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Signalements

Les mauvais traitements envers les enfants (abus physique, abus sexuel, négligence, abandon ou mauvais traitements psychologiques) sont associés à des séquelles physiques et psychologiques observables dès la petite enfance.

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Dès le plus jeune âge (0-23 mois), les mauvais traitements peuvent engendrer des conséquences négatives sur la santé, le développement et le bien-être de l’enfant (dysfonctions et retards cognitifs, difficultés d’apprentissage, troubles de l’attachement, troubles du sommeil et problèmes de santé physique tels que des problèmes d’audition ou de vision). Chez les bambins (24-36 mois), le stress qui accompagne ces situations d’abus se traduit par l’apparition de problèmes émotionnels et comportementaux tels que des comportements agressifs envers les pairs et les personnes significatives ou encore, une tendance à se retirer des interactions sociales. Enfin, chez les enfants d’âge préscolaire (3-5 ans), les retards de langage s’ajoutent aux difficultés vécues par ces enfants. Les effets de la maltraitance peuvent se poursuivre à travers les différents stades de développement (enfance, adolescence et âge adulte) et peuvent mener à l’apparition de problèmes de santé mentale ou encore, à l’adoption de conduites à risque telles que l’usage de drogues, des activités sexuelles problématiques (relations sexuelles précoces, prostitution) et de l’itinérance.

Recension

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Rédaction

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Références

Buckingham, E. T. et Daniolos, P. (2013). Longitudinal outcomes for victims of child abuse. Current Psychiatry Reports, 15(2), 342-342. doi: 10.1007/s11920-012-0342-3

Font, S. A. et Berger, L. M. (2015). Child Maltreatment and Children's Developmental Trajectories in Early to Middle Childhood. Child Development, 86(2), 536-556.

Naughton, A. M., Maguire, S. A., Mann, M. K., Lumb, R. C., Tempest, V., Gracias, S. et Kemp, A. M. (2013). Emotional, behavioral, and developmental features indicative of neglect or emotional abuse in preschool children: a systematic review. JAMA Pediatrics, 167(8), 769-775. doi: 10.1001/jamapediatrics.2013.192

Odhayani, A. A., Watson, W. J. et Watson, L. (2013). Behavioural consequences of child abuse. Canadian Family Physician, 59, 831-836.

Scott, S., Lewsey, J., Thompson, L. et Wilson, P. (2014). Early parental physical punishment and emotional and behavioural outcomes in preschool children. Child: Care, Health And Development, 40(3), 337-345. doi: 10.1111/cch.12061

Sylvestre, A., Bussières, È.-L. et Bouchard, C. (2015). Language Problems Among Abused and Neglected Children: A Meta-Analytic Review. Child Maltreatment, 1-12. doi: DOI: 10.1177/1077559515616703

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Taux de signalements reçus/retenus par les services de protection de la jeunesse concernant les enfants de 0-5 ans

Au Québec, en 2015-2016, il y a eu 27 946 situations de maltraitance à l'endroit d'enfants âgés de 0-5 ans signalées aux services de protection de la jeunesse du Québec, ce qui représente 52,2 signalements reçus pour 1 000 enfants de 0-5 ans dans la population québécoise. Le taux de signalements reçus en 2015-2016 correspond à une augmentation de 40% du taux qui prévalait en 2007-2008 (37,2 signalements pour 1 000 enfants de 0-5 ans). Parmi les signalements reçus par les services de protection de la jeunesse en 2015-2016 concernant les enfants de 0-5 ans, 11 668 ont été retenus pour procéder à une évaluation plus approfondie de la situation de l'enfant, ce qui représente 21,8 signalements retenus pour 1 000 enfants de 0-5 ans dans la population québécoise. Entre 2007-2008 et 2015-2016, le taux de signalements retenus par les services de protection a aussi connu une augmentation (18%), passant de 18,4 à 21,8 signalements retenus pour 1 000 enfants de 0-5 ans.  

Parmi les 27 946 signalements reçus par les services de protection de la jeunesse en 2015-2016 concernant des enfants de 0-5 ans, les motifs de signalements les plus fréquents sont : la négligence, incluant le risque sérieux de négligence (25,4 signalements reçus pour 1 000 enfants de 0-5 ans dans la population québécoise), les mauvais traitements psychologiques (11,2 pour 1 000) et l'abus physique, incluant le risque sérieux d'abus physique (10,6 pour 1 000). Au chapitre des signalements retenus par les services de protection de la jeunesse en 2015-2016, la négligence (incluant le risque sérieux de négligence) constitue le motif de rétention des signalements le plus fréquent (9,9 signalements retenus pour 1 000 enfants de 0-5 ans), suivie par l'abus physique, incluant le risque sérieux d'abus physique (6,1 pour 1 000) et les mauvais traitements psychologiques (3,9 pour 1 000). Entre 2007-2008 et 2015-2016, les signalements retenus pour mauvais traitements psychologiques ont presque doublé (passant de 2,0 à 3,9 pour 1 000) et ceux retenus pour abus physique ont augmenté de 38% (passant de 2,9 à 4,0 pour 1 000). Pendant cette même période, les signalements retenus pour négligence ont diminué de 25%, passant de 6,9 à 5,2 signalements retenus pour 1 000 enfants de 0-5 ans dans la population québécoise.    

