Observatoire des tout-petits

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Dans quels environnements grandissent
les tout-petits québécois?

DES RISQUES

Si les conditions de vie et les environnements dans lesquels grandissent les tout-petits québécois se sont globalement améliorés au cours des dix dernières années, certains indicateurs demeurent préoccupants. C’est le cas notamment du logement, de la sécurité alimentaire et des conduites parentales à caractère violent.

CONDUITE PARENTALE À CARACTÈRE VIOLENT

VIOLENCE PHYSIQUE

La violence physique mineure implique une punition corporelle comme secouer ou brasser un enfant (si l’enfant a 2 ans ou plus), lui taper les fesses à mains nues, lui donner une tape sur la main, le bras ou la jambe ou le pincer.

La violence physique sévère renvoie, quant à elle, au fait de secouer ou brasser un enfant de moins de deux ans, le taper sur les fesses ou ailleurs avec un objet dur (ceinture, bâton, autre objet dur), lui donner un coup de poing ou un coup de pied, lui serrer la gorge, lui donner une raclée, le jeter par terre ou encore le frapper au visage, sur la tête ou les oreilles (Institut de la statistique du Québec, 2012).

Entre 2004 et 2012, la proportion d’enfants québécois âgés de 0 à 5 ans victimes de violence physique mineure par un adulte de la maison au moins une fois au cours de l’année a diminué significativement (de 56,2 % en 2004 à 47,8 % en 2012).

En dépit de cette amélioration, les chiffres démontrent que près de

La violence physique mineure demeure d’ailleurs le type de violence observé le plus fréquemment dans les familles québécoises comptant de jeunes enfants.

Source : Institut de la statistique du Québec, La violence familiale dans la vie des enfants du Québec, 2012

Les enfants âgés de 3 à 5 ans sont proportionnellement plus nombreux à être l’objet de violence physique mineure, et ce, tant en 2004 qu’en 2012.

Source : Institut de la statistique du Québec, La violence familiale dans la vie des enfants du Québec, 2004 et 2012

Les risques d’escalade entre la violence mineure et sévère sont élevés. Les chercheurs ont en effet établi que les enfants soumis à des punitions corporelles sont de deux à dix fois plus à risque de subir de la violence physique sévère, et ce, même en bas âge.

En 2012, on estimait que 4,3 % des enfants québécois âgés de 6 mois à 5 ans avaient été victimes de violence physique sévère par un adulte de la maison au moins une fois au cours de l’année. Cette proportion n’a pas changé de façon significative depuis 1999.

AGRESSIONS PSYCHOLOGIQUES

Le concept d’agression psychologique renvoie au fait de crier ou hurler après un enfant, de jurer après lui, de menacer de le placer en famille d’accueil ou de le mettre à la porte, de menacer de le frapper (sans le faire) ou encore de l’humilier en le traitant par exemple de stupide, de paresseux ou de tout autre nom de même nature (Institut de la statistique du Québec, 2012).

La proportion d’enfants âgés de 0 à 5 ans ayant fait l’objet d’une agression psychologique répétée par un adulte de la maison, soit au moins trois fois au cours de la dernière année, n’a pas connu d’amélioration significative depuis 2004.

C’est donc dire qu’environ
204000tout-petits québécois âgés de 6 mois à 5 ans étaient exposés à ce type de violence en 2012.

La proportion d’enfants touchés est cependant moins élevée chez ceux âgés de 0 à 2 ans que dans le reste du groupe (3 à 5 ans) en 2012, comme en 2004.

Source : Institut de la statistique du Québec, La violence familiale dans la vie des enfants du Québec, 2004 et 2012


En quoi s’agit-il d’informations préoccupantes?

Selon les chercheurs, l’exposition à des conduites parentales à caractère violent augmenterait les risques pour les tout-petits de présenter de problèmes de comportement en lien avec la gestion des émotions tels que l’agitation, l’impulsivité, l’agressivité, l’anxiété et la dépression .

Vous êtes inquiets pour la sécurité et le développement d’un enfant ?
Ressources et références

Note : les liens hypertextes menant vers d’autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est donc possible qu’un lien devienne introuvable. Dans un tel cas, utilisez les outils de recherche pour retrouver l’information désirée.

GENDARMERIE ROYALE DU CANADA.
Qu'entend-on par violence faite aux enfants ?

JEUNESSE, J’ÉCOUTE. 1 800 668-6868
org.jeunessejecoute.ca

BIBLIOTHÈQUE DU CHU SAINTE-JUSTINE.
Guide Info-famille

CENTRE DE RÉFÉRENCE DU GRAND MONTRÉAL.
Aide et information en ligne

NAÎTRE ET GRANDIR.
Intervenir: crier après mon enfant

NAÎTRE ET GRANDIR.
Punir: la fessée