Observatoire des tout-petits

Données d’enquête
? Les données d’enquête sont des renseignements recueillis auprès d’un groupe de personnes qui présentent des caractéristiques spécifiques, comme les parents d’enfants de 0 à 5 ans ou les enfants fréquentant la maternelle.

Proportion de mères/pères d'enfants âgés de 5 ans ou moins qui croient qu’il devrait y avoir une loi qui permet aux parents d’employer la force pour corriger un enfant

Mis à jour le 24 février 2016

Définition de l’indicateur

Nombre de mères/pères d’enfants âgés de 5 ans et moins qui croient qu’il devrait y avoir une loi qui permet aux parents d’employer la force pour corriger un enfant parmi l’ensemble des mères/pères d’enfants âgés de 5 ans ou moins.

Notes importantes sur la définition

Il s'agit des enfants de 0 à 5 ans en 2004 et de 6 mois à 5 ans en 2012 et en 2018.

Étant donné que les enfants âgés de moins de 6 mois sont exclus de la population visée dans les éditions de 2012 et de 2018 de l’enquête, des vérifications ont été effectuées et les résultats des comparaisons ne sont pas affectés par le changement de couverture. 

Données provinciales

 
 

Source des données

Institut de la statistique du Québec, La violence familiale dans la vie des enfants du Québec, 2004 et 2012.

Faits saillants provinciaux

La proportion de mères d'enfants âgés de 5 ans ou moins qui croient qu'il devrait y avoir une loi qui permet aux parents d’employer la force pour corriger un enfant a diminué en 2018 par rapport au niveau de 2004 (7 % c. 17 %)*. Un constat similaire est fait chez les pères (10 %* c. 21 %). Tout comme en 2004, on n’observe pas de différence statistiquement significative entre les proportions de mères et de pères qui sont en faveur d’une telle loi en 2018. Une telle différence avait cependant été observée en 2012, alors que les pères se montraient plus favorables à une telle loi que les mères (13 % c. 8 %). Il apparaît que la majorité des mères et des pères d'enfants âgés de 5 ans ou moins ne sont pas en faveur d’une loi permettant aux parents d’employer la force pour corriger un enfant**.

Auteur des faits saillants provinciaux

Institut de la statistique du Québec

Notes importantes

*Données des catégories « Fortement d'accord » et « Plutôt d'accord » regroupées.

**Données des catégories « Plutôt en désaccord » et « Fortement en désaccord » regroupées.

En raison de la taille réduite de l’échantillon des mères d’enfants âgés de 5 ans ou moins et surtout de celui des pères d’enfants de ce groupe d’âge, il est possible que certaines estimations aient un coefficient de variation (CV) élevé (plus de 15 %) et, de ce fait, qu’elles soient moins précises. Cela signifie aussi que les tests statistiques pourraient être moins puissants et ne permettent pas de déceler de différence significative alors qu’en réalité, il y en a. Ainsi, lorsque le coefficient de variation est élevé, il faut user de prudence dans l’interprétation des données.

Quels sont les effets pour les tout-petits?

Les attitudes parentales à l’égard de la discipline physique incluent trois dimensions interreliées, de nature cognitive, émotive et comportementale.

Ainsi, la manière dont les parents se représentent les punitions corporelles comme méthodes disciplinaires est fortement empreinte d’émotions liées à leurs expériences passées, ce qui en retour oriente leurs actions. À cet effet, les études montrent que les parents ayant vécu des punitions corporelles dans l’enfance sont plus susceptibles d’adopter des attitudes favorables à l’égard de ces stratégies et sont, en retour, plus nombreux à y recourir dans l’éducation de leurs enfants; les tout-petits étant particulièrement à risque d’en être victimes. Les attitudes d’attribution jouent également un rôle central dans l’explication des conduites de punitions corporelles; par exemple, les parents ayant tendance à justifier le recours aux punitions corporelles en attribuant le blâme à l’enfant ou à la situation sont plus à risque d’y recourir. Alors que l’influence des attitudes parentales face à la punition corporelle sur le développement des enfants est plus distale, et généralement évaluée par le biais de leurs conduites disciplinaires, les attitudes parentales attributives ont fait l’objet de plusieurs études qui ont montré leur rôle sur les attributions hostiles et les troubles externalisés chez le jeune enfant.

Recension

Chaire de recherche du Canada sur la violence faite aux enfants

Rédaction

Chaire de recherche du Canada sur la violence faite aux enfants

Références

Chamberland, C. (2003). Violence parentale et conjugale. Des réalités plurielles, multidimensionnelles et interreliées. Sainte-Foy : Presses de l’Université du Québec.

Cocalillo, S., Miller, N. V., et Johnston, C. (2015). Mother and father attributions for child misahvior : relations to child internalizing and externalizing problems. Journal of Social and Clinical Psychology, 34(9), 788-808.

Healy, S.J., Murray, L., Cooper, P. J., Hughes, C. et Halligan, S. L. (2015). A Longitudinal investigation of maternal influences on the development of child hostile attributions and aggression. Journal of Clinical Child & Adolescent Psychology, 44(1), 80-92.

Nix, R.L., Pinderhughes, E. E., Dodge, K. A., Bates, J. E., Pettit, G. S., et McFadyen-Ketchum, S. A. (1999). The relation between mothers' hostile attribution tendencies and children's externalizing behavior problems : The mediating role of mothers' harsh discipline practices. Child Development, 70(4), 896-909.

Stith, S. M., Liu, T., Davies, L. C., Boykin, E. L., Alder, M. C., Harris, J. M., Dees, J. E. M. E. G. (2009). Risk factors in child maltreatment: A meta-analytic review of the literature. Aggression and Violent Behavior, 14(1), 13-29.

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