Observatoire des tout-petits

	Un premier investissement pour l’implantation d’une clinique en santé autochtone au Québec
4 juin 2021

Un premier investissement pour l’implantation d’une clinique en santé autochtone au Québec

Le gouvernement du Québec a annoncé un financement historique de 27 M$ pour l’implantation de la première clinique en santé autochtone au Québec. Il s’agit d’une avancée majeure dans la collaboration entre le réseau de la santé et les services dédiés aux Autochtones. Cette annonce reconnaît aussi les spécificités des Premières Nations dans l’offre des soins, des services de santé et des services sociaux de première ligne.

Une reconnaissance qui permet une plus grande collaboration

L’apport financier gouvernemental ouvre la voie à une plus grande collaboration entre le réseau de la santé et les Centres d’amitié autochtones. Ces derniers sont des acteurs clés dans l’offre de services de première ligne aux Autochtones en milieu urbain. Ce modèle d’innovation sociale contribuera à bâtir des ponts pour favoriser une meilleure compréhension et inclusivité entre les différents partenaires.

« Notre clinique en santé autochtone, un projet démarré il y a plus de dix ans, est le fruit d’un travail incroyable entre le Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or et le CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue. L’annonce de l’engagement financier du gouvernement aujourd’hui reconnaît qu’il est possible d’innover pour maintenir le mieux-être et la santé globale des Autochtones. Les solutions existent et nous sommes fiers d’être un pilier fort dans le développement de soins mettant au premier plan la sécurisation culturelle et la confiance. » - Oscar Kistabish, président du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or (CAAVD)

Voici les faits saillants de l’annonce faite le 28 mai dernier :  

  • 12 M$ seront dédiés à poursuivre l’initiative de la clinique en santé autochtone du CAAVD ;
  • 15 M$ serviront à bonifier l’offre de services de première ligne auprès des populations autochtones urbaines desservies par les Centres d’amitié autochtones ;
  • Outre les soins et les services de santé tels que les services courants de santé et de périnatalité, de prévention de la maladie, de promotion de la santé, de dépistage, etc., la clinique offre des services psychosociaux, communautaires, culturels et de guérison traditionnelle ;
  • Le modèle de la clinique en santé autochtone du CAAVD permettra à l’ensemble des Centres d’amitié autochtones de bénéficier de leurs connaissances pour ainsi établir des liens entre les différents acteurs du milieu. Ces services s’inscrivent dans une approche et des savoirs autochtones.

La sécurisation culturelle : une démarche qui sert de modèle

Non seulement le financement annoncé pourrait aider à rétablir la confiance de la population autochtone envers le système de santé grâce au renouvellement de l’offre de soins, de services de santé et de services sociaux de proximité, mais il pourrait aussi faire la démonstration qu’il est possible de combiner la culture et les réalités sociales des Autochtones dans l’offre de services en santé et en services sociaux.

«Le Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec et le Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or se réjouissent que la société québécoise se donne des moyens concrets pour bâtir le mieux-être, améliorer l’état de santé et les conditions de vies des Autochtones en milieu urbain.» -  Extrait du communiqué de presse

La Fondation Lucie et André Chagnon réagit

« Je me réjouis de l’annonce faite par le Ministère de la Santé et des Services sociaux et le Secrétariat aux affaires autochtones. Elle reconnait le rôle essentiel du Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec, et de ses membres, dans la diminution des inégalités qui affectent les familles et les jeunes autochtones. Elle reconnait aussi leur rôle dans la protection de l’identité, des savoirs et des cultures autochtones au sein des villes québécoises. » Jean-Marc Chouinard, président de la Fondation Chagnon

Pour aller plus loin

Le communiqué de presse

Le volet consacré à la réalité des tout-petits des Premières Peuples dans notre Portrait des politiques publiques : Que faisons-nous au Québec pour les tout-petits et leur famille ?

Par Elise Tardif-Turcotte

 

 

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