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Taux de signalements évalués par les services de protection de la jeunesse concernant les enfants de 0-5 ans, selon la décision rendue

En 2015-2016, 7 700 signalements ont été jugés fondés après une évaluation approfondie de la situation de l'enfant, ce qui représente 14,4 signalements fondés pour 1 000 enfants de 0-5 ans dans la population québécoise. Le taux de signalements jugés fondés en 2015-2016 correspond à une augmentation de 27% du taux qui prévalait en 2007-2008 (11,3 signalements fondés pour 1 000 enfants de 0-5 ans). Parmi les signalements jugés fondés en 2015-2016, un peu plus de la moitié ont été jugés avec sécurité ou développement de l'enfant compromis (7,7 signalements fondés SDC pour 1 000 enfants de 0-5 ans). Le taux de signalements jugés fondés avec sécurité ou développement compromis a augmenté de 22% entre 2007-2008 et 2011-2012 (passant de 6,4 à 7,8 pour 1000), pour ensuite se stabiliser. 

Au Québec, en 2015-2016, les signalements jugés fondés après évaluation concernent, en ordre d'importance, la négligence, incluant le risque sérieux de négligence (7,1 pour 1 000 enfants de 0-5 ans), l'abus physique, incluant le risque sérieux d'abus physique (3,5 pour mille) et les mauvais traitements psychologiques (2,9 pour mille). L'abus sexuel, incluant le risque sérieux d'abus sexuel, l'abandon et les troubles de comportements sérieux représentent, respectivement, moins d'un signalement jugé fondé après évaluation pour 1 000 enfants de 0-5 ans dans la population québécoise. Entre 2007-2008 et 2015-2016, les signalements de mauvais traitements psychologiques jugés fondés ont augmenté de façon notable (93% ; 1,5 à 2,9 signalements fondés pour 1 000 enfants de 0-5 ans) de même que les signalements d'abus physique jugés fondés (67% ; 1,2 à 2,0 signalements fondés pour 1 000 enfants de 0-5 ans). Pendant cette même période, les signalements de négligence jugés fondés ont diminué de 24% (4,9 à 3,7 signalements fondés pour 1 000 enfants de 0-5 ans). On observe un portrait similaire en ce qui a trait aux signalements jugés fondés après évaluation pour lesquels la sécurité ou le développement de l'enfant ont été jugés compromis (SDC) (voir tableau provincial). 

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Taux d'enfants de 0-5 ans ayant une prise en charge active dans l'année

Au Québec, en 2015-2016, 7 214 enfants de 0-5 ans font l'objet d'une prise en charge active par les services de protection de la jeunesse, ce qui correspond à 13,5 enfants pris en charge pour 1 000 enfants de 0-5 ans dans la population québécoise. Le taux d'enfants de 0-5 ans pris en charge par les services de protection est demeuré relativement stable entre 2009-2010 et 2015-2016, oscillant entre 12,8 et 13,9  enfants pris en charge pour 1 000 enfants de 0-5 ans. 

En 2015-2016, le motif le plus fréquent de prise en charge est le risque sérieux de négligence (5,1 enfants pris en charge pour 1 000 enfants de 0-5 ans dans la population québécoise), suivi par la négligence (3,5 pour 1 000) et les mauvais traitements psychologiques (2,7 pour 1 000). Ce portrait s'observe également pour les années antérieures.

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Taux d'enfants de 0-5 ans ayant une prise en charge active au 31 mars, selon le milieu de vie au 31 mars

Au Québec, au 31 mars 2015, 1 978 enfants de 0-5 ans pris en charge par la Direction de la protection de la jeunesse faisaient l'objet d'un placement, ce qui représente 3,7 enfants placés pour 1 000 enfants de 0-5 ans dans la population québécoise. Le taux d'enfants placés a peu varié entre 2010 et 2015, oscillant entre 3,6 et 3,8 enfants placés pour 1 000 enfants 0-5 ans. Les enfants faisant l'objet d'un placement sont plus nombreux à être placés dans une famille d'accueil (ressource de type familiale - RTF) que dans d'autres milieux de vie (voir le tableau provincial). Pendant cette même période, le taux d'enfants pris en charge par la Direction de la protection de la jeunesse et suivis dans leur milieu familial est demeuré lui aussi relativement stable, oscillant entre 4,7 et 5,5 pour 1 000 enfants de 0-5 ans. Entre 2010 et 2015, le taux d'enfants 0-5 ans suivis dans leur milieu familial est supérieur au taux d'enfants placés.

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