Répartition des enfants de 3 à 5 ans (36 à 60 mois) selon la catégorie d'IMC
Données provinciales
Faits saillants
Selon l'Enquête canadienne sur les mesures de la santé, pour la période de 2016-2019 comme celle de 2012-2015, la grande majorité des enfants du Québec âgés de 3 à 5 ans avaient un poids normal (76,0 % et 65,8 % respectivement). On ne décèle pas de différence statistiquement significative entre ces proportions.
Notes importantes
Pour la période de 2016-2019, les données sur les enfants à risque d'embonpoint, en embonpoint ou obèse ne sont pas fiables et de ce fait, elles ne peuvent être présentées. Par ailleurs, le nombre d'enfants du Québec âgés de 3 à 5 ans susceptibles d'être classés dans la catégorie "Maigre" pour les périodes 2016-2019 et 2012-2015 est pratiquement néant.
Il s’agit de termes officiels utilisés par l'OMS.
Définition de l’indicateur
La répartition d’enfants de 3 à 5 ans par catégorie d’IMC, d’après les seuils de l’OMS. L'IMC chez les enfants repose sur des mesures directes de la taille et du poids. Il est évalué sur des courbes de croissance spécifiques au sexe et à l'âge, plutôt que par des pourcentages fixes de catégories comme pour les adultes. L’approche pour les enfants de moins de 5 ans comprend une catégorie « à risque d’embonpoint », ce qui réduit la probabilité qu’ils soient classés dans la catégorie « obésité » pendant une période de croissance rapide.
Notes importantes sur la définition
L'IMC chez les enfants repose sur des mesures directes de la taille et du poids. Il se calcule de la même manière que chez l’adulte, mais il s’interprète et s’évalue différemment chez les enfants parce qu’ils n’ont pas atteint leur taille ni leur poids définitif. L'IMC est évalué à l’aide de courbes de croissance spécifiques au sexe et à l'âge, plutôt que par des pourcentages fixes de catégories comme pour les adultes. L’IMC des enfants est divisé en catégories appelées « percentiles ». Un enfant ayant un IMC qui est plus élevé que 85 % des autres enfants du même âge, de la même grandeur et du même sexe, est considéré comme ayant un excès de poids. Si son IMC est supérieur à 97 % des autres enfants du même âge, de la même grandeur et du même sexe, il est considéré comme étant obèse. L’approche pour les enfants de moins de 5 ans comprend une catégorie « à risque d’embonpoint », ce qui réduit la probabilité qu’ils soient classés dans la catégorie « obésité » pendant une période de croissance rapide.
Les données produites concernent les enfants de 3 à 5 ans qui sont âgés de 36 mois à 60 mois. Les enfants de 5 ans ayant plus de 60 mois ne sont pas inclus pour deux raisons : ils utilisent des normes de classification différentes et leurs effectifs sont trop faibles pour produire des données fiables à l'échelle du Québec.
Quels sont les effets pour les tout-petits?
La petite enfance est une période où le corps change rapidement. Chaque enfant grandit à son propre rythme. Les personnes qui travaillent dans le milieu de la santé sont les mieux placées pour évaluer la situation d’un enfant et déterminer le risque pour la santé1.
Les enfants considérés comme étant en surpoids ou obèses courent plus de risques, à plus ou moins long terme, de souffrir de diabète de type 2, d’hypertension, de maladies cardiovasculaires, d’asthme ou d’apnée du sommeil2. De plus l’obésité dans l’enfance pourrait augmenter les risques d’être obèse à l’âge adulte3.
Des données probantes laissent également penser qu’un IMC élevé pendant l’enfance peut entraîner des conséquences psychosociales, telles que la dépression, une plus faible estime de soi et des troubles du comportement. Ils peuvent aussi avoir une moins bonne image corporelle. Enfin, l’obésité est associée à de moins bonnes relations avec les autres enfants, ce qui peut affecter le développement social.
L’obésité est un phénomène complexe et dépend de nombreux facteurs, comme l’environnement physique, socioéconomique et culturel4.
Références
1. BALL, G. D.C. « Guide de pratique clinique pour la prise en charge de l’obésité chez l’enfant», CMAJ, vol. 14, no 197, p. E372-89, 2025
2 . HADJIYANNAKIS, S., et autres. « Obesity class versus the Edmonton Obesity Staging System for Pediatrics to define health risk in childhood obesity: results from the CANPWR cross-sectional study», Lancet Child Adolesc Health vol. 3, p. 398-407, 2019; SKINNER, A.C., et autres. « Cardiometabolic risks and severity of obesity in children and young adults». N Engl J Med vol. 373, p. 1307-17, 2015.
3.LLEWELLYN, A., et autres. « Childhood obesity as a predictor of morbidity in adulthood: a systematic review and meta-analysis». Obes Rev, vol. 17, no 1, p. 56-67, 2016.