Observatoire des tout-petits

Afficher le menu
ENEnglish

Attitudes parentales
à l’égard de la discipline physique

Les attitudes parentales à l’égard de la discipline physique incluent trois dimensions interreliées, de nature cognitive, émotive et comportementale.

Lire la suite

Ainsi, la manière dont les parents se représentent les punitions corporelles comme méthodes disciplinaires est fortement empreinte d’émotions liées à leurs expériences passées, ce qui en retour oriente leurs actions. À cet effet, les études montrent que les parents ayant vécu des punitions corporelles dans l’enfance sont plus susceptibles d’adopter des attitudes favorables à l’égard de ces stratégies et sont, en retour, plus nombreux à y recourir dans l’éducation de leurs enfants; les tout-petits étant particulièrement à risque d’en être victimes. Les attitudes d’attribution jouent également un rôle central dans l’explication des conduites de punitions corporelles; par exemple, les parents ayant tendance à justifier le recours aux punitions corporelles en attribuant le blâme à l’enfant ou à la situation sont plus à risque d’y recourir. Alors que l’influence des attitudes parentales face à la punition corporelle sur le développement des enfants est plus distale, et généralement évaluée par le biais de leurs conduites disciplinaires, les attitudes parentales attributives ont fait l’objet de plusieurs études qui ont montré leur rôle sur les attributions hostiles et les troubles externalisés chez le jeune enfant.

Recension

Chaire de recherche du Canada sur la violence faite aux enfants

Rédaction

Chaire de recherche du Canada sur la violence faite aux enfants

Références

Chamberland, C. (2003). Violence parentale et conjugale. Des réalités plurielles, multidimensionnelles et interreliées. Sainte-Foy : Presses de l’Université du Québec.

Cocalillo, S., Miller, N. V., et Johnston, C. (2015). Mother and father attributions for child misahvior : relations to child internalizing and externalizing problems. Journal of Social and Clinical Psychology, 34(9), 788-808.

Healy, S.J., Murray, L., Cooper, P. J., Hughes, C. et Halligan, S. L. (2015). A Longitudinal investigation of maternal influences on the development of child hostile attributions and aggression. Journal of Clinical Child & Adolescent Psychology, 44(1), 80-92.

Nix, R.L., Pinderhughes, E. E., Dodge, K. A., Bates, J. E., Pettit, G. S., et McFadyen-Ketchum, S. A. (1999). The relation between mothers' hostile attribution tendencies and children's externalizing behavior problems : The mediating role of mothers' harsh discipline practices. Child Development, 70(4), 896-909.

Stith, S. M., Liu, T., Davies, L. C., Boykin, E. L., Alder, M. C., Harris, J. M., Dees, J. E. M. E. G. (2009). Risk factors in child maltreatment: A meta-analytic review of the literature. Aggression and Violent Behavior, 14(1), 13-29.

Fermer

Proportion de mères/pères d'enfants âgés de 0 à 5 ans qui croient que certains enfants ont besoin qu'on leur donne des tapes pour apprendre à bien se conduire

En 2012 comme en 2004, les mères d'enfants âgés de 0 à 5 ans sont moins nombreuses, en proportion, que les pères d'enfants du même groupe d'âge à penser que certains enfants ont besoin qu'on leur donne des tapes pour apprendre à bien se conduire (2012 : 14 % c. 21 %, 2004 : 28 % c. 35 %). Par ailleurs, la proportion de mères d'enfants âgés de 0 à 5 ans qui ont cette opinion a diminué entre 1999 et 2012 (30 % et 14 % respectivement). Un constat similaire est fait du côté des pères lorsqu’on compare les années 2004 et 2012 (35 % c. 21%).

En savoir plus
 

Proportion de mères/pères d'enfants âgés de 0 à 5 ans qui croient que, de façon générale, les parents du Québec sont trop mous avec leurs enfants

La majorité des mères d'enfants âgés de 0 à 5 ans croient que les parents du Québec sont trop mous avec leurs enfants; toutefois, la proportion est moins élevée en 1999 et en 2012 qu’en 2004 (74 % c. 78 %). En 2004 comme en 2012, la majorité des pères d'enfants âgés de 0 à 5 ans croient aussi que les parents du Québec sont trop mous avec leurs enfants, mais ils sont moins nombreux, en proportion, à le penser en 2012 (73 %) qu’en 2004 (83 %). Les mères et les pères partagent cette opinion dans des proportions qui ne sont pas significativement différentes, en 2004 comme en 2012.

En savoir plus
 

Proportion de mères/pères d'enfants âgés de 0 à 5 ans qui croient que les parents qui donnent des tapes à leurs enfants ont tort

La proportion des mères d'enfants âgés de 0 à 5 ans qui croient que les parents qui donnent des tapes à leurs enfants ont tort est plus élevée en 2004 (48 %)* et en 2012 (45 %)* qu’en 1999 (40 %)*. À noter qu’aucune différence significative n’est décelée entre 2004 et 2012. La proportion des pères d'enfants âgés de 0 à 5 ans qui croient que les parents qui donnent des tapes à leurs enfants ont tort a augmenté entre 2004 et 2012 (38 % c. 46 %)*. En 2004, cette opinion est moins répandue chez les pères que chez les mères (38 % c. 48 %)* tandis que ce n’est pas le cas en 2012 où on n’observe pas de différence significative entre les deux groupes. Dans l’ensemble, c'est plus de la moitié** des mères et des pères d'enfants âgés de 0 à 5 ans qui donnent raison aux parents qui utilisent les tapes comme punition.

