Observatoire des tout-petits

Investir en petite enfance, des effets probants et durables

Portrait de Julie Cailliau
Julie Cailliau
Directrice de l’Observatoire des tout-petits
9 septembre 2026

Alors que nous passerons aux urnes dans quelques semaines pour élire le prochain gouvernement, c’est avec fébrilité que toute l’équipe de l’Observatoire des tout-petits dévoile aujourd’hui son nouveau rapport Perspective économique sur le développement des tout-petits.

Les analyses et les données présentées dans ce rapport convergent vers un même constat : les dépenses publiques consacrées à l’amélioration des conditions de vie et du développement des tout-petits constituent de véritables investissements dont les retombées profitent à l’ensemble de la société. Nous gagnons tous, collectivement, à investir durant cette période déterminante qu’est la petite enfance.

Investir adéquatement pendant les premières années de vie de nos concitoyens exige des ressources importantes, mais le coût de l’inaction demeure largement supérieur à celui de l’investissement initial.

Historiquement, la société québécoise a choisi de construire un filet social en ayant la conviction que certains enjeux sont des responsabilités collectives, et non individuelles. La création du réseau des services de garde éducatifs à l’enfance en 1997 puis l’instauration du Régime québécois d’assurance parentale en 2006 illustrent cette volonté d’inscrire le soutien aux familles et au développement des enfants dans un projet de société. De nombreuses études ont montré les répercussions majeures de ces choix politiques qui ont transformé durablement les conditions de vie des familles et réduit les inégalités. Ces choix ont également contribué à la réputation du Québec en tant que modèle à suivre sur la scène internationale et témoignent de ce que peut accomplir une société lorsqu’elle décide collectivement d’agir en prévention, dès la petite enfance.

Malgré les progrès accomplis, d’importants défis demeurent et exigent une réflexion collective sur ce que le Québec peut et doit faire mieux. Au cœur de celle-ci se trouvent les enfants eux-mêmes, qui n’ont aucune prise sur les décisions budgétaires et politiques qui déterminent pourtant grandement leurs trajectoires de vie. Les enfants dépendent entièrement des choix que font pour eux les adultes. Les décisions prises aujourd’hui en matière d’investissements en petite enfance auront des effets durables sur les enfants qui grandissent aujourd’hui, sur les familles qui les entourent, sur la société qu’ils contribueront à bâtir et sur les générations qui leur succéderont. C’est toute la raison d’être de ce rapport : éclairer nos choix.

Julie Cailliau
Directrice générale de l’Observatoire des tout-petits


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