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	Lettre ouverte | Engager une communauté d’acteurs dans la lutte contre la pauvreté
15 novembre 2017

Lettre ouverte | Engager une communauté d’acteurs dans la lutte contre la pauvreté

À l’occasion de la Journée nationale de la philanthropie, le Collectif des Fondations québécoises engagé dans la prévention et la réduction des inégalités a souhaité prendre la parole pour réclamer un engagement sans équivoque du Gouvernement dans l’intensification de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale.

Cette lettre, cosignée par les dirigeants de 9 fondations* et parue ce matin dans Le Devoir, rappelle au Ministre – et à l’ensemble des acteurs gouvernementaux - les grands principes qui leur apparaissent essentiels au prochain Plan d'action gouvernemental en matière de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale, dont les grandes lignes seront dévoilées dans les prochains jours.

Voici un extrait de cette lettre :

À titre de fondations philanthropiques qui soutiennent des centaines d’organismes qui interviennent auprès des familles, des jeunes, des aînés et des communautés, nous constatons tous les jours l’impact que peut avoir l’action concertée d’une multitude d’acteurs engagés dans la réduction des inégalités sociales. Lorsqu’une communauté entière se mobilise pour prendre en main la situation dans son propre milieu, lorsqu’une foule de petits et grands gestes s’additionnent, c’est là que nous constatons les meilleurs résultats.

De notre position, nous sommes aussi à même d’apprécier le rôle primordial que joue le gouvernement pour créer les conditions qui favorisent cet engagement généralisé envers la solidarité et l’inclusion. Contrairement à chacune des organisations que nous représentons, le gouvernement dispose de leviers qui lui permettent d’intervenir sur un grand nombre de facteurs économiques et sociaux qui contribuent à réduire ou à augmenter les inégalités sociales et qui se répercutent à travers l’ensemble de ses décisions et de ses politiques publiques.

C’est précisément dans cette optique que le gouvernement s’est doté, en 2004 puis en 2010, de plans d’action gouvernementaux de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale aux orientations ambitieuses, interpellant une pluralité d’acteurs sociaux ayant la capacité d’agir sur plusieurs déterminants de la pauvreté.

Malheureusement, malgré l’adoption de la loi sur la lutte contre la pauvreté et des deux plans d’action qui ont suivi, le Québec n’a pas réussi à atteindre son objectif de se hisser dans le club des nations qui comptent le moins de personnes pauvres, tel que le constate le rapport du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale « Résultats des actions menées dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale — 2002-2013 ».

* Ont signé ce texte les dirigeants de la Fondation Béati, la Fondation Berthiaume-Du-Tremblay, la Fondation Dufresne et Gauthier, la Fondation Léa-Roback, la Fondation Lucie et André Chagnon, la Fondation McConnell, la Fondation Solstice, la Fondation Léo-Cormier et l’Oeuvre Léger.

Pour lire la lettre intégrale