Observatoire des tout-petits

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Conduites parentales
à caractère violent

Les enfants d’âge préscolaire sont les plus souvent touchés par les conduites parentales à caractère violent, qu’elles soient mineures ou sévères.

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Les risques d’escalade entre la violence mineure et sévère sont aussi élevés; les enfants soumis à des punitions corporelles sont de deux à dix fois plus à risque de subir également de la violence physique sévère, et ce, même en bas âge. De nombreuses études longitudinales ont aussi montré la présence de liens entre les conduites parentales à caractère violent, dont les punitions corporelles, et les problèmes de développement des enfants. Ces conduites sont notamment associées aux comportements agressifs et antisociaux ultérieurs de l’enfant, à une plus faible internalisation des valeurs morales, à des problèmes de santé mentale ainsi qu’à une altération de la qualité de la relation parent-enfant. Bien que les effets de ces pratiques à caractère violent sur le développement des enfants se fassent davantage sentir à l’âge scolaire et à l’adolescence, quelques études montrent que les enfants soumis aux fessées dès l’âge de deux ans sont deux fois plus à risque que ceux non soumis à ces pratiques de développer des problèmes émotionnels et comportementaux à l’âge de quatre ans. En outre, la trajectoire développementale des enfants d’âge préscolaire est étroitement et négativement liée aux difficultés parentales et familiales qui génèrent un stress, souvent elles-mêmes à l’origine des conduites coercitives à leur endroit.

Recension

Chaire de recherche du Canada sur la violence faite aux enfants

Rédaction

Chaire de recherche du Canada sur la violence faite aux enfants

Références

Campbell, S. B., Shaw, D. S., et Gilliom, M. (2000). Early externalizing behavior problems : Toodlers and preschoolers at risk for later maladjustment. Development and Psychopathology, 12, 467-488.

Clément, M.-È., Bernèche, F., Chaberland, C., et Fontaine, C. (2013). La violence familiale dans la vie des enfants du Québec, 2012. Les attitudes et parentales et les pratiques familiales. Québec : Institut de la Statistique du Québec.

Ferguson, C. J.  (2013). Spanking, corporal punishment ans negative long term outcomes : A meta-analytic review of longitudinal studies. Clinical Psychology Review, 33, 196-208

Gershoff, E. T. (2002). Corporal punishment by parents and associated child behaviors and experiences : A meta-analytic and theoritical review. Psychological Bulletin, 128(4), 539-579.

Lee, S. J., Grogan-Kaylor, A., et Berger, L. M. (2014). Parental spanking of 1-year-old children and subsequent child protective services involvement. Child Abuse & Neglect38(5), 875-883. doi:10.1016/j.chiabu.2014.01.018

Paolucci, E. O., et Violato, C. (2004). A meta-analysis of the published research on the affective, cognitive, and behavioral effects of corporal punishment. Journal of Psychology, 138(3), 197-221.

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Prévalence annuelle des agressions psychologiques répétées à l’égard des enfants par un adulte de la maison déclarées par les mères

La proportion d’enfants âgés de 0 à 5 ans ayant fait l’objet d’agressions psychologiques répétées par un adulte de la maison a augmenté entre 1999 et 2004 tandis qu'elle n’a pas changé significativement entre 2004 et 2012. Quelle que soit l’année d’enquête, les enfants âgés de 0 à 2 ans sont moins nombreux, en proportion, à subir de telles agressions que ceux âgés de 3 à 5 ans.

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Prévalence annuelle de la violence physique mineure à l’égard des enfants de la part d'un adulte de la maison déclarée par les mères

En 1999, en 2004 et en 2012, les enfants âgés de 3 à 5 ans sont proportionnellement plus nombreux à être l’objet de violence physique mineure de la part d’un adulte de la maison comparativement aux enfants plus jeunes. Par ailleurs, la proportion d’enfants qui subissent de la violence physique mineure ne change pas significativement entre 1999 et 2004, et ce, quel que soit le groupe d’âge considéré. Cependant, elle diminue significativement entre 2004 et 2012, aussi bien pour les 3 à 5 ans que pour les enfants de moins de 2 ans. Les analyses indiquent que cette baisse est probablement sous-estimée du fait que les enfants âgés de 6 mois et moins ne sont plus dans la population visée par l’enquête en 2012.

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Prévalence annuelle de la violence physique sévère à l’égard des enfants de la part d'un adulte de la maison déclarée par les mères

La prévalence de la violence physique sévère envers les enfants âgés de 0 à 5 ans n'a pas significativement changé entre 1999 et 2012.

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