Proportion d’enfants de 6 mois à 5 ans dont la mère biologique aurait été victime de violence conjugale de manière concomitante durant la période périnatale de l’enfant
Définition de l’indicateur
Nombre d'enfants âgés de 6 mois à 5 ans selon le nombre de formes (0, 1, 2, 3 et plus) différentes de violence conjugale (physique, sexuelle, psychologique et verbale, de contrôle, financière) dont la mère biologique aurait été victime durant la période périnatale de l'enfant parmi l'ensemble des enfants âgés de 6 mois à 5 ans.
Notes importantes sur la définition
Période périnatale : Durant la grossesse ou entre la naissance de l'enfant et son deuxième anniversaire.
La violence conjugale en période périnatale a été évaluée à l'aide de onze questions.
Dans un premier temps, les questions ont été posées pour évaluer la présence de violence conjugale subie par la mère biologique selon cinq formes de violence (physique, sexuelle, psychologique et verbale, de contrôle, financière) pendant qu'elle était enceinte ou depuis la naissance de l'enfant.
Dans un deuxième temps, si la mère biologique a été victime de violence conjugale pendant qu'elle était enceinte ou depuis la naissance de l'enfant, une autre série de questions ont été posées pour déterminer si la violence s'est produite durant la période périnatale.
Dans un troisième temps, le nombre de formes différentes de violence conjugale dont la mère biologique a été victime pendant qu'elle était enceinte ou entre la naissance de l'enfant et son deuxième anniversaire a été comptabilisé (0, 1, 2, 3 ou plus).
Données provinciales
Notes graphiques
Certaines données affichent un coefficient de variation entre 15% et 25% (interpréter avec prudence). Télécharger le tableau des données provinciales pour plus d'information.
Source des données
Institut de la statistique du Québec, La violence familiale dans la vie des enfants du Québec, 2018.
Faits saillants provinciaux
Selon l'enquête de 2018, la majorité des enfants de 6 mois à 5 ans (89 %) ont une mère biologique qui n’aurait subi aucune forme de violence conjugale durant la période périnatale de l’enfant.
Environ 5 % des enfants ont une mère biologique qui en aurait vécu une forme durant la période périnatale de l’enfant, 3,2 % des enfants ont une mère biologique qui en aurait vécu deux formes, et 2,6 % des enfants ont une mère biologique qui en aurait vécu trois formes ou plus.
Auteur des faits saillants provinciaux
Institut de la statistique du QuébecQuels sont les effets pour les tout-petits?
Dans la population générale, les enfants d’âge préscolaire sont particulièrement à risque d’être exposés aux conduites à caractère violent entre conjoints qui surviennent dans la famille.
Tout comme pour les enfants plus âgés, les tout-petits exposés aux conduites à caractère violent entre conjoints sont susceptibles de développer divers troubles internalisés (ex. : dépression, anxiété) et externalisés (troubles de la conduite, agressivité), et ce, peu importe la forme de violence conjugale à laquelle ils sont exposés. Par contre, ils se montrent plus vulnérables au stress post-traumatique que les enfants plus âgés. De plus, il semble que plus l’exposition survient tôt dans la vie de l’enfant, plus les impacts sont importants sur les risques éventuels de décrochage scolaire et d’agressivité dans les relations avec les pairs, la fratrie et les figures d’autorité. Certaines études montrent par ailleurs que la qualité de la relation entre le parent et l’enfant d’âge préscolaire, et particulièrement avec la mère, offre une protection contre les impacts négatifs de l’exposition aux conduites à caractère violent entre conjoints. En retour, l’attachement parent-enfant et les pratiques parentales positives ne sont pas toujours faciles dans les situations de violence conjugale et sont étroitement affectés par les conditions de vie des familles et l’absence de soutien social.
Recension
Chaire de recherche du Canada sur la violence faite aux enfantsRédaction
Chaire de recherche du Canada sur la violence faite aux enfantsRéférences
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