Observatoire des tout-petits

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Comment
se portent
les tout-petits québécois?

LASANTÉ
PHYSIQUE

DEPUIS LES DIX DERNIÈRES ANNÉES, CERTAINS ASPECTS DE LA SANTÉ PHYSIQUE DES TOUT-PETITS
SE SONT AMÉLIORÉS.

ASTHME

(hospitalisations pour 100 000 enfants de 0 à 4 ans)

BLESSURES NON INTENTIONNELLES

(hospitalisations pour 100 000 enfants de 0 à 4 ans)

Source : Ministère de la Santé et des Services sociaux, Fichier des hospitalisations MED-ÉCHO (produit électronique).

MALADIES INFECTIEUSES

Plusieurs maladies infectieuses évitables par la vaccination sont également en baisse.

C’est le cas de la coqueluche, de la diphtérie, du tétanos, de la rubéole, de la rubéole congénitale, des infections invasives à méningocoques, de l’hépatite B aiguë, des infections à H. influenza type B (HiB), des oreillons et de la rougeole.

Des éclosions d’oreillons et de rougeole ont toutefois été observées dans les dernières années.


Source : Bureau de surveillance et de vigie de la Direction de la protection de la santé publique, DGSP, Ministère de la Santé et des Services sociaux à partir des rapports produits par l’Infocentre de l’INSPQ, extraction du fichier MADO du 17 juillet 2017.

 

LA QUESTION DE L’OBÉSITÉ ET DE L’ACTIVITÉ PHYSIQUE CHEZ LES TOUT-PETITS CONSTITUE TOUTEFOIS UNE
PRÉOCCUPATION IMPORTANTE.

En 2012-2015, un enfant de 36 à 60 mois sur trois était à risque d’embonpoint, faisait de l’embonpoint ou était obèse. Cela représentait environ 58 000 enfants..

Selon les Directives canadiennes en matière d’activité physique, les enfants de 3 à 4 ans devraient faire au moins 180 minutes par jour d’activité physique, peu importe l’intensité. Les enfants de 5 ans devraient, pour leur part, faire chaque jour au moins 60 minutes d’activité physique d’intensité modérée à élevée.

De plus, selon les Directives canadiennes en matière de comportement sédentaire, le temps passé devant un écran devrait être limité à moins d’une heure par jour chez les enfants de 3 à 4 ans et à 2 heures par jour chez les enfants âgés de 5 ans.


* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.

Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur les mesures de la santé (ECMS), cycles 3 (2012-2013) et 4 (2014-2015) combinés, adapté par l’Institut de la statistique du Québec.

 

ENFIN, LA QUESTION DE L’ACCESSIBILITÉ AUX SERVICES POUR LES TOUT-PETITS EST
INQUIÉTANTE.

En 2015, près d’une famille sur 10 (9 %) déclarait ne pas avoir de médecin de famille ou de pédiatre pour ses enfants de 0 à 5 ans.

Selon l’Association dentaire canadienne, la première visite chez le dentiste devrait avoir lieu dans les 6 mois suivant l’éruption de la première dent ou à l’âge d’un an.

En 2016, les enfants de 3 à 5 ans étaient plus nombreux en proportion à avoir consulté un dentiste.

Les enfants de 3 à 5 ans étaient aussi plus nombreux en proportion à avoir reçu un traitement dentaire, par exemple pour réparer une carie.

Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur l’expérience des parents d’enfants de 0 à 5 ans 2015; Régie de l'assurance-maladie du Québec (RAMQ), Direction de l'analyse et de la gestion de l'information.


Il est possible d’agir

La littérature scientifique nous indique que nous disposons de leviers collectifs pour agir sur la santé physique des tout-petits.

Voici quelques pistes, à titre d’exemple:

L’acquisition de saines habitudes de vie dès le plus jeune âge peut diminuer certains facteurs de risque de maladies chroniques comme l’obésité. L’adoption de politiques publiques ou de mesures collectives (ex. : taxation des boissons sucrées, cibles nutritionnelles visant la teneur en sucre dans les aliments, aménagements sécuritaires et propices à l’activité physique dans les municipalités) peut d’ailleurs contribuer à créer des environnements favorables à la saine alimentation et à un mode de vie physiquement actif.

Il est également possible d’agir dans les services éducatifs à l’enfance. Par exemple, le cadre de référence Gazelle et Potiron a été développé pour soutenir la création d’environnements favorables à la saine alimentation, au jeu actif et au développement moteur en services de garde éducatifs à l’enfance. Ce cadre de référence n’est toutefois pas appliqué de façon optimale dans tous les services préscolaires.

Les pistes de solution pour promouvoir la saine alimentation peuvent aussi aider à prévenir la carie dentaire. Par exemple, faciliter l’accès à l’eau potable gratuite dans les lieux publics (ex. : parcs et terrains de jeux) peut contribuer à diminuer la consommation de boissons sucrées, nocive pour la santé à plusieurs égards. La fluoration de l’eau est une autre mesure efficace et sécuritaire pour lutter contre la carie dentaire.

Bien que la majorité des parents fasse vacciner leurs enfants, certains ont des préoccupations à ce sujet. Le programme EMMIE (Entretien Motivationnel en Maternité pour l’Immunisation des Enfants) vise à renforcer les attitudes positives à l’égard de la vaccination chez les nouveaux parents. Il prend place pendant le séjour à l’hôpital des femmes qui viennent d’accoucher. Selon une étude réalisée dans quatre centres hospitaliers du Québec, ce programme est efficace pour augmenter l’intention de faire vacciner son enfant et réduire l’hésitation face à la vaccination. Cependant, il est également essentiel de s’assurer que la vaccination est accessible à tous les enfants québécois et que les services offerts permettent de respecter le calendrier régulier.

Certaines de ces mesures sont déjà en place au Québec. Elles devraient être maintenues et consolidées pour préserver les progrès qui ont été faits dans ce domaine.

Comment l’application de ces mesures pourrait-elle être améliorée ? D’autres mesures seraient-elles à envisager ? Nous espérons que ce portrait de la situation contribuera à la réflexion entourant ces questions.

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