Observatoire des tout-petits

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Portrait 2019
Dans quels
environnements

grandissent les tout-petits du Québec?

Dans quel
environnement physique
vivent-ils ?


 

Depuis les dernières années, l’environnement physique dans lequel grandissent les tout-petits s’est amélioré à certains égards. Nous avons fait des GAINS collectivement.

Logement

La situation du logement s’est améliorée de 2001 à 2016, en particulier en ce qui concerne les logements non abordables. La proportion d’enfants de 0 à 5 ans qui habitent dans un logement non abordable est passée de 19,8 % à 13,6 % pendant cette période.

Source : Statistique Canada, Recensements, 2001, 2006 et 2016, adapté par l’Institut de la statistique du Québec.

Les caractéristiques du logement peuvent influencer le développement des tout-petits. Par exemple, le coût élevé du logement augmente le risque de vivre de l’insécurité alimentaire et de connaître du stress, ce qui influence négativement le développement. Par ailleurs, vivre dans un logement inadéquat rend un tout-petit plus susceptible de connaître des troubles cognitifs, langagiers ou socioaffectifs.

Sécurité du quartier

92,4 % des enfants qui fréquentaient une maternelle en 2016-2017 habitaient dans un quartier où ils pouvaient jouer dehors durant la journée en toute sécurité.


 

Certaines réalités caractérisant l’environnement physique des tout-petits constituent toutefois des RISQUES pour certains d’entre eux.

Quartier peu sécuritaire

La perception de sécurité du quartier varie toutefois selon le niveau de scolarité des parents et le revenu familial.

24,3 % des tout-petits en âge de fréquenter la maternelle dont les parents n’ont aucun diplôme habitent dans un quartier perçu comme peu sécuritaire par ces derniers. Cette proportion est de 10,4 % chez ceux dont au moins un parent a un diplôme universitaire.

Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le parcours préscolaire des enfants de maternelle (EQPPEM) 2017.

Déménagements

44,8 % des tout-petits de la maternelle dont les parents n’ont aucun diplôme ont déménagé deux fois ou plus dans les cinq dernières années. Chez l’ensemble des tout-petits qui fréquentaient une maternelle en 2016-2017, c’était seulement 17,6 %.

Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le parcours préscolaire des enfants de maternelle (EQPPEM) 2017.

Les déménagements fréquents pendant la petite enfance ont été associés à des difficultés émotives et sociales. La proportion d’enfants considérés comme étant vulnérables dans au moins un domaine de développement est plus élevée chez ceux dont les parents ont déménagé deux fois ou plus dans les cinq années précédant l’enquête que ceux ayant déménagé une fois ou moins.

Précisons que le déménagement peut également être associé à un autre événement potentiellement stressant pour l’enfant, par exemple la séparation des parents, la recomposition familiale ou encore l’arrivée d’un nouveau bébé dans la famille.

Il est possible d’agir

Nous disposons de leviers collectifs pour agir sur l’environnement physique des tout-petits dont l’efficacité a été montrée par la pratique sur le terrain et la recherche scientifique, au Québec et à l’international.

Voici quelques exemples:

Assurer un soutien financier aux familles défavorisées sur le plan économique est une mesure qui permet d’améliorer les conditions de vie des tout-petits. Elle est particulièrement efficace lorsqu’elle permet de cibler en priorité les régions ou les quartiers marqués par de fortes proportions de familles à faible revenu. L’investissement dans les programmes de logements abordables pour les familles permet d’offrir aux tout-petits un milieu de vie sécuritaire et soutenant, tout en ayant un impact sur la situation économique des familles et l’insécurité alimentaire. Il en va de même pour la bonification des subventions de soutien au logement ainsi que pour la mise en place de coopératives d’habitation. Renforcer les sanctions aux propriétaires ne respectant pas les règlements sur la salubrité des logements contribue aussi à améliorer les environnements physiques dans lesquels grandissent les tout-petits. Une telle mesure serait particulièrement efficace pour aider les familles vulnérables sur le plan matériel, qui sont plus susceptibles de déménager fréquemment malgré elles, ce qui peut ébranler la stabilité nécessaire au bon développement des jeunes enfants.

Développer des aires de jeu sécuritaires et accessibles au sein des municipalités de toutes les tailles constitue une action jugée efficace pour améliorer les environnements physiques dans lesquels grandissent les tout-petits. Cette mesure est particulièrement efficace si elle tient compte de la réalité des différents milieux (ruraux, périurbains, urbains) et qu’elle s’accompagne d’une diffusion d’informations sur l’emplacement des aires de jeu. Des démarches comme celles de « Prendre soin de notre monde » sont des avenues pouvant être empruntées pour améliorer les environnements physiques des tout-petits. Cette initiative vise précisément le développement d’environnements favorables à la santé et à la qualité de vie des familles dans les municipalités du Québec. Par ailleurs, des projets comme « Dans ma rue, on joue » de la Ville de Beloeil représentent un moyen concret permettant de favoriser le jeu libre des enfants à l’extérieur, particulièrement en milieu urbain.

Certaines de ces mesures sont déjà en place au Québec. Elles devraient être maintenues et consolidées pour préserver les progrès qui ont été faits dans ce domaine.


Comment l’application de ces mesures pourrait-elle être améliorée ? D’autres mesures seraient-elles à envisager ? Nous espérons que ce portrait de la situation contribuera à la réflexion entourant ces questions.

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