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	Comment se portent les tout-petits canadiens?
4 septembre 2020

Comment se portent les tout-petits canadiens?

L’UNICEF vient de publier son 16e Bilan Innocenti qui classe le Canada au 30e rang sur 38 pays riches en matière de bien-être des enfants. Le rapport publié par l’Organisation des Nations Unies évalue la situation des enfants de 0 à 18 ans et selon les auteurs du rapport, «l’enfance est en crise» au pays.

Le Canada en mauvaise position

Le Bilan Innocenti 16 de l'UNICEF montre que, juste avant la pandémie, le Canada était déjà aux antipodes des autres pays riches pour ce qui est d'une enfance heureuse et en bonne santé pour chaque enfant. Le Canada se trouve parmi les pays qui ont les meilleures conditions économiques, environnementales et sociales pour grandir et obtient pourtant parmi les moins bons résultats pour certains indicateurs. On retrouve le Pays-Bas au 1er rang du bulletin. 

Le Canada se classe particulièrement mal par rapport aux indicateurs suivants:

  • Le taux de mortalité chez les nourrissons est de 0,98 décès pour 1000 naissances (le Canada est au 28e rang)
  • Un enfant sur quatre a un faible niveau de satisfaction à l’égard de la vie (le Canada est au 28e rang)
  • Près d'un enfant sur trois est en surpoids ou obèse (le Canada est au 29e rang)

Même s’il y a encore de grandes disparités, le Canada a cependant progressé en matière de réduction de la pauvreté des enfants et du nombre d’enfants exclus des systèmes d’éducation. Avec près d’un enfant sur cinq qui vit dans la pauvreté, le Canada se classe au 26e rang sur 38 pays riches.

L’importance des politiques publiques pour le bien-être des enfants

Selon le président et chef de la direction d’UNICEF, le Canada doit miser sur l’adoption de politiques visant à améliorer le bien-être des enfants. Le Canada dépense actuellement 1,68% de son PIB pour s’occuper des enfants, ce qui représente 30% de moins que les pays du palmarès qui dépensent le plus.

«Pour obtenir de meilleurs résultats, le Canada a besoin aujourd'hui plus que jamais de politiques publiques plus ambitieuses protégeant les droits à l'enfance.» - Extrait du rapport

La pandémie rend la situation encore plus inquiétante

Les auteurs du bulletin précisent que l’étude a été réalisée avant la pandémie de COVID-19 et que les conséquences sociales et économiques liées au contexte actuel pourraient vouloir dire que la situation des enfants au pays est encore plus «désastreuse» que ce que le bulletin rapporte. La chute du PIB, les conséquences sociales du confinement et les effets de la pandémie sur les systèmes scolaires et de santé pourraient provoquer une crise mondiale des droits de l’enfant, selon l'UNICEF. 

«À cause de la COVID-19, les conditions pour les enfants du Canada sont encore plus difficiles. La pandémie n'a fait qu'accroître les inquiétudes concernant la santé, le développement, l'éducation, la sécurité, les relations et le bonheur des enfants.»

Consulter le Bilan Innocenti 16

Considérations méthodologiques 

Les résultats du Bilan 16 de l’UNICEF ne peuvent être comparés de manière directe avec les données communiquées par l’Observatoire des tout-petits concernant les enfants du Québec, et ce, pour différentes raisons :

  • Étant donné la disponibilité des données permettant une comparaison entre les pays, cette étude de l’UNICEF présente surtout des données concernant de larges tranches d’âge (2 à 19 ans, 5 à 19 ans, 9 à 16 ans, 15 à 19 ans). Elle n’en présente aucune sur les enfants de 0 à 5 ans spécifiquement.
  • Ses indicateurs ne sont pas définis et mesurés de la même manière que ceux auxquels réfère l’Observatoire des tout-petits. Par exemple, l’UNICEF définit les compétences sociales comme « la facilité à se faire des amis », en se basant sur définition du Programme for International Student Assessment (PISA) de l’OCDE. L’Observatoire des tout-petits utilise pour sa part la définition établie par l’Instrument de mesure du développement de la petite enfance (IMDPE) qui réfère à un ensemble plus large d’indicateurs (confiance en soi, sens des responsabilités, autonomie, curiosité, respect des adultes, etc.). 
  • L’étude de l’UNICEF manque de données sur certains pays en ce qui concerne certains indicateurs, incluant le Canada. Par exemple, en ce qui concerne des thèmes comme l’utilisation d’Internet par les enfants ou le réseau de soutien des parents, les résultats de l’étude ne sont basés que sur des données de pays européens. 
  • Les données du Québec sont amalgamées à celles de l’ensemble du Canada.

 

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