal, le tout en prenant le métro comme des grands. « Ce n’est pas parce qu’on est en ville, collés sur le boulevard Métropolitain, qu’on doit rester coincés à l’intérieur et se priver des bienfaits de la nature », déclare Isabelle Leblanc, adjointe pédagogique.

« Mais favoriser le jeu libre et actif à l’extérieur, c’est-à-dire laisser les enfants s’inventer leurs propres jeux dehors avec ce qui leur tombe sous la main comme des feuilles d’arbre, un morceau de bois ou un ver de terre, demeure un défi majeur pour notre société qui tend à surprotéger ses tout-petits pour minimiser les risques de blessures, entre autres », estime Marie-Claude Rivard, professeure en sciences de l’activité physique à l’UQTR, spécialisée dans l’étude des bienfaits du jeu extérieur dans le développement des enfants.  « Il reste beaucoup de sensibilisation à faire, car laisser les enfants jouer plus librement dehors exige de revoir la gestion du risque, tant pour les parents que pour les intervenants en petite enfance. »

Voir notre animation sur la santé physique des tout-petits

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