Observatoire des tout-petits

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Comment
se portent
les tout-petits québécois?

LE DÉVELOPPEMENT

les statistiques concernant le développement des enfants sont
préoccupantes.

26% des tout-petits québécois à la maternelle étaient vulnérables dans au moins un domaine de développement en 2012.

De ce nombre, la moitié était vulnérable dans seulement un domaine de développement.

Parmi les tout-petits vulnérables dans un seul domaine de développement, le domaine de la santé physique et du bien-être et celui des habiletés de communication et des connaissances générales étaient les plus souvent en cause.

L’autre moitié était vulnérable dans plus d’un domaine de développement.

Les combinaisons suivantes de vulnérabilité étaient particulièrement fréquentes :

- Compétences sociales et maturité affective;

- Développement cognitif et langagier et habiletés de communication et connaissances générales.

Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le développement des enfants à la maternelle 2012.

QUE VEUT-ON DIRE PAR «ENFANT VULNÉRABLE»?

Dans le cadre de l'Enquête québécoise sur le développement des enfants à la maternelle (EQDEM), les enfants étaient évalués par leur enseignant de maternelle. Un enfant était considéré comme vulnérable dans un domaine s’il faisait partie des 10 % d’enfants québécois ayant les résultats les plus faibles dans ce domaine.

QUELS ASPECTS SONT ÉTUDIÉS DANS CHACUN DES DOMAINES ?

Santé physique et bien-êtreL’enseignant évalue le développement physique général, la motricité, l’alimentation et l’habillement, la propreté, la ponctualité et l’état d’éveil.

Compétences socialesL’enseignant évalue les habiletés sociales, la confiance en soi, le sens des responsabilités, le respect des pairs, des adultes, des règles et des routines, les habitudes de travail et l’autonomie, et la curiosité.

Habiletés de communication et connaissances généralesL’enseignant évalue la capacité à communiquer de façon à être compris, la capacité à comprendre les autres, l’articulation claire et les connaissances générales.

Maturité affectiveL’enseignant évalue le comportement de l’enfant envers les autres, sa capacité d’entraide, la crainte et l’anxiété, le comportement agressif, l’hyperactivité et l’inattention, et l’expression des émotions.

Développement cognitif et langagierL’enseignant évalue l’intérêt et les habiletés en lecture, en écriture et en mathématiques, et l’utilisation adéquate du langage.

 

Certains groupes d’enfants sont plus susceptibles d’être vulnérables dans au moins un domaine de développement.

* L’indice de défavorisation de la zone de résidence comprend une composante matérielle (revenu moyen, scolarité et emploi) et une composante sociale (personnes séparées, divorcées ou veuves, personnes vivant seules et familles monoparentales).

Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le développement des enfants à la maternelle 2012.


Certains enfants de la maternelle vulnérables pour leur développement n’ont pas reçu les services d'un professionnel non enseignant à l’école.

Chez les enfants de la maternelle 5 ans, 1 enfant vulnérable sur 2 n’avait pas pu bénéficier des services d’un professionnel non enseignant à l'école entre le début de l’année scolaire et le moment de l’enquête en 2012.

Les services professionnels les plus fréquemment utilisés par les enfants de la maternelle 5 ans vulnérables, étaient ceux offerts par les orthopédagogues et les orthophonistes.

Certains types de professionnels ont été mentionnés fréquemment par les enseignants dans la catégorie « Autres ». Il s’agit notamment de l’orthopédagogue et de la professionnelle de la santé dentaire. Deux catégories ont donc été ajoutées à l’indicateur à partir des données recueillies. Toutefois, il est important de noter qu’il pourrait y avoir une sous-estimation pour ces deux types de professionnels étant donné qu’ils n’étaient pas mentionnés d’emblée parmi les choix de réponse à la question.

Par ailleurs, les enfants reconnus comme étant des élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA) au moment de l’enquête sont exclus des calculs.

* Les professionnelles oeuvrant dans les écoles étant majoritairement des femmes, le féminin a été privilégié pour faciliter la lecture.

Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le développement des enfants à la maternelle, 2012.


Il est possible d’agir

La littérature scientifique nous indique que nous disposons de leviers collectifs pour agir sur le développement des tout-petits.

Voici quelques pistes, à titre d’exemple:

Le milieu socioéconomique dans lequel l’enfant grandit influence son développement. Améliorer les conditions de vie des enfants issus de milieux défavorisés (ex. : les logements) et soutenir les parents en difficulté sont au nombre des pistes d’action possibles pour améliorer le développement des tout-petits.

L’accès aux services d’un professionnel non enseignant (ex. : orthophoniste, travailleuse sociale, psychologue, orthopédagogue) est bénéfique pour les enfants vulnérables en ce qui a trait à leur développement. Ces professionnels peuvent soutenir l’enseignant ou l’éducateur en petite enfance en identifiant les besoins particuliers de l’enfant et en participant à l’élaboration d’un plan d’intervention. Ils jouent ainsi un rôle important dans la prévention, l’intervention et le dépistage.

Les enfants issus de milieux défavorisés, ceux qui ont une langue maternelle autre que le français et l’anglais et ceux dont les parents sont nés à l’extérieur du Canada sont plus susceptibles d’être vulnérables en ce qui concerne leur développement lors de leur arrivée à l’école. Des services éducatifs préscolaires de qualité (ex. : services de garde éducatifs, maternelle 4 ans et programme Passe-Partout) peuvent leur offrir la stimulation et l’encadrement nécessaires pour faciliter la transition vers le milieu scolaire. Certains organismes communautaires offrent également des ateliers de stimulation pour les tout-petits.

Une intervention rapide est essentielle pour les tout-petits ayant des besoins particuliers, comme ceux ayant des handicaps ou des troubles de développement. Par exemple, le déploiement du Programme québécois de dépistage de la surdité chez les nouveau-nés (PQDSN) permet le dépistage précoce de la surdité, ce qui peut contribuer à prévenir certains retards de langage.

Certaines de ces mesures sont déjà en place au Québec. Elles devraient être maintenues et consolidées.

Comment l’application de ces mesures pourrait-elle être améliorée ? D’autres mesures seraient-elles à envisager ? Nous espérons que ce portrait de la situation contribuera à la réflexion entourant ces questions.

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