Principale raison pour laquelle les mères ont cessé d’allaiter leur bébé
Définition de l’indicateur
Parmi les bébés qui n’étaient plus allaités au moment de l’enquête, mais dont l’allaitement avait été initié, la principale raison pour laquelle les mères ont cessé d’allaiter leur bébé. Il s'agit des bébés nés au Québec en 2020-2021.
Données provinciales
Notes graphiques
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 %; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 %; estimation imprécise fournie à titre indicatif seulement.
Source des données
Institut de la statistique du Québec, Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, 2e édition, 2021-2022.
Faits saillants provinciaux
Selon l'Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, 2e édition, en 2021-2022, 9,3 % des bébés ont cessé d’être allaités en raison de leur intolérance ou de leur allergie aux protéines bovines ou au lactose, 8,2 % parce qu’ils refusaient le sein et 11,2 % parce que la mère avait de la difficulté à allaiter (p. ex. prise du sein ardue, gerçures, douleur, etc.). Le tiers (35,1 %) des bébés ont cessé d’être allaités en raison du manque de lait de la mère. Parmi les autres raisons évoquées par les mères pour avoir cessé d’allaiter leur bébé, le fait de commencer une nouvelle grossesse, un choix personnel ou encore le fait d’avoir des jumeaux ont été nommés.
Quels sont les effets pour les tout-petits?
Bien que de nombreuses mères expriment l’intention d’allaiter pour une période donnée, l’allaitement peut être interrompu plus tôt que prévu, par nécessité ou par choix.
Divers facteurs propres à la mère, au bébé ou au contexte peuvent conduire à l’arrêt de l’allaitement1. Entre autres, le milieu de vie, l’état de santé, le manque de soutien et les contraintes personnelles ou professionnelles peuvent jouer un rôle déterminant dans la décision de cesser d’allaiter. La disponibilité d’un soutien adéquat dès la grossesse pourrait contribuer à atténuer les facteurs menant à l’interruption de l’allaitement, tout en augmentant la probabilité d’initier l’allaitement et d’en prolonger la durée2. Cesser d’allaiter n’entraîne pas nécessairement de conséquences négatives sur la santé ou le développement de l’enfant, à condition que l’alimentation de remplacement soit adéquate3. Aujourd’hui, les préparations commerciales pour nourrissons, lorsqu’elles sont préparées et utilisées conformément aux recommandations, constituent une option sécuritaire et adéquate pour répondre aux besoins nutritionnels des bébés qui ne sont pas allaités4.
Rédaction
Observatoire des tout-petitsRéférences
1.INSTITUT NATIONAL DE SANTÉ PUBLIQUE DU QUÉBEC. Les facteurs influençant l’allaitement, [En ligne].
2.US PREVENTIVE SERVICES TASK FORCE. « Primary Care Interventions to Support Breastfeeding: US Preventive Services Task Force Recommendation Statement », JAMA, vol. 316, no 16, 2016, p. 1688-1693.
3.DORÉ, N. et D. LE HÉNAFF. Mieux vivre avec notre enfant de la grossesse à deux ans : guide pratique pour les parents, Institut national de santé publique du Québec, 2025.
4.INSTITUT NATIONAL DE SANTÉ PUBLIQUE. Les préparations commerciales pour nourrissons (lait commercial), [En ligne].