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	La conciliation travail-famille, c’est pour les pères aussi!
19 juin 2017

La conciliation travail-famille, c’est pour les pères aussi!

Les pères sont aujourd’hui nombreux à vouloir jouer un rôle actif auprès de leurs enfants, comme le révèle un sondage sur la paternité mené par Léger pour le Regroupement pour la valorisation de la paternité. Les milieux de travail en font-ils assez pour leur permettre de jouer ce rôle? On en discute avec Martin Thibault, président et cofondateur d’Absolunet, et père de trois enfants.

Le sondage Léger sur la paternité révèle que 76% des pères québécois trouvent «extrêmement important» de s’impliquer auprès de leurs enfants, une proportion qui atteint 83% chez les moins de 45 ans. Que pensez-vous de ces résultats?


Il y a un gain et c’est tant mieux, mais je dois dire que je suis surpris que la proportion ne soit pas encore plus élevée! Si je regarde ma propre expérience, mon horaire est bâti en fonction de ma priorité: ma famille. Même si je suis entrepreneur, j’essaie de déjeuner avec mes enfants tous les matins, d’être avec eux quatre soirs sur cinq et de ne pas travailler la fin de semaine. J’espère que c’est la même chose pour mes employés!

D’ailleurs, je reçois de plus en plus de demandes de congé de paternité de 30 ou 35 semaines. C’est signe que les hommes s’impliquent maintenant dès les premiers mois.

Cela dit, seule une minorité de pères (38%) estime que la société québécoise valorise leur implication autant que celle des mères…
Je pense que cette façon de penser est un héritage: c’est une mentalité qui est longue à changer, mais j’ai confiance que ça va venir. On valorise depuis toujours l’apport des mères, et on doit continuer de le valoriser, mais pas au détriment du père. Son rôle est tout aussi important.

Léger nous apprend aussi que 54% des pères québécois changeraient d’emploi si on leur offrait de meilleures mesures pour concilier famille et travail. Est-ce surprenant?
Je comprends ces pères: je ferais la même chose ! Si mon travail m’empêchait d’être présent pour ma famille, je vendrais mon entreprise. Je suis prêt à sacrifier du volume d’affaires et de la profitabilité pour jouer un rôle important auprès de mes enfants.

J’ai beaucoup de difficulté à comprendre les employeurs qui ne mettent pas en place des mesures adéquates pour les parents. Quand je parle à d’autres entrepreneurs de la norme Conciliation travail-famille, plusieurs trouvent que c’est beaucoup, alors que ça devrait à mon avis être le minimum. Si les gens sont heureux à la maison, ils seront heureux au travail, et l’inverse est vrai aussi.

Pour lire l'article intégral du journal Les Affaires, c'est ici !