Proportion de naissances issues de mères dont la langue d'usage à la maison n'est ni le français ni l'anglais
Définition de l’indicateur
Proportion de naissances pour lesquelles la mère a déclaré utiliser une autre langue que le français et l'anglais à la maison. Seulement les naissances dont la langue d'usage à la maison est connue sont comptées pour calculer la proportion.
Données provinciales
Source des données
Institut de la statistique du Québec, Registre des événements démographiques.
Faits saillants provinciaux
Pendant la période de 2021 à 2023, 7,9 % des bébés au Québec sont nés d'une mère dont la langue d'usage à la maison n'est ni le français ni l'anglais.
Auteur des faits saillants provinciaux
Observatoire des tout-petits, validé par l'Institut de la statistique du QuébecNotes importantes
Les données présentées correspondent à la moyenne des trois plus récentes années de données.
Données régionales
Notes graphiques
Les données pour la région de l'Outaouais ne sont pas disponibles en raison d'un possible biais lié au niveau particulièrement élevé de valeurs inconnues.
Source des données
Institut de la statistique du Québec, Registre des événements démographiques.
Faits saillants régionaux
Pendant la période de 2021 à 2023, la proportion de bébés nés d'une mère dont la langue d'usage à la maison n'est ni le français ni l'anglais était :
- plus élevée que celle du reste du Québec dans ces régions : Montréal, Nord-du-Québec et Laval
- moins élevée que celle du reste du Québec dans ces régions : Bas-Saint-Laurent, Saguenay–Lac-Saint-Jean, Capitale-Nationale, Mauricie, Estrie, Abitibi-Témiscamingue, Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, Chaudière-Appalaches, Lanaudière, Laurentides, Montérégie et Centre-du-Québec.
Pendant la période de 2021 à 2023, dans le Bas-Saint-Laurent, 0,7 % des bébés sont nés d'une mère dont la langue d'usage à la maison n'est ni le français ni l'anglais. Cette proportion était moins élevée que celle du reste du Québec.
Pendant la période de 2021 à 2023, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, 0,6 % des bébés sont nés d'une mère dont la langue d'usage à la maison n'est ni le français ni l'anglais. Cette proportion était moins élevée que celle du reste du Québec.
Pendant la période de 2021 à 2023, dans la région de la Capitale-Nationale, 5,4 % des bébés sont nés d'une mère dont la langue d'usage à la maison n'est ni le français ni l'anglais. Cette proportion était moins élevée que celle du reste du Québec.
Pendant la période de 2021 à 2023, en Mauricie, 6,7 % des bébés sont nés d'une mère dont la langue d'usage à la maison n'est ni le français ni l'anglais. Cette proportion était moins élevée que celle du reste du Québec.
Pendant la période de 2021 à 2023, en Estrie, 2,9 % des bébés sont nés d'une mère dont la langue d'usage à la maison n'est ni le français ni l'anglais. Cette proportion était moins élevée que celle du reste du Québec.
Pendant la période de 2021 à 2023, à Montréal, 15,5 % des bébés sont nés d'une mère dont la langue d'usage à la maison n'est ni le français ni l'anglais. Cette proportion était plus élevée que celle du reste du Québec et s'explique presque exclusivement par des naissances dont la langue d'usage à la maison est une langue immigrante.
Pendant la période de 2021 à 2023, en Abitibi-Témiscamingue, 0,9 % des bébés sont nés d'une mère dont la langue d'usage à la maison n'est ni le français ni l'anglais. Cette proportion était moins élevée que celle du reste du Québec.
Pendant la période de 2021 à 2023, sur la Côte-Nord, 8,7 % des bébés sont nés d'une mère dont la langue d'usage à la maison n'est ni le français ni l'anglais. Cette proportion était relativement similaire à celle du reste du Québec et s'explique presque exclusivement par des naissances dont la langue d'usage à la maison est une langue autochtone.
Pendant la période de 2021 à 2023, dans le Nord-du-Québec, 34,4 % des bébés sont nés d'une mère dont la langue d'usage à la maison n'est ni le français ni l'anglais. Cette proportion était plus élevée que celle du reste du Québec et s'explique presque exclusivement par des naissances dont la langue d'usage à la maison est une langue autochtone.
