La prévention de la violence : un enjeu de santé publique selon Horacio Arruda
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Le 8e rapport du directeur national de santé publique qui vient d’être publié dresse un portrait de la violence au Québec et ses conséquences sur la santé des individus, en plus de présenter des stratégies de prévention. On y apprend entre autres que, pour prévenir la violence, il faut intervenir dès les premiers stades de la vie.
Élaboré conjointement par la Direction générale de la santé publique et l’Institut national de santé publique du Québec, le rapport intitulé La prévention de la violence au Québec : une responsabilité individuelle et collective présente la violence comme un enjeu de santé publique.
En 2016, un Québécois sur quatre a révélé avoir vécu une première expérience de violence avant l’âge de 16 ans. En partant du constat que la violence subie durant l’enfance est un facteur associé à un plus grand risque d’en être victime ou l’auteur à l’âge adulte, le rapport conclut notamment qu’il importe d’agir le plus précocement possible afin de prévenir la violence de façon efficace. Rappelons que selon le dossier de l'Observatoire des tout-petits intitulé Les tout-petits québécois sont-ils à l'abri ?, plusieurs mesures sociales ont démontré leur efficacité ou se sont avérées prometteuses pour prévenir la maltraitance chez les tout-petits.
Intervenir en amont
Le Québec a déjà pris de nombreuses initiatives afin de contrer la violence, notamment en ce qui concerne la maltraitance des enfants. Mais le rapport fait mention d’autres stratégies de prévention concernant les familles, telles que :
- soutenir les parents (ex. : visites à domicile, enrichissement des pratiques parentales) ;
- promouvoir des environnements favorables aux familles (ex. : politiques de conciliation travail-famille, accès à un logement abordable) ;
- favoriser le développement des enfants dans d’autres milieux de vie (ex. : maternelles 4 ans, services de garde éducatifs).
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