Observatoire des tout-petits

Exposition à la violence conjugale

La violence conjugale est généralement définie comme une série d’actes répétitifs, qui se font de plus en plus nombreux à travers le temps. Ces actes comprennent les agressions psychologiques, verbales, physiques et sexuelles ainsi que les actes de domination économique. La violence conjugale constitue un moyen pour l’agresseur de dominer l’autre personne et d’affirmer son pouvoir sur elle.

 

Lire la suite

La violence conjugale en période périnatale désigne la violence conjugale subie par la mère durant la grossesse ou durant les deux premières années de vie de l’enfant. Cette violence peut être perpétrée par le conjoint ou un ex-conjoint de la mère.

Cette violence a des conséquences pour la santé et le bien-être des femmes enceintes, telles que des blessures physiques, de la dépression, de l’anxiété, un état de stress post-traumatique, de l’isolement social, des problèmes de consommation, et des idées suicidaires. Elle nuit également à l’expérience de la maternité et à l’attachement mère-enfant.

La violence conjugale se produit dans une période névralgique pour le développement du fœtus et du nourrisson. Elle peut causer des dommages au placenta et augmenter la probabilité de fausse couche, d’accouchement avant terme ou de faible poids à la naissance. Elle est aussi susceptible de nuire au développement cognitif, moteur et relationnel du nourrisson et de l’enfant.

Recension

Gouvernement du Québec, La violence conjugale en période périnatale au Québec en 2018, 2018.

Rédaction

Observatoire des tout-petits

Références

BAILEY, B. A. (2010). “Partner violence during pregnancy: prevalence, effects, screening, and management”, International Journal of Women’s Health, vol. 2, p. 183-197.

BROWNRIDGE, D. A., et autres (2011). “Pregnancy and Intimate Partner Violence: Risk Factors, Severity, and Health Effects”, Violence Against Women, [En ligne], vol. 17, no 7, juillet, p. 858-881. doi: 10.1177/1077801211412547. 

TAILLIEU, T. L., et D. A. BROWNRIDGE (2010). “Violence against pregnant women: Prevalence, patterns, risk factors, theories, and directions for future research”, Aggression and Violent Behavior, vol. 15, no 1, p. 14-35.

BUCHANAN, F., C. POWER et F. VERITY (2014). “The Effects of Domestic Violence on the Formation of Relationships Between Women and Their Babies: “I Was Too Busy Protecting My Baby to Attach”, Journal of Family Violence, vol. 29, no 7, octobre, p. 713-724.

Gouvernement du Québec, Politique d’intervention en matière de violence conjugale, 1995.

Gouvernement du Québec, La violence conjugale en période périnatale au Québec en 2018, 2018.

HOOKER, L., et autres (2016). “Intimate partner violence and the experience of early motherhood: A cross-sectional analysis of factors associated with a poor experience of motherhood”, Midwifery, [En ligne], vol. 34, mars, p. 88-94. doi: 10.1016/j. midw.2015.12.011.

BARLOW, J., et A. UNDERDOWN (2018). “Child maltreatment during infancy: atypical parent-infant relationships”, Paediatrics and Child Health, [En ligne], vol. 28, no 3, p. 114-119. doi: 10.1016/j. paed.2017.11.001.

MONK, C., J. SPICER et F. A. CHAMPAGNE (2012). “Linking prenatal maternal adversity to developmental outcomes in infants: the role of epigenetic pathways”, Development and Psychopathology, [En ligne], vol. 24, no 4, novembre, p. 1361-1376. doi: 10.1017/S0954579412000764. 

 

Fermer

Proportion d’enfants de 6 mois à 5 ans dont la mère biologique aurait été victime de violence conjugale durant la période périnatale de l’enfant

Selon l'enquête de 2018, 11 % des enfants de 6 mois à 5 ans ont une mère biologique qui aurait subi de la violence conjugale durant la période périnatale de l'enfant. On estime que pour environ 1,3 % des enfants, la mère biologique aurait été victime de violence conjugale durant la grossesse uniquement ; pour 4,1 % des enfants, elle en aurait été victime uniquement après la naissance de l’enfant ; pour 6 % des enfants, elle en aurait été victime à la fois durant la grossesse et après la naissance de l’enfant.

En savoir plus
 

Proportion d’enfants de 6 mois à 5 ans dont la mère biologique aurait été victime de violence conjugale de manière concomitante durant la période périnatale de l’enfant

Selon l'enquête de 2018, la majorité des enfants de 6 mois à 5 ans (89 %) ont une mère biologique qui n’aurait subi aucune forme de violence conjugale durant la période périnatale de l’enfant. Environ 5 % des enfants ont une mère biologique qui en aurait vécu une forme durant la période périnatale de l’enfant, 3,2 % des enfants ont une mère biologique qui en aurait vécu deux formes, et 2,6 % des enfants ont une mère biologique qui en aurait vécu trois formes ou plus.

En savoir plus
 
Fermer

Inscrivez-vous

à notre infolettre pour
ne rien manquer
Je m'abonne!