Observatoire des tout-petits

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Violence et
maltraitance
Les tout-petits québécois sont-ils à l'abri ?

Existe-t-il des facteurs de risque connus?

Plusieurs études ont démontré qu’aucun facteur de risque n’est responsable à lui seul de
la maltraitance. Les causes sont en général multiples et étroitement associées entre elles.
Par ailleurs, plus le nombre de facteurs de risque auxquels l’enfant est exposé est grand,
plus le risque global de violence et de maltraitance augmente.

Les conditions socio-économiques familiales

Des conditions socio-économiques défavorables sont souvent associées à la maltraitance. C’est notamment le cas de la monoparentalité, de la pauvreté et du faible soutien social. Parmi les enfants évalués par les services de protection de la jeunesse en 2014 dont la situation a été documentée dans le cadre d’une enquête, 65 % vivaient avec un ou des parents n’ayant pas de revenu d’emploi au moment du signalement.

Le stress associé au rôle parental et à la conciliation travail-famille

Plusieurs études ont montré que le stress parental est un facteur de risque de conduites parentales à caractère violent, notamment le stress lié à la conciliation travail-famille.

L’attitude des parents par rapport à la punition corporelle

Le fait d’être favorable à la punition corporelle augmente le risque d’y avoir recours. Cette situation est préoccupante puisque l’utilisation de la punition corporelle sous forme de violence physique mineure a été associée à une hausse du risque de violence physique sévère.

La dépression, l’anxiété et les troubles de la personnalité chez le parent

Selon une enquête, parmi les enfants évalués par les services de protection de la jeunesse en 2014, 13 % avaient au moins un parent aux prises avec un trouble mental.

La consommation abusive d’alcool et de drogues chez le parent

Une enquête indique que parmi les enfants évalués par les services de protection de la jeunesse en 2014, 9 % vivaient avec au moins un parent ayant un problème de consommation de drogues et 8 % vivaient avec au moins un parent ayant un problème de consommation d’alcool.