L’accès aux sages-femmes protégerait les bébés à naître

Les femmes enceintes à faible revenu suivies par des sages-femmes pendant leur grossesse auraient moins de risque d’accoucher de bébés de faible poids et de bébés prématurés, par rapport à celles suivies par leur médecin de famille ou par un gynécologue-obstétricien. C’est ce que dévoile une étude d’envergure publiée dans le British Medical Journal au début du mois.
D’après la littérature scientifique, les bébés de femmes enceintes à faible revenu sont plus à risque de souffrir de complications à la naissance. Selon les chercheurs de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC), ces résultats démontrent donc l’importance de politiques publiques qui faciliteraient l’accès aux sages-femmes pour cette population vulnérable.
L’étude démontre également que les résultats obtenus sont significatifs, indépendamment des autres facteurs de risque comme :
- Le statut de la grossesse (à risque ou non) et des grossesses antérieures ;
- L’année de l’accouchement ;
- Le fait de recevoir ou non de l’assurance sociale ;
- L’usage de tabac pendant la grossesse ;
- La santé mentale de la mère durant la grossesse ;
- Le statut socio-économique du quartier de résidence de la mère.
Les auteurs soulignent que davantage de recherches sont encore nécessaires pour identifier les mécanismes exacts qui expliqueraient la relation entre le suivi par une sage-femme et les meilleurs indicateurs de santé à la naissance. Ils proposent l’hypothèse que les sages-femmes passent plus de temps avec les patientes, ce qui leur permettrait de mieux les conseiller et les outiller pour qu’elles prennent mieux soin d’elles-mêmes pendant la grossesse.
Ces résultats ont été obtenus en analysant les données de quelque 57 872 femmes enceintes à faible revenu résidant en Colombie Britannique et ayant donné naissance à un seul enfant à la fois, entre 2005 et 2012.
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