Proportion d'enfants de 6 mois à 5 ans dont la mère a subi de la violence de la part d'un(e) partenaire intime en période périnatale selon les antécédents de violence et de négligence vécus par la mère durant l'enfance
Définition de l’indicateur
La violence exercée par un(e) partenaire intime en période périnatale est rapportée par les mères biologiques d’enfants de 6 mois à 5 ans selon les antécédents de violence et de négligence de la mère durant l'enfance . Elle examine le lien statistique entre les expériences de violence ou de négligence vécues par la mère durant sa propre enfance et la violence subie de la part d'un(e) partenaire intime entre le début de la grossesse et les deux ans de l'enfant.
Données provinciales
Notes graphiques
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
Source des données
Institut de la statistique du Québec, Enquête sur la violence et la négligence familiales dans la vie des enfants du Québec, 2024.
Faits saillants provinciaux
D'après l'Enquête sur la violence et la négligence familiales dans la vie des enfants du Québec menée en 2024, la violence entre partenaires intimes commise durant la période périnatale des enfants de 6 mois à 5 ans est plus fréquente chez les mères qui affirment avoir été témoins de violence entre partenaires intimes, ou avoir été victimes de violence ou de négligence parentale durant leur enfance comparativement aux mères dont ce n’est pas le cas.
Plus précisément, les mères ayant été témoins de violence entre partenaires intimes durant leur enfance présenteraient un taux de violence exercée par un(e) partenaire intime en période périnatale de 19,5 % comparativement à 8,5 % pour celles qui n'ont pas été témoins de telle violence. Pour les mères ayant subi de la violence parentale durant leur enfance, ce taux serait de 16,7 % comparativement à 7,6 % pour celles qui n'ont pas été victimes de violence parentale. Enfin, pour les mères ayant vécu de la négligence durant leur enfance, le taux atteindrait 28,3 %* comparativement à 10,6 % pour celles qui n'ont pas été négligées.
Quels sont les effets pour les tout-petits?
La violence conjugale est généralement définie comme une série d’actes répétitifs, qui se font de plus en plus nombreux à travers le temps. Ces actes comprennent les agressions psychologiques, verbales, physiques et sexuelles ainsi que les actes de domination économique. La violence conjugale constitue un moyen pour l’agresseur de dominer l’autre personne et d’affirmer son pouvoir sur elle.
Cette violence a des conséquences pour la santé et le bien-être des femmes enceintes, telles que des blessures physiques, de la dépression, de l’anxiété, un état de stress post-traumatique, de l’isolement social, des problèmes de consommation, et des idées suicidaires. Elle nuit également à l’expérience de la maternité et à l’attachement mère-enfant.
La violence conjugale se produit dans une période névralgique pour le développement du fœtus et du nourrisson. Elle peut causer des dommages au placenta et augmenter la probabilité de fausse couche, d’accouchement avant terme ou de faible poids à la naissance. Elle est aussi susceptible de nuire au développement cognitif, moteur et relationnel du nourrisson et de l’enfant.
Rédaction
Observatoire des tout-petitsRéférences
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