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	Signes vitaux du Grand Montréal : encore beaucoup de pauvreté et d'insécurité alimentaire
11 juin 2020

Signes vitaux du Grand Montréal : encore beaucoup de pauvreté et d'insécurité alimentaire

**Ce communiqué a été écrit par la Fondation du Grand Montréal**

La Fondation du Grand Montréal (FGM) a dévoilé aujourd'hui, lors d'une causerie virtuelle organisée en collaboration avec la Chambre de Commerce du Montréal métropolitain, l'édition 2020 du rapport Signes vitaux du Grand Montréal. Il en ressort que bien que la métropole ait connu un impressionnant essor économique ces 20 dernières années, les besoins sociaux restent criants et sont exacerbés par la crise actuelle. À l'heure où la COVID-19 met à l'épreuve notre système social, ce portrait confirme qu'au Canada, Montréal se maintient parmi les plus hauts taux :

  • De pauvreté chez les enfants ;
  • D'insécurité alimentaire ;
    De décrochage scolaire ;
  • De violences faites aux femmes.

Réalisé par l'Institut du Québec, ce rapport propose un portrait des 20 dernières années (2000-2019) de l'évolution du Grand Montréal, se basant sur les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies. Finalement, il offre une perspective de fond sur les forces et les faiblesses de la communauté du Grand Montréal, ainsi que sur les défis qu'elle devra relever dans les prochaines années.

Un essor économique certain, mais peu de résilience

Montréal a connu un fort essor économique ces 20 dernières années et est aujourd'hui le moteur du Québec. Le taux de chômage y a aussi drastiquement baissé sur la période pour atteindre, en 2019, son niveau le plus bas depuis plusieurs décennies. Parallèlement, des investissements importants ont été faits en termes de protection de l'environnement, d'amélioration de la qualité de l'eau et de développement des transports collectifs. Cette croissance économique n'a cependant pas permis de répondre aux grands enjeux sociaux de Montréal au cours des 20 dernières années. Les populations vulnérables de Montréal souffrent toujours de précarité et d'insécurité alimentaire. Le rapport établit entre autres que :

  • Depuis 20 ans, le nombre de paniers de provisions distribués par les Banques Alimentaires a doublé et le taux d'insécurité alimentaire atteint 13,6% de la population de l'île de Montréal
  • C'est à Montréal qu'on retrouve les quatre circonscriptions qui affichent le plus haut taux d'enfants issus de familles à faible revenu au Québec : Ville-Marie--Le Sud-Ouest--Île-des-Sœurs (38,1 %), Bourassa (32,9 %), Saint-Léonard--Saint-Michel (31,9 %) et Papineau (29,1 %).
    Dans la région administrative de Montréal, le taux de décrochage était de 15,9 % en 2016-2017 contre 13,1 % dans l'ensemble du Québec.
    En 2018, le taux de filles mineures (moins de 18 ans) victimes de violence familiale était de 368 par 100 000 à Montréal contre moins de 200 à Ottawa, Toronto et Vancouver.
  • Partout au Canada, les taux d'agressions sexuelles déclarées par la police ont augmenté après le mouvement #MoiAussi, à l'automne 2017. Or, parmi les quatre grandes villes canadiennes, c'est à Montréal que l'augmentation a été la plus importante à cet égard, soit 67 %.
« Si on examine l'évolution de notre communauté à la lumière des Objectifs de développement durable, on voit qu'elle n'a pas su accomplir le virage social requis pour bâtir la résilience qui nous fait défaut aujourd'hui. Malgré certains progrès, beaucoup reste à faire pour soutenir les populations vulnérables qui sont les plus durement frappées par les effets de la COVID-19. » a déclaré Yvan Gauthier, PDG de la Fondation du Grand Montréal.

Bâtir ensemble une société plus résiliente

« Il faut profiter de la relance qui fera suite à la crise de la COVID-19 pour bâtir une société plus résiliente axée sur l'atteinte des objectifs de développement durable. Notre étude identifie les défis les plus importants de notre communauté à l'heure actuelle. Nous devons faire des efforts majeurs pour garantir un meilleur soutien aux personnes vulnérables, lutter efficacement contre le décrochage scolaire et développer les équipements collectifs. Il faudra que nos gestes de relance soient orientés vers un développement à long terme et inclusif. » - explique Yvan Gauthier.

La Fondation du Grand Montréal prend des actions concrètes depuis plusieurs années visant à renforcer la capacité de résilience du Grand Montréal et de sa communauté. Elle fait partie des neuf fondations à soutenir financièrement le projet d'impact collectif (PIC) initié par Centraide en 2016 et visant à réduire la pauvreté dans les quartiers montréalais. Elle a aussi mis en œuvre le projet Faim « Zéro » à Montréal, qui vise à actualiser les connaissances et à mobiliser l'écosystème de la sécurité alimentaire à Montréal afin de favoriser l'implantation de solutions concertées à cet enjeu fondamental.

Afin d'aider les plus vulnérables pendant la crise, elle a lancé le Fonds Collectif COVID-19 et participe à la gestion du Fonds d'urgence pour l'appui communautaire dans le Grand Montréal. C'est près de 8 M$ en subventions qui seront distribués par la Fondation pour soutenir financièrement les organismes communautaires et les institutions de tous les secteurs dans le contexte actuel de pandémie.

À propos du rapport Signes vitaux du Grand Montréal 2020

La Fondation du Grand Montréal remercie l'ensemble de ses partenaires et les membres du comité stratégique Signes vitaux, ainsi que l'Institut du Québec pour leur contribution à ce rapport. Éditée par la fondation depuis 2006, cette série de rapports a pour vocation d'ouvrir la discussion et de permettre à ceux qui s'intéressent à l'amélioration de notre communauté de prendre connaissance des véritables besoins et d'établir les priorités afin de mieux orienter les investissements.

« La Fondation Lucie et André Chagnon est très fière d'avoir appuyé l'élaboration du rapport Signes vitaux du Grand Montréal 2020. Il s'agit d'un document important pour alimenter la discussion sur les enjeux et les priorités que nous partageons, non seulement avec la FGM et les autres organismes de bienfaisance, mais bien avec l'ensemble de la communauté » Jean-Marc Chouinard, président de la Fondation Lucie et André Chagnon.

À propos de la Fondation du Grand Montréal

La Fondation du Grand Montréal (FGM) engage les individus, les familles et les organismes à soutenir leur communauté par la création de fonds pour appuyer des causes choisies dans tous les secteurs. La Fondation publie le rapport Signes vitaux du Grand Montréal, fait fructifier les actifs de près de 650 fonds, guide les donateurs et apporte un soutien aux organismes de bienfaisance de la communauté. Membre du réseau des 191 fondations communautaires du Canada, elle encourage la philanthropie comme levier important du mieux-être du Grand Montréal.

SOURCE Fondation du Grand Montréal


Pour aller plus loin

Pour consulter le rapport Signes vitaux du Grand Montréal 2020

Pour le résumé des constats clés

Pour en savoir plus sur la Fondation du Grand Montréal

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