Observatoire des tout-petits

26 octobre 2018

Épidémie de césariennes ?

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	Épidémie de césariennes ?

Une série d’articles publiés dans le réputé journal The Lancet ce mois-ci révèle que la proportion de naissances par césarienne a presque doublé dans le monde, passant de 12% en l’an 2000 à 21% en 2015. Pourtant, les spécialistes estiment que seules 10% à 15% des naissances nécessiteraient ce type d’intervention pour des raisons médicales. Faits saillant de ces études :

  •  60% des pays étudiés surutilisaient la césarienne (au-delà des 10% à 15% jugés médicalement nécessaires).
  • Les 10 pays qui affichent les plus hauts taux de césarienne l’utilisent majoritairement lors de grossesse non à risque alors qu’elle n’y présente aucun avantage.
  • La césarienne cause davantage de complications qu’un accouchement vaginal pour la mère, l’enfant et même pour les grossesses subséquentes.

Raisons non médicales

Les raisons non médicales qui poussent les femmes à opter pour ce type d’accouchement incluent :

  • Une expérience d’accouchement vaginal difficile dans le passé ;
  • La peur de la douleur associée à l’accouchement ;
  • La peur des conséquences possibles d’un accouchement vaginal : dommages causés au plancher pelvien, incontinence urinaire, diminution de la fonction sexuelle.

Les auteurs recommandent donc d’intensifier les recherches permettant de palier ces conséquences négatives.

Globalement, la césarienne est plus fréquente chez les femmes issues de milieux aisés, les femmes éduquées et dans les services de santé privés (par rapport aux femmes pauvres, peu éduquées, et dans les services de santé publiques).

 

Utile quand elle sauve des vies 

Les auteurs rappellent que la césarienne est une intervention d’urgence qui sauve la vie de nombreuses mamans et de leurs bébés lorsque des complications se présentent à la naissance et exhortent les 25% des pays qui sous-utilisent cette procédure à la rendre plus accessible lorsqu’elle est médicalement indiquée. 

 

Lire les articles du Lancet