Pendant la période de 2021 à 2023, dans la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, 0,2 % des bébés sont nés d'une mère dont la langue d'usage à la maison n'est ni le français ni l'anglais. Cette proportion était moins élevée que celle du reste du Québec.
Pendant la période de 2021 à 2023, en Chaudière-Appalaches, 1,8 % des bébés sont nés d'une mère dont la langue d'usage à la maison n'est ni le français ni l'anglais. Cette proportion était moins élevée que celle du reste du Québec.
Pendant la période de 2021 à 2023, à Laval, 20,0 % des bébés sont nés d'une mère dont la langue d'usage à la maison n'est ni le français ni l'anglais. Cette proportion était plus élevée que celle du reste du Québec et s'explique presque exclusivement par des naissances dont la langue d'usage à la maison est une langue immigrante.
Pendant la période de 2021 à 2023, dans Lanaudière, 3,4 % des bébés sont nés d'une mère dont la langue d'usage à la maison n'est ni le français ni l'anglais. Cette proportion était moins élevée que celle du reste du Québec.
Pendant la période de 2021 à 2023, dans les Laurentides, 4,8 % des bébés sont nés d'une mère dont la langue d'usage à la maison n'est ni le français ni l'anglais. Cette proportion était moins élevée que celle du reste du Québec.
Pendant la période de 2021 à 2023, en Montérégie, 5,4 % des bébés sont nés d'une mère dont la langue d'usage à la maison n'est ni le français ni l'anglais. Cette proportion était moins élevée que celle du reste du Québec.
Pendant la période de 2021 à 2023, dans le Centre-du-Québec, 3,0 % des bébés sont nés d'une mère dont la langue d'usage à la maison n'est ni le français ni l'anglais. Cette proportion était moins élevée que celle du reste du Québec.
Auteur des faits saillants régionaux
Observatoire des tout-petits, validé par l'Institut de la statistique du QuébecNotes importantes
Les données présentées correspondent à la moyenne des trois plus récentes années de données.
Les données de l’Estrie et de Chaudière-Appalaches tiennent compte des nouvelles limites territoriales en vigueur à partir du 1er janvier 2024. La municipalité de Courcelles a fusionné avec la municipalité de Saint-Évariste-de-Forsyth et est alors passée de l'Estrie à la Chaudière-Appalaches.
Quels sont les effets pour les tout-petits?
Grandir dans un environnement multilingue est une richesse et une source de stimulation cognitive importante qui pourrait avoir des effets positifs à long terme.
Toutefois, les bénéfices du multilinguisme ne sont pas toujours apparents à court terme. À titre d’exemple, selon l’Enquête québécoise sur le parcours préscolaire des enfants de maternelle 2022, les enfants de maternelle dont le français n'est pas la langue parlée le plus souvent à la maison et qui sont scolarisés en français sont plus susceptibles d’être vulnérables dans au moins un domaine de développement.
Par ailleurs, toujours selon cette enquête, les enfants de maternelle dont l’anglais est la langue parlée le plus à la maison (avec ou sans autres langues, à l’exception du français) sont également plus susceptibles d’être vulnérables dans au moins un domaine de développement, ainsi que dans le domaine des habiletés de communications et des connaissances générales.
La fréquentation de services de garde éducatifs pourrait contribuer à exposer les tout-petits au français avant leur entrée à l’école, ce qui faciliterait cette transition pour les enfants multilingues et favoriserait leur réussite à long terme.
Recension
Observatoire pour l'éducation et la santé des enfantsRédaction
Observatoire pour l'éducation et la santé des enfants et Observatoire des tout-petitsRéférences
AUGER, A., et A. GROLEAU. Enquête québécoise sur le parcours préscolaire des enfants de maternelle 2022. Rapport statistique. Tome 2 – Mieux comprendre la vulnérabilité des enfants de maternelle 5 ans : les facteurs associés, Institut de la statistique du Québec, 2023.
DESROSIERS, Hélène, Virginie NANHOU et Luc BELLEAU. L’adaptation psychosociale et scolaire des jeunes lors du passage au secondaire, Institut de la statistique du Québec, vol. 8, fascicule 2, 2016.