Taux de mortalité infantile
Définition de l’indicateur
Nombre d'enfants décédés avant leur premier anniversaire, pour 1 000 naissances vivantes.
La mortalité infantile comprend la mortalité néonatale précoce, la mortalité néonatale tardive et la mortalité postnéonatale. Le taux de mortalité néonatale précoce correspond au nombre de décès infantiles survenus moins de 7 jours après la naissance divisé par le nombre de naissances multiplié par 1 000. Le taux de mortalité néonatale tardive correspond au nombre de décès infantiles survenus de 7 à 27 jours après la naissance divisé par le nombre de naissances multiplié par 1 000. Enfin, le taux de mortalité postnéonatale correspond au nombre de décès infantiles survenus 28 jours et plus après la naissance divisé par le nombre de naissances multiplié par 1 000.
Données provinciales
Notes graphiques
En ce qui concerne les taux de mortalité infantile, les données de 2023 et 2024 sont provisoires.
En ce qui concerne les taux de mortalité infantile selon la durée de vie, seules les données définitives sont disponibles et les plus récentes sont celles de 2022.
Source des données
Institut de la statistique du Québec, Registre des événements démographiques.
Faits saillants provinciaux
Au Québec, en 2024, le taux de mortalité infantile était de 4,9 décès pour 1 000 naissances. De 2014 à 2024, le taux est demeuré relativement stable.
En ce qui concerne de la mortalité infantile selon la durée de vie, la dernière donnée disponible date de 2022, et le taux de mortalité néonatale précoce (moins de 7 jours après la naissance) était de 2,76 pour 1 000 naissances, le taux de mortalité néonatale tardive (de 7 à 27 jours après la naissance) était de 0,61 pour 1 000 naissances, et le taux de mortalité post-néonatale (de 28 à 364 jours après la naissance) était de 1,03 pour 1 000 naissances. Depuis quelques années, malgré des fluctuations annuelles, tous ces taux étaient relativement stables.
Données régionales
Notes graphiques
Estrie et Chaudière-Appalaches : les données avant 2001-2005 ne sont pas disponibles pour ces deux régions. Il n'a pas été possible de les produire selon le nouveau découpage survenu suite au changement de limites territoriales du 1er janvier 2024.
Source des données
Institut de la statistique du Québec, Registre des événements démographiques.
Faits saillants régionaux
En 2018-2022, le taux de mortalité infantile était :
- plus élevé que celui du reste du Québec dans ces régions : Côte-Nord et Nord-du-Québec
- moins élevé que celui du reste du Québec dans ces régions : Bas-Saint-Laurent, Estrie, Lanaudière, Laurentides et Centre-du-Québec.
Le taux de mortalité infantile était :
- plus élevé en 2018-2022 qu'en 2008-2012 dans ces régions : Outaouais et Nord-du-Québec
- moins élevé en 2018-2022 qu'en 2008-2012 dans ces régions : Bas-Saint-Laurent, Saguenay–Lac-Saint-Jean, Mauricie, Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, Lanaudière et Laurentides.
En 2018-2022, le taux de mortalité infantile dans le Bas-Saint-Laurent était de 3,3 décès pour 1 000 naissances. Ce taux est moins élevé que celui de 2008-2012, où il était de 4,9 décès pour 1 000 naissances. Le taux en 2018-2022 était moins élevé que celui du reste du Québec.
En 2018-2022, le taux de mortalité infantile au Saguenay–Lac-Saint-Jean était de 4,1 décès pour 1 000 naissances. Ce taux est moins élevé que celui de 2008-2012, où il était de 5,5 décès pour 1 000 naissances. Le taux en 2018-2022 était relativement similaire à celui du reste du Québec.
En 2018-2022, le taux de mortalité infantile dans la région de la Capitale-Nationale était de 4,7 décès pour 1 000 naissances. Ce taux est relativement similaire à celui de 2008-2012, où il était de 4,0 décès pour 1 000 naissances. Le taux en 2018-2022 était relativement similaire à celui du reste du Québec.
En 2018-2022, le taux de mortalité infantile en Mauricie était de 3,6 décès pour 1 000 naissances. Ce taux est moins élevé que celui de 2008-2012, où il était de 5,6 décès pour 1 000 naissances. Le taux en 2018-2022 était relativement similaire à celui du reste du Québec.
En 2018-2022, le taux de mortalité infantile en Estrie était de 3,3 décès pour 1 000 naissances. Ce taux est relativement similaire à celui de 2008-2012, où il était de 3,9 décès pour 1 000 naissances. Le taux en 2018-2022 était moins élevé que celui du reste du Québec.
En 2018-2022, le taux de mortalité infantile à Montréal était de 4,6 décès pour 1 000 naissances. Ce taux est relativement similaire à celui de 2008-2012, où il était de 5,1 décès pour 1 000 naissances. Le taux en 2018-2022 était relativement similaire à celui du reste du Québec.
En 2018-2022, le taux de mortalité infantile en Outaouais était de 5,0 décès pour 1 000 naissances. Ce taux est plus élevé que celui de 2008-2012, où il était de 4,1 décès pour 1 000 naissances. Le taux en 2018-2022 était relativement similaire à celui du reste du Québec.
En 2018-2022, le taux de mortalité infantile en Abitibi-Témiscamingue était de 4,2 décès pour 1 000 naissances. Ce taux est relativement similaire à celui de 2008-2012, où il était de 4,0 décès pour 1 000 naissances. Le taux en 2018-2022 était relativement similaire à celui du reste du Québec.
