Observatoire des tout-petits

Proportion d'enfants de 6 mois à 5 ans dont la mère a subi une ou plusieurs formes concomitantes de violence de la part d'un(e) partenaire intime en période périnatale

Mis à jour le 1 avril 2026

Définition de l’indicateur

La concomitance des formes de violence exercées par un(e) partenaire intime en période périnatale, telle que rapportée par les mères biologiques, correspond à l'exposition à une ou plusieurs formes de violence perpétrées par un(e) partenaire intime ou ex-partenaire entre le début de la grossesse et les deux ans de l'enfant. Les formes de violence sont : psychologique (insulter, menacer, intimider, suivre la personne, harceler par téléphone ou sur les médias sociaux), physique (pousser, frapper, étrangler) ou sexuelle (forcer l'autre à avoir des relations sexuelles ou tenter de le faire).

Données provinciales

 
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Notes graphiques

* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.

** Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.

Source des données

Institut de la statistique du Québec, Enquête sur la violence et la négligence familiales dans la vie des enfants du Québec, 2024.

Faits saillants provinciaux

Selon l'Enquête sur la violence et la négligence familiales dans la vie des enfants du Québec menée en 2024, la mère de 8,8 % des enfants (environ 40 900) a été la cible d’une seule forme de violence périnatale. Ce pourcentage est moindre dans les cas où il y a eu deux (2,6 %*) ou trois (0,7 %**) formes de violence envers la mère.

Quels sont les effets pour les tout-petits?

La violence conjugale est généralement définie comme une série d’actes répétitifs, qui se font de plus en plus nombreux à travers le temps. Ces actes comprennent les agressions psychologiques, verbales, physiques et sexuelles ainsi que les actes de domination économique. La violence conjugale constitue un moyen pour l’agresseur de dominer l’autre personne et d’affirmer son pouvoir sur elle.

Cette violence a des conséquences pour la santé et le bien-être des femmes enceintes, telles que des blessures physiques, de la dépression, de l’anxiété, un état de stress post-traumatique, de l’isolement social, des problèmes de consommation, et des idées suicidaires. Elle nuit également à l’expérience de la maternité et à l’attachement mère-enfant.

La violence conjugale se produit dans une période névralgique pour le développement du fœtus et du nourrisson. Elle peut causer des dommages au placenta et augmenter la probabilité de fausse couche, d’accouchement avant terme ou de faible poids à la naissance. Elle est aussi susceptible de nuire au développement cognitif, moteur et relationnel du nourrisson et de l’enfant.

Rédaction

Observatoire des tout-petits

Références

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