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Violence et
maltraitance

Les tout-petits québécois sont-ils à l’abri ?

Les tout-petits pourraient être plus vulnérables à la maltraitance que les enfants plus vieux puisqu’ils sont moins exposés au regard extérieur. En effet, ils se retrouvent parfois isolés à la maison contrairement aux enfants plus âgés qui fréquentent une école.

Les tout-petits québecois sont-ils à l’abri?
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Maltraitance
« Toute la société sera gagnante lorsque tous les enfants et les jeunes seront traités avec bienveillance partout et en tout temps, quels que soient la couleur de leur peau, leur orientation sexuelle, leur milieu de vie ou les difficultés qu’eux-mêmes ou leur famille traversent »
Régine Laurent
présidente de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse
Commission Laurent : clôture des audiences et dépôt de deux rapports
Maltraitance
« La meilleure façon d’améliorer la protection de la jeunesse, c’est de faire en sorte que les enfants n’aient pas besoin de s’y rendre. La prévention est au cœur des préoccupations de l’ensemble des commissaires. Si un jour on pouvait diminuer de moitié les signalements retenus parce que la famille et l’enfant ont été soutenus au moment où une fragilité a été détectée, je pense qu’on pourrait éviter des passages à la protection de la jeunesse et beaucoup de parcours du combattant. »
André Lebon
Vice-président de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse
Face à face André Lebon
Maltraitance
« Il nous faut revenir à des portes d’entrée sociales. Cet accueil social doit se déployer dans tous les services où se trouvent les jeunes et les familles afin de permettre la détection et la prise en charge rapides des problèmes sociaux. »
Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec

Mémoire de l'Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec
Maltraitance
« Québec obtiendra bientôt de la commission présidée par Régine Laurent un plan d’action détaillé pour mieux protéger nos enfants. Nommer un ange gardien [pour les enfants vulnérables] serait aussi une excellente façon de venir à bout des obstacles qui, forcément, se dresseront sur le chemin des espoirs de changement. »
Alexandre Sirois
Éditorialiste à LaPresse.ca
Les enfants aussi ont besoin d'un ange gardien
Maltraitance
« Pour trouver des solutions, il faut d’abord reconnaître collectivement qu’il y a un problème. Je crois sincèrement [...] que lorsqu’il s’agit de protéger nos enfants, le Sénat a lui aussi un rôle à jouer, un rôle que je nous invite tous à jouer. »
Chantal Petitclerc
Sénatrice
Déclaration sur le bien-être des jeunes au Canada le 20 février 2020
Maltraitance
« Le temps est venu, plus que jamais, de donner une véritable voix forte aux enfants parmi les plus vulnérables de notre société. Cette fois, selon moi, cela passe par la création d’une personne investie de cette responsabilité au plan national, un directeur national de protection de la jeunesse. »
Jean-Pierre Hotte, président d'Avenir d'enfants
Redonne une voix aux enfants vulnérables
Mémoire déposé devant la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse
Maltraitance
« Diminuer le stress familial en préconisant l'accès à des logements abordables, des mesures de soutien économique aux familles défavorisées, a assurément des effets préventifs contre la maltraitance. »
Fannie Dagenais
Directrice de l'Observatoire des tout-petits
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Maltraitance
« [...] c'est un enjeu systémique. Parce que le filet de sécurité sociale que représente la protection de la jeunesse, c'est une chose. Mais dans toutes les situations qu'on a vues, incluant la petite fille de Granby, il y a l'école, les services sociaux de périnatalité, tout ce qui a été fait depuis le début, ou pas, ou mal fait. »
André Lebon
Vice-président, Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse
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Maltraitance
« On a souvent tendance à penser que la maltraitance, c’est d’abord une responsabilité individuelle. […] De façon générale, on sait que les conditions de vie des parents ont une influence, et c’est pourquoi ce n’est pas que l’affaire des DPJ : on peut agir collectivement pour prévenir les situations de maltraitance. »
Fannie Dagenais
Directrice de l'Observatoire des tout-petits
Écoutez l'entrevue
Maltraitance
« Serions-nous prêts à renoncer, le temps de redresser nos services et programmes envers ces enfants, à nos priorités habituelles d’urgence en santé pour réclamer de meilleures urgences sociales ? »
Camil Bouchard
Professeur retraité de psychologie communautaire de l’UQAM et auteur d’Un Québec fou de ses enfants
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Maltraitance
« En 2018, au Québec, près de 35 000 enfants ont été pris en charge par la DPJ. Si une maladie physique atteignait une aussi grande proportion d’enfants, on injecterait des millions pour trouver des traitements efficaces, vous ne pensez pas ? »
Marie-Hélène Gagné
Professeure titulaire à l’école de psychologie de l’Université Laval
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Maltraitance
« Le développement de notre capital humain passe non seulement par le recours à l'immigration, sur lequel nos dirigeants d'entreprises ont beaucoup insisté ces dernières années, mais aussi sur la réalisation à long terme du plein potentiel de nos enfants. Et les résultats de ce rapport scientifique sur la maltraitance montrent que nous avons encore beaucoup de croûtes à manger dans ce dernier domaine. »
Pierre Fortin
Économiste et auteur
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Maltraitance
« J’ai tellement souvent répété durant mes années d’intervention que le meilleur parent n’est pas celui qui réussit à répondre à tous les besoins de son enfant, mais bien celui qui, au besoin, est capable d’aller chercher de l’aide quand il se sent dépassé. »
Solène Bourque
Psychoéducatrice et auteure
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Maltraitance
« Le Québec en sait assez pour agir dès maintenant dans le but de prévenir la maltraitance des jeunes enfants. »
Marie-Hélène Gagné
Titulaire de la Chaire de partenariat en prévention de la maltraitance
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Maltraitance
« Mon souhait, c'est que les familles puissent disposer de services et d'une réponse à leurs besoins au moment où elles en expriment le besoin. Qu'elles sachent qu'elles peuvent compter sur les services qu'elles vont trouver. »
Marie Rhéaume
Directrice générale, Réseau pour un Québec Famille
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Maltraitance
« On ne veut pas que cette campagne se limite à une première page dans les journaux. Demandons-nous plutôt de combien voulons-nous réduire ces chiffres dans dix ans, quel objectif national nous donnons-nous et quels sont les moyens pour y arriver. »
Camil Bouchard
Consultant, professeur-chercheur, UQAM
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Maltraitance
« L’isolement social est plus frappant qu’avant. Les parents perdent pied quand il y a trop de pression. Trop de pauvreté. Trop de précarité. Il faut offrir du soutien à ceux qui en ont besoin plutôt que de les regarder et de les juger. »
Michelle Dionne
Directrice de la Protection de la Jeunesse, Montréal
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Maltraitance
« Nous interpellons les Québécois de tous les secteurs de la société à se mobiliser. Ensemble, agissons pour assurer le bien-être des tout-petits et permettre à chacun d’eux de rêver, de réaliser son plein potentiel et de dessiner le monde de demain. »
24 signataires du milieu des affaires, de la petite enfance, de l’éducation, de la santé ainsi que du monde communautaire et municipal
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Maltraitance
« Rappelons-nous, nous appartenons à une collectivité : nous avons tous le devoir de mettre en place des structures pour que cette situation inacceptable cesse, maintenant. N’oublions pas, le village, c’est nous ! »
Julie Philippon
Auteure, blogueuse, conférencière
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Maltraitance
« Et c'est là que se trouve aussi notre responsabilité collective. Le plus souvent, nous vivons dans notre bulle sans voir la détresse qui sévit juste là, sous notre nez, chez le voisin. En ouvrant un peu plus les yeux à ce qui se passe autour de nous, qui sait si on ne préviendra pas d'autres drames. »
Patrick Duquette
Chroniqueur, Le Droit
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Maltraitance
« Les parents ne demandent pas la lune. Ils sont prêts à faire de nombreux sacrifices pour donner toutes les chances à leur enfant de s'épanouir. Tout ce qu'ils souhaitent, c'est qu'il y ait une porte où cogner lorsque les choses ne se passent pas selon le scénario idéal. Et qu'il y ait quelqu'un de l'autre côté qui ouvre cette porte. »
Marie Rhéaume et Raymond Villeneuve
Directrice générale et Président, Réseau pour un Québec Famille
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Faits saillants

