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	Décrochage scolaire au Québec : du surplace malgré le financement
2 mai 2018

Décrochage scolaire au Québec : du surplace malgré le financement

L’Institut du Québec publiait en avril dernier un rapport qui tire deux grandes conclusions : le faible taux de diplomation au Québec persiste depuis plusieurs années et le financement n’en est pas la cause principale.

Une nouvelle étude de l’Institut du Québec (IdQ), intitulée Décrochage scolaire au Québec — Dix ans de surplace malgré les efforts de financement, nous apprend entre autres que :

  • Le taux de diplomation en 5 ans dans les écoles publiques secondaires du Québec est de 64 %. C’est la pire performance au Canada, avec un écart de 20 points de pourcentage avec l’Ontario, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick.
  • Si l’on tient compte des 20 % d’élèves qui fréquentent les écoles privées (ils sont moins de 5 % dans les autres provinces), le taux de diplomation global grimpe à 68 %, ce qui laisse tout de même le Québec au dernier rang du classement.
  • Dans le réseau public francophone du Québec, seulement un garçon sur 2 obtient son diplôme de fin d’études secondaires en cinq ans.
  • L’écart du taux de diplomation entre les filles et les garçons au Québec est de 14 %, alors qu’il se situe entre 1 et 7 % dans les autres provinces canadiennes.

Pas uniquement une question d’argent

Selon les auteurs du rapport, la question du financement n’explique pas à elle seule ces résultats. Ils signalent que même si les dépenses en éducation ont été similaires au Québec et en Ontario entre 2004 et 2014, la situation ici a stagné, alors que la province voisine a considérablement amélioré son taux de diplomation.

L’Institut du Québec propose quelques mesures pour redresser la situation, soit :

  • améliorer l’accès aux données produites par les commissions scolaires et le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur ;
  • évaluer rigoureusement les programmes avant de poursuivre leur déploiement
  • considérer les meilleures pratiques locales et étrangères.
« Pour faire de l’éducation une priorité nationale tout en garantissant que les résultats suivront, il faudra investir davantage, mais surtout, il faudra mieux investir, c’est-à-dire revoir les façons de faire et évaluer l’efficacité et la pertinence des programmes dans lesquels les sommes ont été injectées au cours des dernières années par rapport à l’objectif, qui est d’améliorer la réussite scolaire », conclut l’IdQ.

Rappelons que selon un dossier de l'Observatoire des tout-petits sur le développement des enfants à la maternelle, le développement au cours des premières années de vie d'un enfant influence sa capacité à apprendre et sa réussite à l'école. La petite enfance est une étape déterminante du continuum menant vers la réussite éducative. 

Consulter le rapport de l’Institut du Québec

 

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