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	Une nouvelle étude dresse un bilan négatif des maternelles 4 ans
30 mars 2017

Une nouvelle étude dresse un bilan négatif des maternelles 4 ans

La qualité n’étant pas au rendez-vous, le programme de maternelle 4 ans en milieu défavorisé « ne remplit pas sa mission », tranche la chercheuse Christa Japel, dans une entrevue avec le journal Le Devoir. À la tête d'une équipe de chercheurs de l'Université du Québec à Montréal, Christa Japel publie la toute première étude québécoise sur l’impact de la fréquentation des maternelles 4 ans sur les enfants vulnérables. « Il n’y a pas de grande différence entre les enfants qui ont fréquenté la maternelle 4 ans et ceux qui avaient un autre parcours. Les lacunes sont toujours là », ajoute-t-elle.

Le principal objectif de cette recherche longitudinale et quasi-expérimentale était de mesurer l'impact de la fréquentation de la maternelle 4 ans sur la préparation à l'école. Cette étude a examiné, à partir d'un échantillon de 600 enfants issus de milieux défavorisés, la qualité des programmes préscolaires offerts en milieu scolaire et leur impact sur la réussite à l'école.

Dans le but d'accroître les compétences cognitives et sociales des enfants à risque d'échec scolaire, des maternelles 4 ans à mi-temps ont été implantées dans les années 70 dans les écoles publiques en milieux défavorisés urbains. Depuis 1997, les maternelles 4 ans et 5 ans en milieu scolaire sont offertes à temps plein.

Rappelons que dans les milieux les plus défavorisés, c'est un enfant sur trois qui est vulnérable à la maternelle dans au moins un domaine de son développement. 

POUR PRENDRE CONNAISSANCE DE L'ÉTUDE

 

RÉFÉRENCE

JAPEL, CHRISTA et al. (2017). Les maternelles 4 ans : la qualité de l'environnement éducatif et son apport à la préparation à l'école chez les enfants en milieux défavorisés. Montréal, Canada : Université du Québec à Montréal.