Observatoire des tout-petits

Exposition de l’enfant
à la violence conjugale

Dans la population générale, les enfants d’âge préscolaire sont particulièrement à risque d’être exposés aux conduites à caractère violent entre conjoints qui surviennent dans la famille.

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Tout comme pour les enfants plus âgés, les tout-petits exposés aux conduites à caractère violent entre conjoints sont susceptibles de développer divers troubles internalisés (ex. : dépression, anxiété) et externalisés (troubles de la conduite, agressivité), et ce, peu importe la forme de violence conjugale à laquelle ils sont exposés. Par contre, ils se montrent plus vulnérables au stress post-traumatique que les enfants plus âgés. De plus, il semble que plus l’exposition survient tôt dans la vie de l’enfant, plus les impacts sont importants sur les risques éventuels de décrochage scolaire et d’agressivité dans les relations avec les pairs, la fratrie et les figures d’autorité. Certaines études montrent par ailleurs que la qualité de la relation entre le parent et l’enfant d’âge préscolaire, et particulièrement avec la mère, offre une protection contre les impacts négatifs de l’exposition aux conduites à caractère violent entre conjoints. En retour, l’attachement parent-enfant et les pratiques parentales positives ne sont pas toujours faciles dans les situations de violence conjugale et sont étroitement affectés par les conditions de vie des familles et l’absence de soutien social.

Recension

Chaire de recherche du Canada sur la violence faite aux enfants

Rédaction

Chaire de recherche du Canada sur la violence faite aux enfants

Références

Chang, Y-C. et Yeung, J.W-K. (2009). Children living with violence within the family and its sequel : A meta-analysis from 1995-2006. Aggression and Violent Behavior, 14, 313-322.

Howell, K. H., Barnes, S. E., Miller, M. E., Graham-Bermann, S. A. (2016). Developmental variations in the impact of intimate partner violence exposure during childhood. Journal of Injury & Violence, 8(1), 43-57.

Letourneau, N. L., Fedick, C. B. et Willms, J. D. (2007). Mothering and domestic violence : A Longitudinal Analysis. Journal of Family Violence, 22, 649-659.

Levendosky, A., Huth-Bocks, A., Shapiro, D. et Semel, M. (2003). The impact of domestic violence on the maternal–child relation-ship and preschool-age children’s functioning. Journal of Family Psychology, 17(3), 275–287.

Wolfe, D. A., Crooks, C. V., Lee, V., McIntyre-Smith, A. et Jaffe, P. G. (2003). The effects of children’s exposure to domestic violence : A meta-analysis and critique. Clinical Child & Family Psychology Review, 6,171–187.

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Prévalence annuelle des enfants âgés de 6 mois à 5 ans qui ont été exposés à la violence conjugale envers la mère, envers le père

En 2018, 5 % des enfants de 6 mois à 5 ans ont été exposés à de la violence conjugale subie par la mère. La proportion d'enfants de ce groupe d'âge ayant été exposés à de la violence conjugale subie par le père s'établit à environ 3,5 %**.

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Concomitance annuelle des formes de violence conjugale envers la mère, envers le père auxquelles les enfants de 6 mois à 5 ans ont été exposés

La vaste majorité des enfants québécois de 6 mois à 5 ans (95 %) n’ont pas été exposés à de la violence conjugale envers la mère en 2018. Environ 3,8 % ont été exposés à une forme, 1,3 %* à deux formes et 0,3 %** à trois formes ou plus.
La vaste majorité des enfants québécois de 6 mois à 5 ans (96 %) n’ont pas été exposés à de la violence conjugale envers le père en 2018. La proportion des enfants de ce groupe d'âge qui a été exposée à trois formes de violence conjugale ou plus envers le père est quasi-inexistante.

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