Observatoire des tout-petits

Données d’enquête
? Les données d’enquête sont des renseignements recueillis auprès d’un groupe de personnes qui présentent des caractéristiques spécifiques, comme les parents d’enfants de 0 à 5 ans ou les enfants fréquentant la maternelle.

Proportion d’enfants de 6 mois à 5 ans dont la mère biologique aurait été victime de violence conjugale de manière concomitante durant la période périnatale de l’enfant

Mis à jour le 7 avril 2025

Définition de l’indicateur

Nombre d'enfants âgés de 6 mois à 5 ans selon le nombre de formes (0, 1, 2, 3 et plus) différentes de violence conjugale (physique, sexuelle, psychologique et verbale, de contrôle, financière) dont la mère biologique aurait été victime durant la période périnatale de l'enfant parmi l'ensemble des enfants âgés de 6 mois à 5 ans. 

 

 

 

Notes importantes sur la définition

Période périnatale : Durant la grossesse ou entre la naissance de l'enfant et son deuxième anniversaire.

La violence conjugale en période périnatale a été évaluée à l'aide de onze questions.

Dans un premier temps, les questions ont été posées pour évaluer la présence de violence conjugale subie par la mère biologique selon cinq formes de violence (physique, sexuelle, psychologique et verbale, de contrôle, financière) pendant qu'elle était enceinte ou depuis la naissance de l'enfant.

Dans un deuxième temps, si la mère biologique a été victime de violence conjugale pendant qu'elle était enceinte ou depuis la naissance de l'enfant, une autre série de questions ont été posées pour déterminer si la violence s'est produite durant la période périnatale.

Dans un troisième temps, le nombre de formes différentes de violence conjugale dont la mère biologique a été victime pendant qu'elle était enceinte ou entre la naissance de l'enfant et son deuxième anniversaire a été comptabilisé (0, 1, 2, 3 ou plus).

 

Données provinciales

 
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Notes graphiques

Certaines données affichent un coefficient de variation entre 15% et 25% (interpréter avec prudence). Télécharger le tableau des données provinciales pour plus d'information.

Source des données

Institut de la statistique du Québec, La violence familiale dans la vie des enfants du Québec, 2018.

Faits saillants provinciaux

Selon l'enquête de 2018, la majorité des enfants de 6 mois à 5 ans (89 %) ont une mère biologique qui n’aurait subi aucune forme de violence conjugale durant la période périnatale de l’enfant.

Environ 5 % des enfants ont une mère biologique qui en aurait vécu une forme durant la période périnatale de l’enfant, 3,2 % des enfants ont une mère biologique qui en aurait vécu deux formes, et 2,6 % des enfants ont une mère biologique qui en aurait vécu trois formes ou plus.

Auteur des faits saillants provinciaux

Institut de la statistique du Québec

Quels sont les effets pour les tout-petits?

Dans la population générale, les enfants d’âge préscolaire sont particulièrement à risque d’être exposés aux conduites à caractère violent entre conjoints qui surviennent dans la famille.

Tout comme pour les enfants plus âgés, les tout-petits exposés aux conduites à caractère violent entre conjoints sont susceptibles de développer divers troubles internalisés (ex. : dépression, anxiété) et externalisés (troubles de la conduite, agressivité), et ce, peu importe la forme de violence conjugale à laquelle ils sont exposés. Par contre, ils se montrent plus vulnérables au stress post-traumatique que les enfants plus âgés. De plus, il semble que plus l’exposition survient tôt dans la vie de l’enfant, plus les impacts sont importants sur les risques éventuels de décrochage scolaire et d’agressivité dans les relations avec les pairs, la fratrie et les figures d’autorité. Certaines études montrent par ailleurs que la qualité de la relation entre le parent et l’enfant d’âge préscolaire, et particulièrement avec la mère, offre une protection contre les impacts négatifs de l’exposition aux conduites à caractère violent entre conjoints. En retour, l’attachement parent-enfant et les pratiques parentales positives ne sont pas toujours faciles dans les situations de violence conjugale et sont étroitement affectés par les conditions de vie des familles et l’absence de soutien social.

Recension

Chaire de recherche du Canada sur la violence faite aux enfants

Rédaction

Chaire de recherche du Canada sur la violence faite aux enfants

Références

Chang, Y-C. et Yeung, J.W-K. (2009). Children living with violence within the family and its sequel : A meta-analysis from 1995-2006. Aggression and Violent Behavior, 14, 313-322.

Howell, K. H., Barnes, S. E., Miller, M. E., Graham-Bermann, S. A. (2016). Developmental variations in the impact of intimate partner violence exposure during childhood. Journal of Injury & Violence, 8(1), 43-57.

Letourneau, N. L., Fedick, C. B. et Willms, J. D. (2007). Mothering and domestic violence : A Longitudinal Analysis. Journal of Family Violence, 22, 649-659.

Levendosky, A., Huth-Bocks, A., Shapiro, D. et Semel, M. (2003). The impact of domestic violence on the maternal–child relation-ship and preschool-age children’s functioning. Journal of Family Psychology, 17(3), 275–287.

Wolfe, D. A., Crooks, C. V., Lee, V., McIntyre-Smith, A. et Jaffe, P. G. (2003). The effects of children’s exposure to domestic violence : A meta-analysis and critique. Clinical Child & Family Psychology Review, 6,171–187.