Observatoire des tout-petits

Données administratives
? Les données administratives sont des renseignements recueillis par des organisations publiques et privées dans le cadre de leurs activités courantes.

Répartition des familles avec au moins un enfant de 0 à 5 ans prestataires des programmes d’assistance sociale selon le type de famille

Mis à jour le 2 février 2026

Définition de l’indicateur

Nombre de familles avec au moins un enfant de 0 à 5 ans prestataires des programmes d’assistance sociale selon le type de famille (monoparentale/biparentale) parmi l'ensemble des familles avec au moins un enfant de 0 à 5 ans prestataires des programmes d’assistance sociale. Il s'agit des familles avec enfants de 0 à 5 ans prestataires des programmes d’assistance sociale, au moins une fois durant l’année.

Notes importantes sur la définition

«Programme d'assistance sociale» est une appellation générique qui permet de parler à la fois du Programme d’aide sociale, du Programme de solidarité sociale et du Programme objectif emploi. Jusqu'en mars 2018, les ménages considérés sont les ménages prestataires des programmes d’aide financière de dernier recours (AFDR); programmes qui comprennent le Programme d’aide sociale, qui s’adresse aux personnes qui n’ont pas de contraintes sévères à l’emploi, et le Programme de solidarité sociale, qui vise celles qui en ont. À partir d'avril 2018, avec l'entrée en vigueur du Programme objectif emploi (OE) qui s’adresse aux personnes admissibles pour une première fois au Programme d’aide sociale, les ménages considérés sont les ménages prestataires des programmes d’assistance sociale qui regroupent AFDR et OE. À titre indicatif, le Programme de revenu de base, qui s'adresse à des personnes qui ont des contraintes à l’emploi sévères et persistantes, est entré en vigueur le 1er janvier 2023. Il permet aux personnes qui reçoivent déjà des prestations du Programme de solidarité sociale et qui ont eu des contraintes sévères à l'emploi pendant au moins 66 mois au cours des 72 mois précédents, d'avoir un revenu de base plus élevé. L'admission à ce nouveau programme ne requiert aucune démarche particulière.

La méthode de dénombrement sur une base annuelle (et non pas au mois de mars de l’année) permet de dresser un portrait annuel de l’assistance sociale et de contourner le biais induit par les variations cycliques des observations mensuelles sur le niveau de recours à l’assistance sociale.

Données provinciales

 
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Source des données

Ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale (MESS), Direction de l'intelligence d'affaires et de l'analytique, 2025, données adaptées par l'Institut de la statistique du Québec.

Faits saillants provinciaux

En 2024, au Québec, parmi les familles ayant au moins un enfant de 0 à 5 ans bénéficiaires des programmes d’assistance sociale, 68,0 % sont des familles monoparentales et 32,0 % sont des familles biparentales. La proportion des familles monoparentales ayant au moins un enfant de 0 à 5 ans prestataires des programmes d’assistance sociale est moins élevée que celle de 2019, où elle était de 70,2 %.

Auteur des faits saillants provinciaux

Observatoire des tout-petits, validé par l'Institut de la statistique du Québec

Données régionales

 
 
 
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Notes graphiques

En raison de l’arrondissement des données, le total peut ne pas correspondre à la somme des parties ou à 100 %, selon la situation.

À partir de 2022, les données des régions administratives de l’Estrie et de la Montérégie tiennent compte des nouvelles limites territoriales en vigueur à partir du 28 juillet 2021. Ainsi, à partir de 2022, les données régionales de l’Estrie et de la Montérégie ne sont pas comparables à celles des années précédentes. 

Source des données

Ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale (MESS), Direction de l'intelligence d'affaires et de l'analytique, 2025, données adaptées par l'Institut de la statistique du Québec.

Faits saillants régionaux

Parmi les familles ayant au moins un enfant de 0 à 5 ans bénéficiaires des programmes d’assistance sociale, la proportion de familles monoparentales était :
- plus élevée en 2024 qu'en 2019 dans ces régions: Bas-Saint-Laurent, Saguenay–Lac-Saint-Jean, Capitale-Nationale, Mauricie, Outaouais, Abitibi-Témiscamingue, Côte-Nord, Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, Chaudière-Appalaches et Centre-du-Québec
moins élevée en 2024 qu'en 2019 dans ces régions: Montréal, Nord-du-Québec et Laval.