En 2018-2022, le taux de mortalité infantile sur la Côte-Nord était de 6,9 décès pour 1 000 naissances. Ce taux est relativement similaire à celui de 2008-2012, où il était de 6,9 décès pour 1 000 naissances. Le taux en 2018-2022 était plus élevé que celui du reste du Québec.
En 2018-2022, le taux de mortalité infantile dans le Nord-du-Québec était de 16,9 décès pour 1 000 naissances. Ce taux est plus élevé que celui de 2008-2012, où il était de 14,9 décès pour 1 000 naissances. Le taux en 2018-2022 était plus élevé que celui du reste du Québec.
En 2018-2022, le taux de mortalité infantile dans la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine était de 3,8 décès pour 1 000 naissances. Ce taux est moins élevé que celui de 2008-2012, où il était de 5,0 décès pour 1 000 naissances. Le taux en 2018-2022 était relativement similaire à celui du reste du Québec.
En 2018-2022, le taux de mortalité infantile en Chaudière-Appalaches était de 4,2 décès pour 1 000 naissances. Ce taux est relativement similaire à celui de 2008-2012, où il était de 4,9 décès pour 1 000 naissances. Le taux en 2018-2022 était relativement similaire à celui du reste du Québec.
En 2018-2022, le taux de mortalité infantile à Laval était de 4,3 décès pour 1 000 naissances. Ce taux est relativement similaire à celui de 2008-2012, où il était de 4,9 décès pour 1 000 naissances. Le taux en 2018-2022 était relativement similaire à celui du reste du Québec.
En 2018-2022, le taux de mortalité infantile dans Lanaudière était de 2,7 décès pour 1 000 naissances. Ce taux est moins élevé que celui de 2008-2012, où il était de 3,8 décès pour 1 000 naissances. Le taux en 2018-2022 était moins élevé que celui du reste du Québec.
En 2018-2022, le taux de mortalité infantile dans les Laurentides était de 3,3 décès pour 1 000 naissances. Ce taux est moins élevé que celui de 2008-2012, où il était de 4,9 décès pour 1 000 naissances. Le taux en 2018-2022 était moins élevé que celui du reste du Québec.
En 2018-2022, le taux de mortalité infantile en Montérégie était de 4,1 décès pour 1 000 naissances. Ce taux est relativement similaire à celui de 2008-2012, où il était de 3,9 décès pour 1 000 naissances. Le taux en 2018-2022 était relativement similaire à celui du reste du Québec.
En 2018-2022, le taux de mortalité infantile dans le Centre-du-Québec était de 3,3 décès pour 1 000 naissances. Ce taux est relativement similaire à celui de 2008-2012, où il était de 3,9 décès pour 1 000 naissances. Le taux en 2018-2022 était moins élevé que celui du reste du Québec.
Auteur des faits saillants régionaux
Observatoire des tout-petits, validé par l'Institut de la statistique du QuébecNotes importantes
Selon le découpage géographique des régions administratives au 1er juillet 2024. Les données de l’Estrie et de Chaudière-Appalaches tiennent compte des nouvelles limites territoriales en vigueur à partir du 1er janvier 2024. La municipalité de Courcelles a fusionné avec la municipalité de Saint-Évariste-de-Forsyth et est ainsi passée de la région de l'Estrie à celle de la Chaudière-Appalaches.
Étant donné le petit nombre d'événements observés, les taux présentés peuvent connaître des fluctuations ponctuelles qui ne sont pas nécessairement le fait d'une tendance significative. L'interprétation des données doit en tenir compte.
Des moyennes mobiles calculées sur 5 années sont présentées afin de donner un meilleur aperçu des tendances et des niveaux. Cependant, une fluctuation ponctuelle aura un effet sur 5 périodes de moyennes mobiles.
Quels sont les effets pour les tout-petits?
La mortalité infantile réfère aux décès d’enfants, nés vivants, de moins d’un an.
Elle comprend la mortalité néonatale et la mortalité postnéonatale. La mortalité néonatale renvoie aux décès d’enfants survenant moins de 28 jours après la naissance (mortalité néonatale précoce – décès dans les 0-6 jours, et mortalité néonatale tardive – décès dans les 7-27 jours). La mortalité postnéonatale quant à elle concerne les décès d’enfants survenant entre les 28 et 364 jours de vie. Il existe plusieurs causes de décès infantiles dont la septicémie (infection généralisée de l’organisme), les problèmes neurologiques (paralysie cérébrale), respiratoires (pneumonie, grippe) ou cardiovasculaires, les infections, les cancers, la mort subite du nourrisson, etc. Certains facteurs de risque de la mortalité infantile ont trait aux caractéristiques de la mère : origine ethnique, obésité, faible statut socioéconomique, etc. D’autres facteurs de risque appartiennent au nouveau-né et aux conditions de naissance : sexe (garçon), prématurité, faible poids à la naissance, hypotrophie néonatale, naissances multiples, présence de malformation, troubles de développement ou handicap, etc. Un environnement physique malsain (trafic routier, pollution, changements climatiques, etc.) et la piètre qualité des services sont aussi des facteurs pouvant contribuer, le cas échéant, à la mortalité infantile.
Recension
Bibliothèques du CHU Sainte-JustineRédaction
Observatoire des tout-petitsRéférences
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