En savoir plus
 

Proportion de mères/pères d'enfants âgés de 0 à 5 ans qui croient qu’il devrait y avoir une loi qui permet aux parents d’employer la force pour corriger un enfant

Entre 2004 et 2012, la proportion des mères d'enfants âgés de 0 à 5 ans qui croient qu'il devrait y avoir une loi qui permet aux parents d’employer la force pour corriger un enfant a diminué de 17 % à 8 %*. Un constat similaire est fait chez les pères d'enfants âgés de 0 à 5 ans (21 % c. 13 %)*. Alors qu’en 2004, on n’observe pas de différence significative entre les proportions des pères et des mères qui partagent cette opinion, en 2012, une proportion plus élevée de pères (13 %)* que de mères (8 %)* sont favorables à une telle loi. Il apparaît donc que la majorité** des mères et des pères d'enfants âgés de 0 à 5 ans ne sont pas en faveur d’une telle loi.

En savoir plus
 

Proportion de mères/pères d'enfants âgés de 0 à 5 ans qui croient que la fessée est une méthode efficace pour éduquer un enfant

La proportion des mères d'enfants âgés de 0 à 5 ans qui croient que la fessée est une méthode efficace pour éduquer un enfant a diminué, passant d’environ 14 % en 2004 à 5 %* en 2012. Un constat similaire est fait chez les pères d'enfants du même groupe d'âge (17 % c. 12 %)*. En 2012, les mères sont moins nombreuses, en proportion, que les pères à être favorables à cette opinion (5 % c. 12 %)* tandis qu’en 2004, aucune différence significative n’a été décelée entre les deux groupes. Par ailleurs, c’est la majorité** des mères et des pères d'enfants âgés de 0 à 5 ans qui ne partagent pas cette opinion, en 2004 comme en 2012.

En savoir plus
 

Proportion de mères/pères d'enfants âgés de 0 à 5 ans qui ont une attitude favorable à l'égard de la punition corporelle envers les enfants

En 2004 comme en 2012, la majorité des mères ou des pères d’enfants âgés de 0 à 5 ans au Québec ont une attitude favorable à l’égard de la punition corporelle envers les enfants. Toutefois, la proportion de pères favorables à la punition corporelle envers les enfants a diminué significativement entre 2004 (77 %) et 2012 (66 %) tandis que chez les mères, une tendance similaire est observée, mais la différence n’est pas significative (67 % en 2004 et 63 % en 2012). À noter qu’en 2004, les pères sont plus nombreux, en proportion, que les mères à être favorables à la punition corporelle envers les enfants tandis qu’en 2012, on n’observe pas de différence significative.

En savoir plus
 

Proportion des mères/pères d'enfants âgés de 0 à 5 ans qui croient qu'il serait acceptable qu'un parent tape un enfant lorsque cet enfant est provocant

Entre 2004 et 2012, la proportion des mères d'enfants âgés de 0 à 5 ans qui croient qu'il serait acceptable qu'un parent tape un enfant lorsque cet enfant est provocant a diminué de 24 % à 10 %. Un constat similaire est fait chez les pères d'enfants âgés de 0 à 5 ans (33 % c. 14 %). Alors qu’en 2004, les pères sont plus nombreux, en proportion, que les mères à partager cette opinion, en 2012, la tendance se maintient mais la différence n’est plus significative.

En savoir plus
 

Proportion des mères/pères d'enfants âgés de 0 à 5 ans qui croient qu'il serait acceptable qu'un parent tape un enfant lorsque cet enfant est désobéissant

Entre 2004 et 2012, la proportion des mères d'enfants âgés de 0 à 5 ans qui croient qu'il serait acceptable qu'un parent tape un enfant lorsque cet enfant est désobéissant a diminué de 22 % à 8 %. Un constat similaire est fait chez les pères d'enfants du même groupe d'âge (28 % c. 14 %). Alors qu’en 2012, les pères sont plus nombreux, en proportion, que les mères à partager cette opinion, en 2004, la différence n’est pas significative.

En savoir plus
 

Proportion des mères/pères d'enfants âgés de 0 à 5 ans qui croient qu'il serait acceptable qu'un parent tape un enfant lorsque cet enfant est violent

Entre 2004 et 2012, la proportion des mères d'enfants âgés de 0 à 5 ans qui croient qu'il serait acceptable qu'un parent tape un enfant lorsque cet enfant est violent a diminué de 25 % à 11 %. Un constat similaire est fait chez les pères d'enfants du même groupe d'âge (35 % c. 20 %). Par ailleurs, tant en 2004 qu’en 2012, les pères sont plus nombreux, en proportion, que les mères à partager cette opinion.

En savoir plus