En 2024, parmi les familles ayant au moins un enfant de 0 à 5 ans bénéficiaires des programmes d’assistance sociale, la proportion de familles monoparentales était :
- plus élevée que celle du reste du Québec dans ces régions : Montréal et Laval
- moins élevée que celle du reste du Québec dans ces régions : Bas-Saint-Laurent, Saguenay–Lac-Saint-Jean, Capitale-Nationale, Mauricie, Estrie, Outaouais, Abitibi-Témiscamingue, Côte-Nord, Nord-du-Québec, Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, Chaudière-Appalaches, Lanaudière, Laurentides, Montérégie et Centre-du-Québec.


En 2024, dans le Bas-Saint-Laurent, parmi les familles ayant au moins un enfant de 0 à 5 ans bénéficiaires des programmes d’assistance sociale, 78,8 % sont des familles monoparentales et 20,6 % sont des familles biparentales. La proportion des familles monoparentales ayant au moins un enfant de 0 à 5 ans prestataires de programmes d'assistance sociale en 2024 est plus élevée que celle de 2019, où elle était de 73,7 %. La proportion en 2024 était moins élevée que celle du reste du Québec.

En 2024, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, parmi les familles ayant au moins un enfant de 0 à 5 ans bénéficiaires des programmes d’assistance sociale, 87,1 % sont des familles monoparentales et 13,2 % sont des familles biparentales. La proportion des familles monoparentales avec au moins un enfant de 0 à 5 ans prestataires de programmes d'assistance sociale en 2024 est plus élevée que celle de 2019, où elle était de 78,7 %. La proportion en 2024 était moins élevée que celle du reste du Québec.

En 2024, dans la région de la Capitale-Nationale, parmi les familles ayant au moins un enfant de 0 à 5 ans bénéficiaires des programmes d’assistance sociale, 76,5 % sont des familles monoparentales et 23,5 % sont des familles biparentales. La proportion des familles monoparentales ayant au moins un enfant de 0 à 5 ans est plus élevée que celle de 2019, où elle était de 71,0 %. La proportion en 2024 était moins élevée que celle du reste du Québec.

En 2024, en Mauricie, parmi les familles ayant au moins un enfant de 0 à 5 ans bénéficiaires des programmes d’assistance sociale, 79,9 % sont des familles monoparentales et 20,1 % sont des familles biparentales. La proportion des familles monoparentales est plus élevée que celle de 2019, où elle était de 72,3 %. La proportion en 2024 était moins élevée que celle du reste du Québec.

En 2024, en Estrie, parmi les familles ayant au moins un enfant de 0 à 5 ans bénéficiaires des programmes d’assistance sociale, 75,5 % sont des familles monoparentales et 24,5 % sont des familles biparentales. La proportion des familles monoparentales est plus élevée que celle de 2022, où elle était de 73,9 %. La proportion en 2024 était moins élevée que celle du reste du Québec.

En 2024, à Montréal, parmi les familles ayant au moins un enfant de 0 à 5 ans bénéficiaires des programmes d’assistance sociale, 55,6 % sont des familles monoparentales et 44,3 % sont des familles biparentales. La proportion des familles monoparentales est moins élevée que celle de 2019, où elle était de 63,0 %. La proportion en 2024 était plus élevée que celle du reste du Québec.

En 2024, en Outaouais, parmi les familles ayant au moins un enfant de 0 à 5 ans bénéficiaires des programmes d’assistance sociale, 80,2 % sont des familles monoparentales et 19,8 % sont des familles biparentales. La proportion des familles monoparentales est plus élevée que celle de 2019, où elle était de 77,5 %. La proportion en 2024 était moins élevée que celle du reste du Québec.

En 2024, en Abitibi-Témiscamingue, parmi les familles ayant au moins un enfant de 0 à 5 ans bénéficiaires des programmes d’assistance sociale, 84,3 % sont des familles monoparentales et 16,3 % sont des familles biparentales. La proportion des familles monoparentales est plus élevée que celle de 2019, où elle était de 80,8 %. La proportion en 2024 était moins élevée que celle du reste du Québec.

En 2024, sur la Côte-Nord, parmi les familles ayant au moins un enfant de 0 à 5 ans bénéficiaires des programmes d’assistance sociale, 89,7 % sont des familles monoparentales et 10,3 % sont des familles biparentales. La proportion des familles monoparentales est plus élevée que celle de 2019, où elle était de 85,0 %. La proportion en 2024 était moins élevée que celle du reste du Québec.

