Observatoire des tout-petits

Données d’enquête
? Les données d’enquête sont des renseignements recueillis auprès d’un groupe de personnes qui présentent des caractéristiques spécifiques, comme les parents d’enfants de 0 à 5 ans ou les enfants fréquentant la maternelle.

Concomitance annuelle des formes de violence conjugale envers la mère, envers le père auxquelles les enfants de 6 mois à 5 ans ont été exposés

Mis à jour le 29 mars 2021

Définition de l’indicateur

Nombre d'enfants âgés de 6 mois à 5 ans selon le nombre de formes différentes de violence conjugale envers la mère/le père auxquelles ils ont été exposés parmi l'ensemble des enfants âgés de 6 mois à 5 ans.

Notes importantes sur la définition

L’exposition à la violence conjugale fait référence aux enfants qui ont connaissance ou qui sont témoins d’actes de violence conjugale à l'endroit du parent (mère/père) de la part d'un partenaire ou d'un ex-partenaire amoureux. 

La concomitance annuelle de l’exposition des enfants à la violence conjugale a été mesurée par le nombre (0, 1, 2, 3 et plus) de formes différentes de violence conjugale (physique, sexuelle, psychologique et verbale, de contrôle, financière) auxquelles l’enfant a été exposé, envers la mère lorsque celle-ci était la répondante, et envers le père lorsque celui-ci était le répondant. 

Données provinciales

 
 

Source des données

Institut de la statistique du Québec, La violence familiale dans la vie des enfants du Québec, 2018.

Faits saillants provinciaux

La vaste majorité des enfants québécois de 6 mois à 5 ans (95 %) n’ont pas été exposés à de la violence conjugale envers la mère en 2018. Environ 3,8 % ont été exposés à une forme, 1,3 %* à deux formes et 0,3 %** à trois formes ou plus.
La vaste majorité des enfants québécois de 6 mois à 5 ans (96 %) n’ont pas été exposés à de la violence conjugale envers le père en 2018. La proportion des enfants de ce groupe d'âge qui a été exposée à trois formes de violence conjugale ou plus envers le père est quasi-inexistante.

Auteur des faits saillants provinciaux

Institut de la statistique du Québec

Notes importantes

En raison de la taille réduite de l’échantillon des mères d’enfants âgés de 6 mois à 5 ans et surtout de celui des pères d’enfants du même groupe d’âge, il est possible que certaines estimations aient un coefficient de variation (CV) élevé et, de ce fait, qu’elles soient moins précises. Ainsi, lorsque le coefficient de variation est élevé, il faut user de prudence dans l’interprétation des données. Télécharger le tableau des données provinciales pour plus d'information.
 
L’indicateur de violence conjugale envers la mère est différent de celui de la violence conjugale envers le père; ces indicateurs mesurent deux concepts différents, qui ne sont pas directement comparables.

Quels sont les effets pour les tout-petits?

Dans la population générale, les enfants d’âge préscolaire sont particulièrement à risque d’être exposés aux conduites à caractère violent entre conjoints qui surviennent dans la famille.

Tout comme pour les enfants plus âgés, les tout-petits exposés aux conduites à caractère violent entre conjoints sont susceptibles de développer divers troubles internalisés (ex. : dépression, anxiété) et externalisés (troubles de la conduite, agressivité), et ce, peu importe la forme de violence conjugale à laquelle ils sont exposés. Par contre, ils se montrent plus vulnérables au stress post-traumatique que les enfants plus âgés. De plus, il semble que plus l’exposition survient tôt dans la vie de l’enfant, plus les impacts sont importants sur les risques éventuels de décrochage scolaire et d’agressivité dans les relations avec les pairs, la fratrie et les figures d’autorité. Certaines études montrent par ailleurs que la qualité de la relation entre le parent et l’enfant d’âge préscolaire, et particulièrement avec la mère, offre une protection contre les impacts négatifs de l’exposition aux conduites à caractère violent entre conjoints. En retour, l’attachement parent-enfant et les pratiques parentales positives ne sont pas toujours faciles dans les situations de violence conjugale et sont étroitement affectés par les conditions de vie des familles et l’absence de soutien social.

Recension

Chaire de recherche du Canada sur la violence faite aux enfants

Rédaction

Chaire de recherche du Canada sur la violence faite aux enfants

Références

Chang, Y-C. et Yeung, J.W-K. (2009). Children living with violence within the family and its sequel : A meta-analysis from 1995-2006. Aggression and Violent Behavior, 14, 313-322.

Howell, K. H., Barnes, S. E., Miller, M. E., Graham-Bermann, S. A. (2016). Developmental variations in the impact of intimate partner violence exposure during childhood. Journal of Injury & Violence, 8(1), 43-57.

Letourneau, N. L., Fedick, C. B. et Willms, J. D. (2007). Mothering and domestic violence : A Longitudinal Analysis. Journal of Family Violence, 22, 649-659.

Levendosky, A., Huth-Bocks, A., Shapiro, D. et Semel, M. (2003). The impact of domestic violence on the maternal–child relation-ship and preschool-age children’s functioning. Journal of Family Psychology, 17(3), 275–287.

Wolfe, D. A., Crooks, C. V., Lee, V., McIntyre-Smith, A. et Jaffe, P. G. (2003). The effects of children’s exposure to domestic violence : A meta-analysis and critique. Clinical Child & Family Psychology Review, 6,171–187.

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