Observatoire des tout-petits

Données d’enquête
? Les données d’enquête sont des renseignements recueillis auprès d’un groupe de personnes qui présentent des caractéristiques spécifiques, comme les parents d’enfants de 0 à 5 ans ou les enfants fréquentant la maternelle.

Enfants de 0-5 ans dont les deux parents ou le parent seul résident au Canada depuis moins de 5 ans

Mis à jour le 16 janvier 2019

Définition de l’indicateur

Rapport du nombre d'enfants âgés de 0 à 5 ans dont les deux parents ou le parent seul résident au Canada depuis moins de 5 ans sur le nombre total d'enfants.

Le terme « immigrants » désigne les personnes nées à l’extérieur du Canada qui sont ou qui ont déjà été immigrants reçus ou résidents permanents, c'est-à-dire des personnes à qui les autorités de l'immigration ont accordé le droit de résider au Canada en permanence.

Données provinciales

 

Source des données

Statistique Canada, Recensements de 1996, 2001, 2006 et 2016, adapté par l'Institut de la statistique du Québec.

Faits saillants provinciaux

Entre 1996 et 2006, la proportion d'enfants de 0 à 5 ans du Québec dont les deux parents ou le parent seul résident au Canada depuis moins de 5 ans a évolué à la hausse, passant de 1,3 % à 2,7 %. En 2016, on observe une proportion similaire à celle de 2006 (2,7 %).

Auteur des faits saillants provinciaux

Institut de la statistique du Québec

Données régionales

 

Source des données

Statistique Canada, Recensements de 1996, 2001, 2006 et 2016, adapté par l'Institut de la statistique du Québec.

Faits saillants régionaux

Entre 1996 et 2006, une évolution à la hausse a été observée dans les régions de la Capitale-Nationale, de la Mauricie, de l’Estrie, de Montréal, de l’Outaouais, de Laval, de la Montérégie et du Centre-du-Québec. Par contre, dans les régions du Bas-Saint-Laurent, du Saguenay–Lac-Saint-Jean, de l’Abitibi-Témiscamingue, de la Côte-Nord, du Nord-du-Québec, de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, de Chaudière-Appalaches et de Lanaudière, la proportion d'enfants de 0 à 5 ans du Québec dont les deux parents ou le parent seul résident au Canada depuis moins de 5 ans est restée relativement stable, soit autour de 0,2 % ou moins, entre 1996 et 2006.

Par ailleurs, on note que dans la Capitale-Nationale, la Mauricie, l’Outaouais, l’Abitibi-Témiscamingue, Chaudière-Appalaches, Laval, Lanaudière et la Montérégie, la proportion d'enfants de 0 à 5 ans du Québec dont les deux parents ou le parent seul résident au Canada depuis moins de 5 ans en 2016 est relativement plus élevée que celle de 2006. À l’inverse, dans les régions de l’Estrie, de Montréal, des Laurentides et du Centre-du-Québec, la proportion observée en 2016 est relativement plus faible que celle de 2006.

Auteur des faits saillants régionaux

Institut de la statistique du Québec

Quels sont les effets pour les tout-petits?

Le parcours migratoire d’une famille serait associé à de plus faibles rendements chez les enfants en ce qui a trait à leurs habiletés langagières, particulièrement lorsque la langue maternelle n’est pas la langue d'usage au sein du pays d’accueil.

Lorsque des retards sont présents chez les enfants de familles immigrantes, ceux-ci seraient donc attribuables aux difficultés linguistiques, plutôt qu’à des délais sur le plan du développement cognitif. La fréquentation d’un service de garde en âge préscolaire permettrait aux jeunes enfants de familles immigrantes d'obtenir des résultats similaires dans le domaine de la langue et des mathématiques que leurs pairs de familles non immigrantes, une fois l’âge scolaire atteint. De plus, les enfants nés de mères immigrantes arrivées dans leur pays d’accueil en bas âge (soit âgées de 0 à 7 ans), ne présentent généralement pas de différence en matière de développement lorsque comparés à leurs pairs nés de mères non immigrantes. Il n’y aurait pas non plus de différence significative sur le plan du comportement entre les enfants de familles immigrantes et les enfants de familles non immigrantes. Ce serait plutôt les conditions socioéconomiques des familles au sein du pays d’accueil, le niveau de scolarité parental et les difficultés d’accès aux ressources qui agiraient comme facteurs de risque sur le développement des enfants issus de l’immigration.

Recension

Centre de liaison sur l’intervention et la prévention psychosociales (CLIPP)

Rédaction

Centre de liaison sur l’intervention et la prévention psychosociales (CLIPP) et Observatoire des tout-petits

Références

Glick, J.E., Bates, L., et Yabiku, S.T. (2009). Mother's age at arrival in the United States and early cognitive development. Early Childhood Research Quarterly, 24, 367-380.

Magnuson, K.A., Lahaie, C., et Waldfogel, J. (2006). Preschool and school readiness of children of immigrants. Social Science Quarterly, 87(5), 1241-1262.

Washbrook, E., Waldfogel, J., Bradbury, B., Corak, M., et Ghanghro, A. A. (2012). The development of young children of immigrants in Australia, Canada, the United Kingdom and the United States. Child Development, 83(5), 1591–1607.

 

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