En 2024, dans le Nord-du-Québec, parmi les familles ayant au moins un enfant de 0 à 5 ans bénéficiaires des programmes d’assistance sociale, 78,8 % sont des familles monoparentales et 21,2 % sont des familles biparentales. La proportion des familles monoparentales est moins élevée que celle de 2019, où elle était de 81,6 %. La proportion en 2024 était moins élevée que celle du reste du Québec.

En 2024, dans la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, parmi les familles ayant au moins un enfant de 0 à 5 ans bénéficiaires des programmes d’assistance sociale, 85,9 % sont des familles monoparentales et 15,2 % sont des familles biparentales. La proportion des familles monoparentales est plus élevée que celle de 2019, où elle était de 74,0 %. La proportion en 2024 était moins élevée que celle du reste du Québec.

En 2024, en Chaudière-Appalaches, parmi les familles ayant au moins un enfant de 0 à 5 ans bénéficiaires des programmes d’assistance sociale, 82,5 % sont des familles monoparentales et 17,5 % sont des familles biparentales. La proportion des familles monoparentales est plus élevée que celle de 2019, où elle était de 76,2 %. La proportion en 2024 était moins élevée que celle du reste du Québec.

En 2024, à Laval, parmi les familles ayant au moins un enfant de 0 à 5 ans bénéficiaires des programmes d’assistance sociale, 58,9 % sont des familles monoparentales et 41,1 % sont des familles biparentales. La proportion des familles monoparentales est moins élevée que celle de 2019, où elle était de 64,1 %. La proportion en 2024 était plus élevée que celle du reste du Québec.

En 2024, dans Lanaudière, parmi les familles ayant au moins un enfant de 0 à 5 ans bénéficiaires des programmes d’assistance sociale, 78,7 % sont des familles monoparentales et 21,3 % sont des familles biparentales. La proportion des familles monoparentales est relativement similaire à celle de 2019, où elle était de 78,7 %. La proportion en 2024 était moins élevée que celle du reste du Québec.

En 2024, dans les Laurentides, parmi les familles ayant au moins un enfant de 0 à 5 ans bénéficiaires des programmes d’assistance sociale, 79,8 % sont des familles monoparentales et 20,2 % sont des familles biparentales. La proportion des familles monoparentales est relativement similaire à celle de 2019, où elle était de 78,9 %. La proportion en 2024 était moins élevée que celle du reste du Québec.

En 2024, en Montérégie, parmi les familles ayant au moins un enfant de 0 à 5 ans bénéficiaires des programmes d’assistance sociale, 71,7 % sont des familles monoparentales et 28,3 % sont des familles biparentales. La proportion des familles monoparentales est moins élevée que celle de 2022, où elle était de 75,0 %. La proportion en 2024 était moins élevée que celle du reste du Québec.

En 2024, dans le Centre-du-Québec, parmi les familles ayant au moins un enfant de 0 à 5 ans bénéficiaires des programmes d’assistance sociale, 76,0 % sont des familles monoparentales et 24,0 % sont des familles biparentales. La proportion des familles monoparentales est plus élevée que celle de 2019, où elle était de 74,0 %. La proportion en 2024 était moins élevée que celle du reste du Québec.

Auteur des faits saillants régionaux

Observatoire des tout-petits, validé par l'Institut de la statistique du Québec

Quels sont les effets pour les tout-petits?

Selon l’Enquête québécoise sur le parcours préscolaire des enfants de maternelle 2022, les enfants qui vivent dans un ménage à faible revenu sont plus susceptibles d’être vulnérables dans au moins un domaine de développement.

L’Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, 1ʳᵉ édition, a quant à elle démontré que les enfants issus d’un ménage à faible revenu obtiendraient des résultats scolaires inférieurs à la moyenne en première année.

Recension

Observatoire pour l'éducation et la santé des enfants

Rédaction

Observatoire pour l'éducation et la santé des enfants et Observatoire des tout-petits

Références

AUGER, A., et A. GROLEAU. Enquête québécoise sur le parcours préscolaire des enfants de maternelle 2022. Rapport statistique. Tome 2 – Mieux comprendre la vulnérabilité des enfants de maternelle 5 ans : les facteurs associés, Institut de la statistique du Québec, 2023.

LEMELIN, J-P., et M. BOIVIN. « Mieux réussir dès la première année : l’importance de la préparation à l’école », Institut de la statistique du Québec, vol. 4, no 2, 2007.