Taux d'enfants de 0 à 5 ans ayant une prise en charge active au 31 mars, selon le milieu de vie
Définition de l’indicateur
Rapport du nombre d'enfants de 0 à 5 ans ayant une prise en charge active au 31 mars de l'année concernée, selon qu'ils font ou non l'objet d'un placement (enfants faisant l'objet d'un placement/enfants suivis dans leur milieu familial) au 31 mars de l'année concernée, au nombre total d'enfants de 0 à 5 ans dans la population québécoise.
Notes importantes sur la définition
Données provinciales
Notes graphiques
« Ressource de type familial » est le terme utilisé pour désigner les familles d’accueil.
Ces données correspondent aux prises en charge actives, et non aux nouvelles prises en charge. En d’autres termes, il s’agit des enfants qui sont pris en charge à un moment ou à un autre dans l’année, et non des nouveaux enfants qui sont pris en charge chaque année. Un même enfant peut donc être comptabilisé plusieurs fois, d’année en année, si sa prise en charge s’étend sur une longue période.
Source des données
Tableau de bord – Bilan DPJ PROD – Power BI, MSSS : dernière mise à jour, 31 mars 2024; Institut de la statistique du Québec, estimations et projections de population : série produite en juillet 2023, révisée en novembre 2023.
Faits saillants provinciaux
Au 31 mars 2024, 8,1 enfants 0 à 5 ans pour 1 000 de qui étaient pris en charge par la DPJ continuaient à vivre avec leurs parents et étaient suivis dans leur milieu familial. Depuis 2018, ce taux a augmenté de 30 %.
Par ailleurs, 3,4 enfants de 0 à 5 ans pour 1 000 étaient placés dans une famille d’accueil, une augmentation de 17 % depuis 2018.
Auteur des faits saillants provinciaux
Observatoire des tout-petits, validé par le ministère de la Santé et des Services sociauxNotes importantes
Quels sont les effets pour les tout-petits?
La maltraitance inclut l’abandon, la négligence, les mauvais traitements physiques et psychologiques ainsi que les abus sexuels.
La négligence traduit des besoins non satisfaits au sein des familles et des communautés. En d’autres termes, elle découle généralement d’une absence de réponse aux besoins d’un enfant, faute de ressources, plutôt que d’abus ou de violence dirigés contre lui. Plus la maltraitance survient tôt, plus ses conséquences sont importantes. Elle peut avoir des effets sur le développement du langage et causer des problèmes d’attention et de mémoire. Sur le plan socioaffectif, la maltraitance peut augmenter les risques de développer de l’anxiété, des comportements dépressifs et une faible estime de soi. Elle peut également être associée à de la colère, à de l’agressivité et à de la difficulté à contrôler ses émotions. En ce qui concerne le développement physique, les bébés ayant été secoués peuvent présenter des modifications de la structure de leur cerveau ainsi que des dommages neurologiques permanents.
De plus, de nombreuses études ont démontré que les expériences vécues durant la petite enfance, comme la maltraitance ou la pauvreté, modifient le cerveau des tout-petits, faisant en sorte que certaines structures sont sous-développées, alors que d’autres sont surdéveloppées.
Les conséquences de la maltraitance durant l’enfance peuvent persister à long terme. En effet, elle est associée à des comportements anxieux et dépressifs, au décrochage scolaire, à l’abus de substances, à des troubles alimentaires, à de la violence dans les relations intimes ainsi qu’à des idées suicidaires.
Recension
Observatoire des tout-petitsRédaction
Observatoire des tout-petitsRéférences
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