Qu’est-ce que la maltraitance?

La maltraitance à l’endroit des enfants inclut toute forme de négligence ou d’abus pouvant avoir des conséquences sur la sécurité, le développement ou l’intégrité physique ou psychologique d’un enfant. Il peut s’agir autant de l’absence de réponse à ses besoins que d’actes dirigés contre lui.

Au Québec, les situations de maltraitance visées par la Loi sur la protection de la jeunesse englobent l’abandon, la négligence, les mauvais traitements psychologiques, les abus sexuels et les abus physiques.

Pourquoi faut-il s’en préoccuper?

Les impacts de la maltraitance sont plus importants chez les jeunes enfants en raison de leur plus grande vulnérabilité et de leur dépendance à l’égard des adultes pour les soins quotidiens et la réponse à leurs besoins de base.

Que nous apprennent les données recueillies auprès des services de protection?

Le taux de signalements jugés fondés en 2015-2016 témoigne d’une augmentation de 27 % en comparaison de l’année 2007-2008.

Évolution des signalements jugés fondés

Nombre de signalements pour 1000 enfants de 0 à 5 ans
Graphique-ÉVOLUTION DES SIGNALEMENTS DE NÉGLIGENCE JUGÉS FONDÉS
Évolution des signalements
jugés fondés selon la forme de maltraitance

Que nous apprennent les enquêtes menées auprès des familles?

Les enquêtes menées auprès des familles nous renseignent sur les conduites parentales à caractère violent. Même si ce ne sont pas toutes ces conduites qui portent atteinte à l’intégrité physique ou psychologique de l’enfant, elles peuvent affecter son développement. Elles augmentent aussi le risque de maltraitance à son égard.

En 2012, quelle proportion d’enfants de 0 à 5 ans a été victime…

de violence physique sévère au moins une fois dans la dernière année?

4,3 %

de violence physique mineure de façon répétée (3 fois ou plus) dans la dernière année

16,9 %

d’agressions psychologiques répétées (3 fois ou plus) dans la dernière année?

43,8 %

Existe-t-il des facteurs de risque connus?

Certains facteurs pourraient augmenter le risque qu’un enfant soit victime de maltraitance.

Peut-on agir collectivement pour prévenir la maltraitance?

Il existe des solutions. Plusieurs mesures sociales ont démontré leur efficacité ou se sont avérées prometteuses pour prévenir la maltraitance.

De telles mesures existent-elles au Québec?

Certaines mesures existent déjà au Québec et devraient être préservées. Cependant, leur application n’est pas toujours optimale et pourrait être améliorée.

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