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Taux de faible revenu selon la mesure du faible revenu (MFR) chez les enfants âgés de 0 à 5 ans

Définition de l’indicateur

Rapport, exprimé en pourcentage, entre, d’une part, le nombre d’enfants âgés de 0 à 5 ans vivant dans une famille à faible revenu selon la Mesure du faible revenu après impôt et, d’autre part, le nombre total d’enfants de cet âge.

Pour une année de référence donnée, une unité familiale est identifiée à faible revenu selon la Mesure du faible revenu (MFR) après impôt, si son revenu après impôt est inférieur à la demie de la médiane du revenu après impôt ajusté de l'ensemble des unités familiales du Québec* lors de l’année de référence.

La Mesure du faible revenu correspond à une mesure relative : l'état de faible revenu étant établi en fonction de la position qu'occupent les unités familiales dans la distribution du revenu lors d'une année donnée.

Comme la médiane du revenu varie selon le cycle économique (elle augmente en période d'expansion et diminue en période de récession), l'utilisation de la MFR a pour conséquence de surestimer la prévalence du faible revenu en période d'expansion, et de la sous-estimer en période de récession. C’est pourquoi la prudence est de mise lors de l’utilisation de cet indicateur pour des comparaisons temporelles. Par contre, il n’y a pas de réserve quant à son utilisation pour des comparaisons territoriales.

*Toute statistique sur le faible revenu basée sur la MFR et qui porte sur le Québec ou ses régions (dont les régions administratives et les municipalités régionales de comté) est calculée à partir du revenu médian québécois et non du revenu médian canadien. L'utilisation du revenu médian québécois dans le cadre des statistiques sur le Québec et ses régions permet de mieux prendre en compte la réalité économique, à savoir que le revenu gagné est moindre au Québec que dans la moyenne canadienne. De ce fait, on évite de surestimer, par exemple, le taux de faible revenu au Québec.

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Fait saillant provincial

À l’échelle du Québec, le taux de faible revenu est passé d’environ 19 % en 2004 à 12 % en 2015, un recul d’environ 7 points de pourcentage.

 
 

Fait saillant régional synthèse

Pour l’ensemble des années considérées, le taux de faible revenu des enfants âgés de 0 à 5 ans est moins élevé que dans le reste du Québec dans 11 régions (Bas-Saint-Laurent, Saguenay–Lac-Saint-Jean, Capitale-Nationale, Estrie, Abitibi-Témiscamingue, Chaudière-Appalaches, Laval, Lanaudière, Laurentides, Montérégie et Centre-du-Québec), et plus élevé dans 5 régions (Mauricie, Montréal, Côte-Nord, Nord-du-Québec, Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine). Dans la région de l’Outaouais, ce taux est moins élevé en 2004 et en 2011, mais plus élevé en 1997, 2013, 2014 et 2015. Dans toutes les régions à l’exception du Nord-du-Québec, ce taux de faible revenu a diminué entre 2004 et 2015.

 

Source des données

Statistique Canada, Fichier sur les familles T1 (FFT1), adapté par l'Institut de la statistique du Québec.

Source fait saillant provincial

Institut de la statistique du Québec

Source fait saillant régional

Institut de la statistique du Québec

Notes faits saillants

Le fait saillant provincial présente les résultats d’une comparaison entre des taux de faible revenu d’années différentes, notamment 2004, 2011 et 2013, tels que calculés à partir de la Mesure du faible revenu (MFR) après impôt. Rappelons que selon la MFR, l’occurrence du faible revenu d’une famille, lors d’une année donnée, est déterminée en fonction de la demie du revenu médian de l’ensemble des familles québécoises pendant cette même année. C’est donc dire que la MFR correspond à une mesure relative : l'état de faible revenu est établi en fonction de la position qu'occupent – lors d'une année donnée – les unités familiales dans la distribution du revenu québécois. Cet état n'est pas fonction d'un standard objectif, comme le fait de détenir un revenu permettant de satisfaire des besoins jugés essentiels, comme c’est le cas par exemple avec la Mesure du panier de consommation (MPC). Par conséquent, l'utilisation de la MFR, par rapport à une mesure fondée sur un standard de revenu objectif comme la MPC, a pour conséquence de surestimer le taux de faible revenu en période d’augmentation du revenu médian, et de le sous-estimer en période de diminution.

Pour toutes ces raisons, la prudence est de mise dans l’interprétation du présent fait saillant, lequel indique que le taux de faible revenu MFR des familles avec enfant âgés de 0 à 5 ans a diminué entre 2004 et 2011 (et par la suite entre 2011 et 2013). En effet, cette diminution indique seulement que, relativement à l’ensemble des familles québécoises, la situation relative des familles avec enfants de 0 à 5 ans (i.e. évaluée par rapport à la mesure centrale du revenu médian) s’est quelque peu améliorée. Cela dit, il est probable que si le faible revenu avait été mesuré par rapport à un standard objectif avec les mêmes données, la diminution du taux de faible revenu pour ces familles aurait été plus importante, puisqu’entre 2004 et 2011-2013, la tendance à l’augmentation du revenu médian[1], établie depuis une vingtaine d’années, s’est poursuivie*.

*En effet, puisque, par rapport à un standard objectif, le taux de faible revenu est surestimé en 2011-2013 comparativement à 2004 (car une croissance du revenu médian a eu lieu), il en découle que, toujours par rapport à un tel standard, la diminution de ce faible revenu constatée est sous-estimée.

[1] Consulter, à même le tableau CANSIM 206-0011, la variable « Revenu après impôt médian » pour la province de Québec : [En ligne]

 

 

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